thumb|Ancien siège Minerve était une compagnie « charter » ou « de vols à la demande » française, créée en 1976, par René Fernand Meyer (ancien dirigeant d'Air Camerounhttps://www.airafrique.eu/2019/02/05/air-cameroun/#:~:text=La%20soci%C3%A9t%C3%A9%20anonyme%20des%20avions,dont%20des%20exportateurs%20de%20viande.https://www.airafrique.eu/2017/06/27/laviation-en-afrique-centrale-entre-1945-et-1960/).
Historique Lancement Minerve (qui devait initialement s'appeler Jupiter) commence son exploitation avec une Caravelle SE-210 basée au Bourget.
En 1977, Minerve transporte passagers pour heures de vol sur ses 3 Caravelle SE-210 immatriculées F-BRGU, F-BTON et F-BUZC.
En 1979, à la suite de l'arrêt des activités d'exploitation des compagnies aériennes dans l'aérogare du Bourget, Aéroports de Paris transfère les opérations de Minerve à Orly-Sud. Avec ce déménagement, Minerve obtient l'autorisation d'auto-assistance et continue à effectuer, pour le compte d'agences de voyages ou d'associations, des vols (ponctuels ou en série) sur tout le bassin méditerranéen, au départ de Paris ainsi que de tous les aéroports français.
En 1980, deux quadri-réacteurs de type DC-8-53 188Y (anciennement détenus par Japan Airlines) viennent compléter la flotte, afin de pouvoir opérer des liaisons longs-courriers entre la Belgique et les Antilles, puis au départ de France vers le Pérou.
Meyer achète un DC-8-63 (250Y) qu'il transforme en DC-8-73 (CFM56) mis en ligne en . Cet appareil vole principalement pour le voyagiste Nouvelles Frontières au départ de Bruxelles vers Pointe à Pitre et Fort de France. .
Suite à un contrat signé en avec le voyagiste américain Chartours, Minerve commence à opérer des vols hebdomadaires vers San Francisco et Los Angeles.
Ouverture à la concurrence vers le DOM-TOM (1986) En , le gouvernement français acte la fin du monopole d'Air France sur les vols entre la métropole et les DOM-TOM et Minerve reçoit l'autorisation d'opérer des vols au départ de Paris vers Pointe-à-Pitre et Fort de France.
Une collaboration étroite et une entente entre deux poids lourds du tourisme français, René Fernand MEYER (le pilote) et Jacques MAILLOT (le voyagiste), permet à la compagnie de voler aux quatre coins du monde.
Tout en restant adossé à son principal client (Nouvelles Frontières), Minerve se lance dans la commercialisation en direct de ses vols sur les DOM-TOM.
La première agence est alors créée rue Cambon, juste en face du siège social. On avait l'habitude dans la boîte, de penser que René Fernand Meyer regardait par la fenêtre de son bureau le nombre de clients qui rentraient dans sa boutique.
Les Antilles ont du succès, Meyer s'attaque à la Polynésie française, puis Nouméa, Cayenne et La Réunion.
Minerve fut la première compagnie "charter" française à mettre en ligne un B747-200, immatriculé F-GHBM en 1988.
En février 1991 le Conseil supérieur de l'aviation marchande (CSAM) rend sa décision sur l'ouverture à la concurrence de plusieurs lignes aériennes et attribue à Minerve le droit d'opérer des vols sur la lucrative ligne Paris-Orly—Nice en concurrence avec Air France. Minerve prévoyait alors opérer jusqu'à 6 vols par jour sur cette liaison. La ligne est officiellement lancée le 7 mai 1991 avec 3 puis 6 aller-retours quotidiens opérés avec des MD-83, en attendant le lancement des lignes Paris-Orly—Barcelone et Nice—Londres également attribuées à Minerve par le CSAM. Minerve doit affronter une forte concurrence d'Air France (qui opère 22 fréquences quotidiennes depuis Roissy) et Air Inter (qui opère un vol par heure depuis Orly depuis avril 1991). Ne pouvant rivaliser sur le plan des tarifs (similaires à ceux d'Air Inter) ni sur les fréquences, la ligne enregistre un faible taux de remplissage et cause des pertes financières importantes pour Minerve.
