vignette|347x347px|Dentelle d'Argentan, fin du XVIIIe siècle.
La dentelle d’Argentan ou point de France est une dentelle à l'aiguille du . Au , ses fabricants devinrent les fournisseurs des rois de France et d'Espagne et de leurs cours.
Le point de France, fabriqué à Argentan, a été décrit comme . C'est celui que revêtit Louis XV pour son sacre, qu'il employa pour le drap de lit de son mariage, puis pour toute sa chambre (manufacture royale Montulay), adopté par la reine pour sa toilette (manufacture royale du Ponchel), par le dauphin pour son mariage (manufacture royale Joseph de Laleu), et employé pour les garde-robes des rois et reines de France, ainsi que de ceux d'Espagne (de Laleu). Aujourd'hui, les moniales de l'abbaye Notre-Dame d'Argentan exercent toujours ce point, dont elles ont l’exclusivité.
Définition du Point de France On la trouve dans la Déclaration du Roy pour l'établissement de la manufacture des Poincts de France registrée en Parlement le : .
Le bureau principal et le magasin de cette manufacture furent installés à Paris. Des bureaux furent créés dans un certain nombre de villes, dont Alençon et Argentan. Des bureaux secondaires furent même parfois installés dans des localités environnantes. Le Point de France fut inventé en 1641 dans le bureau d'Argentan ainsi que l'atteste le document suivant provenant des archives départementales de l'Orne [C30, dossier101] : [Rapport envoyé le 10 mai 1741 par le sieur Charles-Pierre Boirel du Perron, subdélégué de l'élection d'Argentan à monsieur de Lévignen, intendant de la généralité d'Alençon].
Aussi, dès le début du , en 1708, une première manufacture royale avec privilège (Mathieu Guyard) fut installée à Argentan. Quatre autres, toujours avec privilège royal, devaient suivre ; en 1714, Pierre Montualay ; en 1741, (directeur du Ponche) ; en 1745 Joseph de la Leu ; en 1765, Jacques Wyriot.
Ces cinq manufactures royales fabriquaient du Point royal de France. À côté de celles-ci, il existait des manufactures particulières, sans privilège royal, qui fabriquaient simplement du "Point de France". Alençon possédait aussi des manufactures particulières, mais aucune manufacture royale avec privilège, en dépit de la demande du sieur Louis Alexandre de la Coste qui fut rejetée.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Gérard Kempf, « Le « Poinct de France » à Argentan aux », Le Pays d'Argentan, 31, . Gérard Kempf. Recherches sur la dentelle ornaise : Le Point d'Alençon contre le Point de France ; Louis Alexandre de la Coste ou les malheurs d'un manufacturier alençonnais ; le secret trouvé à Argentan en 1671 ; le bas d'aube du musée de Cluny : Argentan ou Sedan ? Le Pays d'Argentan, n° 84, . J. Leboulanger, La dentelle d'Argentan, Argentan, Émile Langlois, 1912. J. Leboulanger, Argentan ; aperçu historique, guide du touriste, histoire de la dentelle, Argentan, Émile Langlois, 1922. Madame Laurence de la Prade, Le Point de France et les centres dentelliers au , 1905. Réédition London: Forgotten Books, 2013. La dentelle d'Argentan, quand la tradition revit, Extrait Patrimoine Normand N°31, par Isabelle Audinet Abbaye Notre-Dame d'Argentan, La Dentelle au Point d'Argentan
Liens externes Maison des Dentelles et du Point d'Argentan
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