Jean-Luc Moudenc, né le à Toulouse (Haute-Garonne), est un homme politique français, maire de Toulouse de 2004 à 2008 et à nouveau depuis 2014.
Élu conseiller régional de Midi-Pyrénées en 1992 et conseiller général de la Haute-Garonne en 1994, il est investi maire de Toulouse en 2004, après la démission de Philippe Douste-Blazy, mais il est battu aux élections municipales de 2008.
Lors des élections législatives de 2012, il est élu député dans la Haute-Garonne. Deux ans plus tard, sa liste triomphe aux municipales toulousaines, et il cède son siège à l'Assemblée nationale pour redevenir le maire de Toulouse.
De centre droit, il est membre successivement du Centre des démocrates sociaux (CDS) et de l'Union pour la démocratie française (UDF), de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) puis des Républicains (LR), qu'il quitte en 2022. Il obtient l'investiture à la fois de La République en marche (LREM) et des Républicains aux élections municipales de 2020 et de 2026.
Formation Il passe son enfance à Toulouse après avoir vécu à Vitry-sur-Seine. où son père travaillait. Il est élève au lycée polyvalent du Mirail-Rive gauche. Son baccalauréat de lettres obtenu, il entre à la Faculté de droit de Toulouse de l’université des sciences sociales et obtient un DESS en droit du travail et gestion du personnel. Durant ses études, il est président de la Corpo de droit et de la mutuelle étudiante SMESO.
Ascension politique À part un épisode d'un an et demi comme journaliste à Croix du Midi, Jean-Luc Moudenc a toujours fait de la politique..
À la fin de 1977, Jean-Luc Moudenc s’engage en politique. Il n’a alors que 17 ans lorsqu’il adhère aux Jeunes du Centre des démocrates sociaux (CDS). Puis en 2002, il rejoint l’UMP, qui fédère les courants d’idées des trois grandes familles de la droite et du centre. Il appartient alors à la tendance centriste et humaniste (démocratie chrétienne). En , il prend la présidence de l’UMP de Haute-GaronneJean-Luc Moudenc au scanner..
En 1987, il devient conseiller municipal de Toulouse sur la liste de Dominique Baudis alors maire de Toulouse. Il est chargé des « Relations avec les associations étudiantes »Jean-Luc Moudenc bras droit de Philippe Douste Blazy élu maire de Toulouse..
Il devient, en 1992, le plus jeune conseiller régional de Midi-Pyrénées sur la liste de Marc Censi. Il lance le « Plan Université 2000 » qui permet la reconversion de l’ex-manufacture des tabacs, les Instituts universitaires professionnalisés de l’Université Paul Sabatier, l’extension de l’Institut national des sciences appliquées (INSA) et l’implantation de l’école d’agriculture. Il participe également à l’élaboration du classement du Canal du Midi à l’Unesco..
En 1994, il est élu conseiller général du canton de Toulouse-9 (qui englobe les quartiers de Sauzelong, du Pont des Demoiselles, de Montaudran et de la Terrasse, ainsi que la commune de Ramonville). Il devient le plus jeune conseiller général de Haute-Garonne. En 2001, il est réélu au conseil général avec 57 % des voix et démissionne de son mandat régional.
En 1995, il est réélu sur la liste du maire Dominique Baudis, qui lui confie alors la délégation des déplacements urbains. Il devient le président de la Semvat, entité qui gère les transports de l’agglomération toulousaine.
De 1998 à 2001, il est vice-président du SMTC, le Syndicat mixte des transports en commun qui devient ensuite Tisséo, et impulse l’élaboration du Plan de déplacements urbains qui structure le développement des transports de l’agglomération de 2001 à 2012. Il mène également le projet de création de Ligne B du métro de Toulouse et lance les travaux de la Ligne T1 du tramway de Toulouse.
En 2001, il devient troisième adjoint chargé des déplacements urbains, de l’urbanisme et supervise plusieurs opérations d’urbanisme comme le Val de Limayrac, les Ponts-Jumeaux, Job, l’avenue de Lombez et impulse les projets de la Cartoucherie, de Montaudran, de Niel et de Borderouge nord.
