thumb|La vie des dix orateurs attiques, ici Démosthène à l'ouvrage, fut décrite par un inconnu désigné sous l'anonyme de « pseudo-Plutarque », dans la vie des dix orateurs

On appelle orateurs attiques les grands orateurs (en grec ancien Marie-Pierre Noël, Lectures, relectures et mélectures des sophistes, dans Noesis, 2. Pourquoi a-t-on tué les sophistes ?, dir. Éric Bonnargent, Nice-Sophia Antipolis, revues.org, 1998, , en part. (en ligne) : le terme de « recouvre probablement des réalités très différentes pour un Athénien du , habitué aux grandes séances d'assemblée où éclatait l'habileté des , des hommes politiques comme Périclès, et pour un Grec de l'époque romaine, plutôt habitué à fréquenter les maîtres de rhétorique ». / rhêtôrVoir dans le LSJ. en grec ancien) ou logographesVoir Carine Duteil-Mougel., du dont le style de discours (atticisme) a été traditionnellement opposé sur le fond et sur la forme au style d'Asie mineure, dit asianisme.

Leur liste varie suivant les auteurs, mais on retient généralement dix noms, donnés par le pseudo-PlutarqueNeil O’Sullivan 1997. Voir aussi, par exemple, Félix Dürrbach dans son introduction à L'orateur Lycurgue, Paris, 1890, (en ligne). et dont l'origine remonterait à Caecilius de Calé Acté et Denys d'Halicarnasse.

Antiphon, le premier dont les discours aient été publiés ; Lysias, spécialiste des plaidoyers civils ; Andocide, amateur si l'on peut dire, car les discours que l'on a de lui touchent sa propre vie ; Isocrate, le rhéteur philosophe ; Isée, spécialiste des affaires d'héritage ; Dinarque, logographe pro-macédonien ; Démosthène, qui met son éloquence au service de ses convictions politiques ; Eschine, adversaire de Démosthène ; Hypéride, adversaire de Philippe comme Démosthène ; Lycurgue, adversaire de Philippe.

Analyse On peut distinguer trois grands genres d'éloquence : l'éloquence judiciaire dans laquelle excellèrent Isée et Lysias ; l'éloquence épidictique ou d'apparat, qui recouvre les genres du panégyrique et de l'oraison funèbre, dont le principal représentant est Isocrate ; l'éloquence politique, principal genre d'éloquence au , dont les maîtres sont Eschine, Hypéride, Lycurgue et Démosthène.

Disparition L'éloquence antique disparaît à la fin de la période classique, dont elle était le produit, lorsque Philippe II de Macédoine défait les Grecs à la bataille de Chéronée en 338. C'est dans le contexte de la menace macédonienne que Démosthène avait rédigé ses derniers discours, les Philippiques.

Bibliographie Anciennes éditions en ligne Orationes Attici [Orateurs attiques], éd. grecque et trad. latine par Johann Georg Baiter, Ernst Anton Julius Ahrens et Karl Müller, Paris, 1846-1854, 2 vol. (Scriptorum Graecorum bibliotheca, 27 et 43) (en ligne). Plutarque, Vies des dix orateurs grecs, dans Œuvres morales de Plutarque, 4, trad. par Dominique Ricard, Paris, 1844 ( éd. 1783-1795), (en ligne). Extraits des orateurs attiques, Louis Bodin, Hachette 1914, ( en ligne)

Monographies

, 3e édition « Quadrige manuels », octobre 2013, chapitre VI « L'éloquence », pp. 243-276.

À propos du "canon"

À propos des orateurs

Références

Articles connexes Le Canon alexandrin d'Aristophane de Byzance et Aristarque de Samothrace Atticisme Sept sages

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