Morville (en wallon Marveye) est un village de l'Entre-Sambre-et-Meuse, en province de Namur (Belgique). Administrativement il fait aujourd'hui partie de la commune de Florennes située en Région wallonne. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Toponymie

Géographie

La commune est bordée au nord-ouest par Flavion, au nord-est par Anthée, à l’est par Hastière-Lavaux, au sud par Gochenée, Soulme et Omezée, à l’ouest par Rosée. Elle est traversée d’ouest en est par la RN 97 Philippeville-Havelange et d’ouest en sud-est par la Biesme-Agimont.

Évolution démographique

Source: DGS, 1831 à 1970=recensements population, 1976= habitants au 31 décembre

Histoire

Jusqu’à la fin du , Morville était un hameau du village d’Anthée (bailliage de Bouvignes au comté de Namur puis département de Sambre-et-Meuse), localité de laquelle il a été détaché par l’Arrêté royal du . Cette scission est due à des raisons religieuses : une nouvelle église paroissiale avait été érigée à Anthée alors que les habitants du hameau de Morville en réclamaient une. Comme elle leur était refusée, ils passèrent en masse au protestantisme, firent venir un pasteur et construisirent un temple (chapelle).

l’histoire du village s'est longtemps confondue avec celle d’Anthée. La présence humaine y est très ancienne. On a retrouvé à Morville des vestiges d’habitations et d’exploitations métallurgiques romaines, voire pré-romaines. Au , il y existait une forge avec marteau et affinoir, encore en activité vers 1800. Elle appartenait alors aux Jacquier de Rosée. En 1602, la localité comptait et ainsi que deux fermes, l’une à Gilles d’Orjou, l’autre à l’abbaye de Félipré, près de Givet, qui était propriétaire de bois

Une ligne de tram Dinant-Florennes (ligne 557) a été mise en service en . Les anciens hangars du tram dans la commune ont été convertis en 1976 en ateliers de scierie.

Première Guerre mondiale Le , le lendemain de leur arrivée, les Allemands incendient 42 maisons, en dehors de tout combat. Trois civils sont abattus : un inconnu, fusillé; une habitante, tuée d’une balle en pleine poitrine, tirée de l'extérieur à travers la porte d'entrée; enfin, un homme assassiné lors du massacre général qui eut lieu à Surice.

L'église de Morville échappe à l’incendie mais est souillée et pillée de fond en comble.

À l’entrée du cimetière se trouve la tombe d’un soldat australien, Alfred William Askew, mort électrocuté le . Originaire de Geelong (État de Victoria), il s’était engagé en 1916 et servait dans les troupes auxiliaires comme chauffeur d’ambulance.

Seconde Guerre mondiale Le , lors de la bataille de France, Morville est détruite par un bombardement de la Luftwaffe.

Récit de l'enfer du vécu à Morville par le capitaine Massonie, médecin-chef du R.I. avant l’arrivée de la Panzerdivision de Rommel d'après l'ouvrage de Paul Berben et Bernard Iselin :

Liste des bourgmestres de 1892 à 1977

Patrimoine À gauche de l’entrée de l’église est fixée une stèle à la mémoire du lieutenant-colonel Amaury Durand de Villers, commandant le Dragons Portés, et de ses hommes qui, le , ont retardé durant dix heures l’avance de la Panzerdivision de Rommel. Le lendemain, cet officier, grand invalide de la Première Guerre mondiale, sera blessé mortellement à l’entrée de Couvin. L'église Saint-Alexandre, construite en 1884, arbore un charmant style néo-roman. La ferme du Culot, située rue de la Fosse, datant des . La ferme du Bois de Bailly, nichée au cœur du bois de Bailly, est une longère datant de la seconde moitié du .

Enseignement

Économie

Vie associative

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie

. .

Liens externes Présentation synthétique de la localité

Catégorie:Commune avant fusion dans l'arrondissement de Philippeville Catégorie:Florennes Catégorie:Ancienne commune des Ardennes cédée par le traité de Paris de 1815