Maire de Toulouse Premier mandat gauche|vignette|redresse|Jean-Luc Moudenc lors d'une réunion publique pour les élections municipales toulousaines de 2008.
Le , Jean-Luc Moudenc est élu maire de Toulouse, à la suite de la démission de Philippe Douste-Blazy, appelé au gouvernement.
Dans le domaine social il opère un quasi-doublement du Grand projet de ville pour les quartiers en difficulté, avec une priorité à la rénovation scolaire et à la construction de crèches et d’équipements de quartiers. La piétonnisation de la rue d'Alsace-Lorraine est expérimentée et une plus grande place aux vélos est faite dans le centre-villeLe grand retour de la rue Alsace.
Il instaure en la mise à disposition de vélos en libre-service dans tous les quartiers toulousains : VélôToulouseVélo Toulouse c'est parti.
Au premier tour des municipales, Jean-Luc Moudenc obtient 42,60 % des voix. Au second tour, il réalise un score de 49,58 % et perd l'électionRésultats municipales 2008 contre le socialiste Pierre Cohen.
Il devient conseiller municipal, puis conseiller communautaire à la communauté urbaine du Grand Toulouse à partir de . Il devient le leader de l'opposition municipale sur la ville de Toulouse.
Il est nommé en au Contrôle général économique et financier (CGefi) par Nicolas SarkozyL'Express du 29 avril 2015... Il perçoit pour ce poste euros net par an, soit euros net par mois. Selon le journaliste Vincent Jauvert, il car . En 2020, il reconnaît ne plus avoir le temps de rédiger des rapports, mais indique participer à des auditions et à des réunions du CGefi. Après une pause d' à , pendant la campagne municipale, il reprend son poste rémunéré net par mois, mandat qu'il cumule avec un emploi de haut fonctionnaire à Bercy, en plus de son indemnité de maire.
Retour à la tête du Capitole en 2014 Il se porte candidat à la mairie de Toulouse en 2014, menant une liste d'union de la droite. Il recueille plus de euros de dons, ce qui constitue un record en France cette année-là ; parmi les , apporté près de la moitié du montant.. En dépit de mauvais sondages, sa liste arrive en tête au premier tour, avec 38,2 %, contre 32,3 % pour celle du maire sortant socialiste, Pierre Cohen, auquel il faisait déjà face en 2008. La liste qu'il mène remporte ensuite le second tour avec 52,06 % des voix face à celle de Pierre Cohen, qui en obtient 47,94 %« Jean-Luc Moudenc reprend la ville de Toulouse », Voix du Midi, 30 mars 2014..
Toulouse est ainsi la plus grande ville reconquise par la droite. Jean-Luc Moudenc est formellement élu maire le , lors de la première réunion du nouveau conseil municipal. Il devient le président de la communauté urbaine de Toulouse Métropole, Voix du Midi, 24 avril 2014, devenue Toulouse Métropole au . thumb|Jean-Luc Moudenc et le préfet Pascal Mailhos lors des cérémonies du 11 novembre à Toulouse, en 2014. Dans le même temps, comme il s'y était engagé, il démissionne de l'Assemblée nationale. Le journaliste Vincent Jauvert y voit : ; , , . Il reste sans affectation au ministère de l'Économie et des Finances jusqu'en : il est alors affecté par arrêté dans la branche au Contrôle général économique et financier. Il dément l'accusation de , affirme ne pas toucher la totalité de ses indemnités d'élu et bénéficier, faute de pouvoir travailler à temps partiel en raison des textes en vigueur, , ce qui ; selon Vincent Jauvert, ses revenus totaux .
Il fait supprimer la gratuité de la cantine scolaire pour les dont les parents gagnaient moins de mensuels.