En avril 1991 le ministre des Transports Louis Besson attribue d'autres lignes à Minerve en Asie-Pacifique (Bangkok, Ho Chi Minh Ville, Papeete et San Francisco) tout en ne lui attribuant pas la ligne Paris—Tokyo, pour laquelle des négociations entre la France et le Japon doivent être tenus au préalable.
Fusion et création de AOM Minerve SA vignette|droite|Logo de l'alliance Air Liberté et Minerve en 1991 À la suite d'un montage financier début 1991, Minerve est reprise par le Club Méditerranée, qui projette de la fusionner avec Air Liberté (qui appartient alors à Club Aquarius, principal concurrent du Club Med racheté peu après). La fusion, initialement prévue pour octobre 1991, n'aboutit pas du fait de retards dans les audits des deux compagnies, de fortes difficultés commerciales à l'été 1991 et d'une résistance du personnel des deux compagnies.
Devant cet échec dû à l’opposition du personnel, le Club Méditerranée revend finalement Minerve à Altus Finance, filiale du Crédit lyonnais qui détient également Air Outremer via une autre filiale (la Banque SAGA). Une fusion entre les deux compagnies est décidée et un professionnel du transport aérien, Marc Rochet est alors mis à la tête des deux compagnies pour amorcer leur fusion et créer AOM French Airlines.
En octobre 1991, c'est la fin de Minerve, et le début d'une autre aventure. Reste que l'épopée future sera écrite avec son empreinte: vol opéré "IW". Pour l'anecdote, initialement le bigramme de Minerve était "MM", mais un jour IATA demanda à Minerve de rendre le bigramme à son propriétaire d'origine la "Société aéronautique de Medellin". Rien ne ressemblait alors à l'époque (1988) à des initiales connues. Il a été décidé d'adopter "IW". C'est la seule chose qui soit restée "debout" jusqu'à la fin......
En , la compagnie va fusionner avec Air Outre Mer.
Le nom choisi pour la nouvelle compagnie était au départ Air Must, nom qui ne sera pas utilisé car le propriétaire de la marque, Cartier, a refusé son utilisation.. C'est finalement le nom AOM French Airlines qui sera retenu, son nom administratif étant AOM-Minerve S.A.
Structure Filiales vignette|200x200px|Logo de la compagnie Jet Alsace Filiales aériennes : Jet Alsace : Compagnie charter et régulière régionale basée sur l'aéroport de Mulhouse-Bale-Fribourg, Minerve Canada : Compagnie charter long et moyen-courrier basé sur l'aéroport international Montréal-Mirabel, Jet Fret : Compagnie de transport de fret basée sur l'aéroport de Marseille-Marignane à la suite du rachat de la compagnie SFAIR en 1988. Filiale assistance : Minerve-Antilles-Guyane - M.A.G Fort-de-France, Minerve-Antilles-Guyane - M.A.G Pointe-à-Pitre, Minerve-Antilles-Guyane - M.A.G Cayenne. Filiales commerciales : Minerve Corail Polynésie (Tahiti), Minerve Pacifique (Nouméa). Filiale technique : Minerve Industries basée sur l'Aéroport de Nîmes-Garons.
Flotte thumb|right|B747-200 F-GHBM B747-200 F-GHBM DC10-30 F-GLMX, F-GKMY et F-GGMZ MD83 F-GGMA(ex EI-BTL), F-GGMB et F-GGMC DC-8-73 F-GDRM (ex N4805J) et F-GESM DC-8-62F F-GDJM DC-8-61 F-GETM DC-8-53 F-GDPM et F-BYFM Caravelle SE210-10B3 F-GATP Caravelle SE210-VI-N F-GATZ F-BRGU
Notes et références
Catégorie:Compagnie aérienne française disparue Catégorie:Compagnie aérienne charter Catégorie:Entreprise fondée en 1976