En navigation à voile, le manque à virer est une manœuvre de virement de bord qui a échoué.

Causes

Le voilier ne réussit pas à changer d'amure et se retrouve arrêté, les voiles ne portant plus.

Le manque à virer peut avoir plusieurs causes :

Le voilier n'a pas assez de vitesse au moment où il entame le virement de bord La voile d'avant est bordée trop tôt sur l'autre amure Le barreur n'a pas assez poussé la barre Une mer formée a stoppé le voilier au milieu de la manœuvre alors que les voiles ne portaient plus

À la suite d'un manque à virer, le voilier se trouve presque immobile, non manœuvrant. Il peut même, en particulier dans le cas des multicoques, se mettre à culer. Pour sortir de cette position, il peut être nécessaire de border la voile d'avant à contre de manière à faire pivoter l'avant du bateau.

Une fausse manœuvre... qui dépend du type de bateau et de l'habileté de équipage Le virement de bord vent debout (ou vent devant) est une manœuvre où la propulsion même du bateau se trouve supprimée et même contrariée par le faseyement des voiles le temps de traverser un angle mort dans le secteur du vent debout, angle qui varie beaucoup en fonction du type de bateau , de la forme de son gréement, de la qualité de ses voiles et de l'état de la mer et du vent.L' habileté de l'équipage peut (ou pas) compenser les handicaps du bateau moyennant certains tours de main.

Les navires anciens (depuis l'antiquité classique méditerranéenne -mais pas de l'antiquité chinoise , les jonques ayant un gouvernail d'étambot - jusqu' au début du et l'ère des clippers) avaient du mal à serrer le vent à plus de 60° , soit bord sur bord d'angle mort sans propulsion . Les derniers grands voiliers d'acier qui à la veille de la Première Guerre mondiale devaient passer le Cap Horn pour charger du nitrate de soude du Chili gagnaient très péniblement au vent par une série de zigzags très plats, contrariés par le très fort vent et la furie des vagues déferlantes orientées en plein dans la route prévue. Preuve que le virement vent debout n'allait pas de soi, sur les navires français, jusqu'à la fin de la voile de travail, le commandement de la manœuvre se déclinait ainsi « pare à virer!...à Dieu Va't ! », que les plaisanciers modernes (dont les bateaux virent parfois avec une insolente facilité) ont remplacé par « Parés à virer...envoyez ! »... Jusqu'au , les Pirates, Corsaires et navires de guerre réguliers préféraient souvent virer lof pour lof (ce qu'on appelle un empannage en jargon marin actuel) après avoir laborieusement gagné l'avantage du vent sur son adversaire, afin de s'assurer d'un avantage décisif pour canonner ou aller à l'abordage de l'ennemi. En témoigne, par exemple, un couplet de la chanson Le 31 du mois d'Août à la gloire de Surcouf et de sa corvette la Confiance, attaquant sans complexe un gros vaisseau anglais de la Compagnie des Indes:

Notes et références

Voir aussi Virement de bord

Catégorie:Manœuvre à la voile