Réélection en 2020 Pour les élections municipales de 2020, il obtient l'investiture de La République en marche, puis de son parti, Les Républicains.. Il revendique la constitution d’une équipe au-delà des . Sur le site de la liste, sa biographie et la page d’accueil ne font aucune mention des Républicains.. Sa liste arrive en tête du premier tour, organisé le , avec 36,18 % des suffrages. Le second tour l'oppose à la liste Archipel citoyen dirigée par Antoine Maurice, qui a recueilli 27,56 % des suffrages et qui est soutenue par 16 formations dont La France insoumise, Europe Écologie Les Verts, le Parti communiste français, le Parti socialiste et Génération.s. Disposant de réserves de voix limitées contrairement à la liste adverse, il apparaît dans une position fragile ; deux sondages le donnent perdant de peu. Alors que Le Journal du dimanche le présente comme entrant possible au gouvernement en cas de remaniement, il assure que si les Toulousains lui « renouvelaient leur confiance le », il « refuserait bien sûr une éventuelle proposition d’entrer au gouvernement ».
Sa liste remporte le second tour des élections municipales avec 51,98 % des voix, contre 48,02 % pour la liste Archipel Citoyen. Il est l’une des rares figures de droite d’une grande commune à gagner lors de ce scrutin.. Il est réélu maire le . Comme en 2014, sa campagne est la plus coûteuse de France : euros selon les comptes validés par la CNCCFP, soit presque 30 % de plus qu'en 2014. Il a en outre dépensé euros avant le lancement officiel de la campagne municipale grâce à son microparti Pour Toulouse, un montant qui n'a pas été pris en compte dans son compte de campagne, et selon Mediacités..
Le , il annonce se retirer des Républicains dénonçant le et la du parti ..
Le , le Premier ministre, Michel Barnier, lui propose le poste de ministre du Logement et de la Ville dans son gouvernement, qu'il refuse, expliquant vouloir se concentrer sur les municipales de 2026.
Une enquête de Mediacités publiée en affirme que Jean-Luc Moudenc a mobilisé les salariés municipaux de la ville et des membres de son cabinet pour mener sa campagne pour sa réélection en 2020, une pratique illégale. Ces révélations conduisent l’association de lutte contre la corruption Anticor à saisir la justice pour détournement de fonds publics et financement illicite de campagne. Jean-Luc Moudenc et certains de ses adjoints font l’objet d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet d'Auch. Il encourt une peine d’inéligibilité.
Il est candidat à sa réélection lors des élections municipales de 2026 à Toulouse.
Député de Haute-Garonne En , Jean-Luc Moudenc annonce sa candidature aux élections législatives dans la Troisième circonscription de la Haute-Garonne. Il affronte 12 candidats, dont le maire de Balma, Alain Fillola et François Simon (candidat Les Verts soutenu par le PS). Il l’emporte avec 50,41 % des voix au second tour face à François SimonRésultats législatives Toulouse..
À l’Assemblée nationale, il siège à la Commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire. Il est également vice-président des groupes d’études « industrie aéronautique » ainsi que « villes et banlieues » et il est membre des groupes d’études sur « les langues régionales » et sur « les voies navigables et transports multimodaux/canaux ».
Ne pouvant être à la fois parlementaire et fonctionnaire en activité, il quitte le Contrôle général économique et financier pour être détaché.
Comme une cinquantaine de ses collègues, il salarie son épouse comme collaboratrice parlementaire.
À la suite de son élection à la mairie de Toulouse, il démissionne de son mandat de député, provoquant ainsi une élection partielle à laquelle Laurence Arribagé, sa suppléante à l'Assemblée nationale, est élue.
Jean-Luc Moudenc vote contre la loi de 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe et cosigne le recours auprès du Conseil constitutionnel contre la loi l'instaurant.. Il participe en outre aux « manifs pour tous »..
Autres mandats Le , Jean-Luc Moudenc est élu président de l'Association des maires de grandes villes de France, par à Jean-Louis Fousseret, maire (PS) de Besançon« Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc élu président de l'association des maires des grandes villes de France », France 3, 20 mai 2014..