Paul Arène, né le à Sisteron et mort le à Antibes, est un poète provençal et écrivain français.

Biographie vignette|gauche|Acte de naissance de Paul Arène. Sa mère Marie Louise Reyne Lagrange, née le à Sisteron, est ouvrière faiseuse de modes. Elle s'est mariée, le , à Sisteron, alors qu'elle est encore mineure, à Adolphe Arène, né le , horloger. Le grand-père maternel de Paul Arène, Dominique Lagrange, né le à Sisteron, est maître chapelier..

Après avoir préparé une licence de philosophie, Paul Arène travaille comme maître d'études au lycée Thiers (de 1861 à 1864) à Marseille., puis au lycée de Vannes. Une petite pièce jouée avec succès à l'Odéon, Pierrot héritier, lui fait quitter, en 1865, l'université pour le journalisme ; il est alors âgé de 23 ans.

En 1867, Paul Arène est l'un des auteurs du Parnassiculet contemporain, parodie du Parnasse contemporain.. Le Parnassiculet lui vaut de vives inimitiés. Les auteurs du Parnasse contemporain y sont appelés .

À Paris, il fréquente les cafés littéraires et devient l'ami d'Alphonse Daudet, François Coppée, Catulle Mendès. Comme l'a révélé Octave Mirbeau en 1884, Paul Arène a collaboré activement avec Alphonse Daudet à l'écriture des chroniques provençales publiées par L'Événement, qui furent ensuite rassemblées sous le titre Lettres de mon moulin, collaboration si dense que Paul Arène est décrit par quelques spécialistes de l'histoire de la littérature provençale comme le nègre de Daudet.

Tout a été reconnu par Daudet lui-même :

Et Arène a confirmé :

En 1868, Paul Arène écrit, à 25 ans, ce qui reste son chef-d'œuvre, Jean-des-Figues.

Il prend part à la guerre de 1870 avec le grade de capitaine et reçoit, en 1884, la Légion d'honneur.

Après 1870, il publie des pièces de théâtre, des chroniques, des contes, des poèmes, dont notamment Le Tors d'Entrays, Le Clos des âmes, Le Canot des six capitaines, Au Bon Soleil et La Gueuse parfumée, deux recueils de contes. Viennent ensuite La Chèvre d'or, puis Les Ogresses, Le Midi bouge et Domnine.

Il écrit régulièrement pour Le Journal, puis pour Le Figaro littéraire des articles et des chroniques. En relation constante avec Joseph Roumanille (il compose ses premiers vers provençaux qui paraissent dans l'Almanach avignonnais), avec Frédéric Mistral et avec Théodore Aubanel, ses deux maîtres. ; il regroupe ses amis occitans de Paris, puis, s'inspirant du Félibrige de Fontségune, il organise en 1879 le Félibrige parisien, dont il sera le président après Charles de Tourtoulon et Jasmin. Il est aussi élu majoral du Félibrige en 1884. Il anime diverses revues : La Cigale, La Farandole, Lou Viro-Soulèu. .

Le sujet de toutes ses pièces provençales est tiré de quelques particularités de mœurs ou de paysages de la contrée de Sisteron : Fontfrediero, Lis Estello negro, Raubatori.

Un grand tableau peint par Paul Chabas, Chez Alphonse Lemerre, à Ville D'Avray à la demande de l'éditeur des poètes parnassiens, représente Paul Arène aux côtés de Sully-Prudhomme, de Jules Claretie, de Leconte de Lisle ou de l'écrivain et académicien français Paul Bourget.

Le poète José-Maria de Heredia lui dédie les cinq sonnets d’Hortorum Deus, publiés dans le recueil Les Trophées , pages 87 à 91 et note page 281. .

Il est inhumé au cimetière de Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence).

Origine du nom Le nom Arène est une francisation du provençal Arena, lui-même venant du latin arena, signifiant sable, auquel Lou Tresor dóu Felibrige (écrit Areno), de Frédéric Mistral, associe le nom de famille Arène..

Distinctions

. Il est fait chevalier par le général François Pittié le .

