Joseph Delaunay, ou Delaunay aîné, né le à Angers Revue de l'Anjou - Impr.-librairie G. Grassin, 1859 - Page 139., mort guillotiné le 15 germinal an II () à Paris, est un homme politique de la Révolution française.

Biographie

Mandat à la Législative En , la France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution. Le même mois, Joseph Delaunay, alors commissaire du roi près le tribunal d'Angers, est élu député du département du Maine-et-Loire, le cinquième sur onze, à l'Assemblée nationale législativeArchives parlementaires de 1787 à Première série, tome 34, ..

Il siège à gauche dans l'hémicycle. En , il vote en faveur de la mise en accusation de Bertrand de Molleville, le ministre de la MarineArchives parlementaires de 1787 à Première série, tome 39, séance du 8 mars 1792, p. 494.. En avril, il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séanceArchives parlementaires de 1787 à Première série, tome 41, séance du 9 avril 1792, p. 406.. En août enfin, il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de La FayetteArchives parlementaires de 1787 à Première série, tome 47, séance du 8 août 1792, ..

Mandat à la Convention La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est destitué et incarcéré avec sa famille à la tour du Temple.

En septembre, Delaunay est réélu député du département du Maine-et-Loire, le deuxième sur onze, à la Convention nationale. Il y est surnommé « Delaunay aîné » pour être différencié de son frère cadet Pierre-Marie Delaunay, lui aussi député du Maine-et-LoireArchives parlementaires de 1787 à Première série, tome 52, p. 48..

Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution. En , il est absent lors de la mise en accusation de Jean-Paul MaratArchives parlementaires de 1787 à Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793, p. 73.. En mai de la même année, il vote contre le rétablissement de la Commission des DouzeArchives parlementaires de 1787 à Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793, p. 535..

Impliqué dans l'affaire de la liquidation la Compagnie des Indes, Joseph Delaunay est décrété d'arrestation, ainsi que Claude Basire, François Chabot et Jean Julien « de Toulouse » en brumaire an II (). Ils sont, à l'exception de Julien qui s'est soustrait au décret, exécutés le 16 germinal an II () aux côtés de Camille Desmoulins, Georges Danton, Marie-Jean Hérault de Séchelles et Pierre-Nicolas Philippeaux.

Sources Histoire de la Révolution française de Jules Michelet.

Articles connexes Affaire sur la liquidation de la Compagnie des Indes

Liens externes

Sur le renforcement du rôle du Comité de surveillance de Paris Texte du mardi . Fiche sur Assemblée nationale

Références

Catégorie:Député de Maine-et-Loire Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Conventionnel régicide Catégorie:Personnalité guillotinée durant la Révolution française Catégorie:Naissance en décembre 1752 Catégorie:Naissance à Angers Catégorie:Décès en avril 1794 Catégorie:Décès à Paris Catégorie:Décès à 41 ans