Œuvres right|thumb|La Chèvre d'or, illustrée par Siméon thumb|Le Char, affiche de la première à l’Opéra-Comique, 1878 thumb|Deux contes du bûcheron, Paris-Noël 1893, illustrés par Charles Léandre. thumb| Pierrot héritier (théâtre) (1865) Jean-des-Figues (1868), illustrations d'Armand Coussens, Plòu e souleio, partition (1871) dédiée à la fille de Louis Roumieux.. Les Comédiens errants (théâtre) en collaboration avec V. Vernier (1873) Un duel aux lanternes (théâtre) (1873) L'Ilote (théâtre) en collaboration avec Ch. Monselet (1875)Première représentation de l'Îlote de Paul Arène. La Gueuse parfumée (récits provençaux) contient aussi Le Tor d'Entrays, Le Clos des âmes, La Mort de Pan; Le Canot des six capitaines (1876) Le Prologue sans le savoir (théâtre) en collaboration avec Henri d'Erville. Le Char (opéra-comique en un acte) (1878), en collaboration avec A. Daudet. Musique d'Émile Pessard Contes de Noël (1879) Les Contes en cent lignes (1880) Au bon Soleil (1880). Paris ingénu (1882) La Vraie tentation du grand Saint-Antoine, illustré par Léonce Petit, Jean d'Alheim et Georges-Antoine Rochegrosse (1880) Des Alpes aux Pyrénées (1884) en collaboration avec A. Fournier. Vingt jours en Tunisie (1884) Les sabots, conte de Noël (1885) Mobilier scolaire, poème (1886)Mobilier scolaire en ligne Contes de Paris et de Provence (1887). Contes de Provence (1887). La Chèvre d'or (1889, considérée comme sa meilleure œuvre) Mars (1890) Nouveaux contes de Noël (1891). Le Midi bouge (1891)Le Midi bouge en ligne Les Ogresses (1891) Des Alpes aux Pyrénées (1892). Noël ! Pour un album d'enfant (1894) Domnine (roman) (1894)Domnine en ligne Noël du Bohémien (1894) Friquette et Friquets (1896) La cage dorée (1896) Le Secret de Polichinelle (1897) Août de provence La Veine d'Argile contes inédits (posthume) , Plon 1928.

Hommages toponymiques Par ordre alphabétique des villes : une rue Paul-Arène à Avignon une école primaire Paul-Arène à Aix-en-Provence une école primaire et une rue Paul-Arène à Antibes (ville de sa fin de vie) une rue Paul Arène à Crest une avenue et une école primaire Paul-Arène à Draguignan une avenue Paul-Arène à Fréjus une rue Paul Arène à Gap une rue Paul Arène à Hettange-Grande une avenue Paul-Arène à La Ciotat une rue Paul-Arène à La Fare-les-Oliviers une école maternelle Paul-Arène à La Valette-du-Var une impasse Paul-Arène à Manosque un boulevard et un square Paul-Arène à Marseille un atelier à Montreuil-sur-Maine une avenue Paul-Arène à Nice une rue Paul-Arène à Nîmes une rue Paul-Arène à Oraison un boulevard Paul-Arène à Les Pennes-Mirabeau une rue Paul-Arène à Pertuis un collège Paul-Arène à Peymeinade une allée Paul-Arène à Saint-Raphaël un lycée, un collège et une avenue Paul-Arène à Sisteron (ville de sa naissance) une impasse Paul-Arène à Solliès-Pont une école primaire Paul-Arène à Tavernes une rue Paul-Arène à Toulon une rue Paul Arène à Valensole.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . Juliette Bonfils, Paul Arène : poète, félibre et conteur, Aix-en-Provence, Éditions du Feu, 1933, 317 p. Bruno Durand, Paul Arène, A. Chastanier, Nîmes, 1924, 19 p. Roger Gagnier, Paul Arène : sa vie, son œuvre, M. Petit - C.P.M, Raphèle-les-Arles, 1993, 173 p.

Paul Arène : 1843-1896 : cent cinquantième anniversaire de sa naissance : journées commémoratives, -, Digne-les-Bains, Société scientifique et littéraire des Alpes de Haute-Provence, 1995, 166 p. .

Articles connexes Contes de Provence Alphonse Daudet Lettres de mon moulin Félibrige

Liens externes

Page personnelle d'un admirateur du poète Le Parnassiculet contemporain, recueil de vers nouveaux, précédé de L'Hôtel du Dragon-Bleu (1872). Paul Arène

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