Editis est un groupe d'édition français formé en 2004, constitué d'une partie de l'ancien Vivendi Universal Publishing, partagé lors de la vente de celui-ci par Vivendi Universal à Lagardère. Depuis 2023, il est une filiale du groupe Czech Media Invest (CMI), dont le principal actionnaire est le milliardaire tchèque Daniel Křetínský.

En 2018, Editis est considéré comme le deuxième groupe d'édition français le plus important, juste derrière Hachette.

Il compte cinquante-cinq maisons d'édition, dont les éditions Robert Laffont, Bordas, Nathan, Perrin, Plon, Pocket, Belfond, Julliard et Gründ, mais aussi les dictionnaires Le Robert, La Découverte, Delcourt, CLE International et Presses de la Renaissance.

Histoire Havas SA

L'histoire du groupe éditorial et de diffusion Editis remonte à la formation du groupe Havas, privatisé en 1987 sous le nom d'Havas SA, qui se réorganise en une décennie en six pôles d'activités : audiovisuel (dont Canal+), conseil en communication, information et édition, médias de proximité, voyages et loisirs, multimédia. En 1997, Havas SA absorbe CEP Communication qui possède le groupe de la Cité (Larousse, Nathan, Bordas, Dalloz, Dunod, CLE International, Retz, Hemma, Plon-Perrin, Presses de la Cité, Solar, Belfond, Pocket, 10/18, Fleuve éditions, Robert Laffont, Julliard, Seghers…) ainsi que de nombreux périodiques, et participe ou organise des salons et activités multimédia. La puissance du groupe est telle qu'elle dépasse un temps Hachette.

Vivendi En 1998, Havas SA devient une filiale à 100 % de Vivendi. Les acquisitions se multiplient : le groupe Quotidien santé, , Anaya (Espagne), le groupe OVP Vidal, (États-Unis), le groupe L’Étudiant, Barbour Index (GB), Aique (Argentine), le groupe , Atica et Scipione (Brésil), ainsi que plusieurs sociétés américaines dans la santé. En 2000, la création de Vivendi Universal entraîne le changement de nom d'Havas qui devient Vivendi Universal Publishing (VUP), entité dans laquelle est présente également l'activité jeux vidéo (Vivendi Universal Games).

Lagardère SCA Le , Vivendi procède à la cession de ses activités d'édition : la filiale Vivendi Universal Publishing (sauf le pôle Vivendi Universal Games) passe donc sous le contrôle de Lagardère SCA, sous réserve de l'approbation de la Commission européenne. Le , la Commission européenne autorise la conservation par Lagardère d'une partie seulement des actifs éditoriaux de l'ex-VUP. Lagardère conserve les éditions Larousse, Dalloz, Dunod, Armand Colin, Sedes, Nathan-Université, le groupe Anaya et le centre de distribution d’Ivry (rue Rigaud). Les 60 % restant des actifs éditoriaux sont remis sur le marché ; le groupe, qui prend alors le nom d’Editis, se recentre sur l’édition francophone.

Wendel Investissement Le , Wendel Investissement fait l'acquisition de 100 % d'Editis. Le , Editis rachète Le Cherche midi, opération confirmée le . Le , Editis rachète les éditions First, puis, le , les Éditions XO, le et le , le Groupe De Boeck et les Éditions Gründ. Enfin, le , Editis fait l'acquisition de Paraschool, société spécialisée dans la formation professionnelle et le soutien scolaire en ligne.

Planeta En , la holding éditoriale espagnole Grupo Planeta rachète à Wendel le groupe Editis. Cependant, en , la Cour européenne de justice invalide la décision du par laquelle la Commission européenne validait le rachat de 60 % des actifs de VUP par Wendel Investissement. En , Editis acquiert les éditions Tana, puis en , les éditions Sonatine..

En , Editis annonce son souhait de racheter au groupe La Martinière son pôle de distribution composé de Volumen et Loglibris. Cette acquisition est validée par les autorités françaises de la concurrence. Le même mois, Editis cède le belge De Boeck à Ergon Capital.

Vivendi-Bolloré En , le groupe Vivendi, dont Bolloré SE est un actionnaire majeur, annonce l'acquisition de Editis auprès de Grupo Planeta, alors en difficulté sur ce secteur géographique, pour d'euros. En , l'Autorité de la concurrence ayant autorisé ce rachat., Vivendi finalise l'opération en acquérant la totalité du capital de Editis.

Fin , Editis signe un accord avec les éditions Jungle afin de renforcer sa position dans la bande dessinée et le roman graphique, deux secteurs absents de l'entreprise ; ce partenariat se traduit par une prise de participation de 30 % d’Editis dans le capital de Jungle..

En , Editis annonce le lancement de Black River, une entité entièrement consacrée aux comics, principalement par le biais de traduction de bandes dessinées américaines.. Il s'agit de la d'édition appartenant au groupe Editis..

Échouant dans son objectif de rapprocher Editis et Hachette en raison de l'intransigeance du régulateur européen de la concurrence, Vivendi envisage finalement en de céder Editis.. Xavier Niel, Daniel Křetínský, Reworld Media et Mondadori se portent candidats au rachat..

Polémique En , Editis suspend la sortie de l'ouvrage de Guillaume Meurice et Nathalie Gendrot, Le Fin Mot de l'histoire de France en , considérant que certains passages, notamment l'un consacré à Vincent Bolloré (premier actionnaire de Vivendi), pourraient donner lieu à contentieux.. La directrice de la communication du groupe explique que Guillaume Meurice aurait été prévenu .. Meurice explique au contraire qu'il avait refusé tout caviardage et avait finalement obtenu l'assurance que le livre sortirait tel quel.. L'ouvrage est finalement publié par Flammarion..

Achat par Czech Media Invest En , Daniel Křetínský, avec le groupe IMI (International Media Invest), filiale de CMI, entre en négociations exclusives avec le groupe Vivendi de Vincent Bolloré pour racheter 100 % du capital d’Editis, illustrant sa volonté de s'implanter plus encore dans les médias..

La cession d'Editis est officialisée le ..

En , l'Union européenne donne son feu vert à l'acquisition d'Éditis par Daniel Krétensky.

En , Denis Olivennes devient président d'Editis. et Catherine Lucet, ancienne directrice du pôle éducation d'Editis, est nommée directrice générale.

Devant les salariés d’Éditis, Denis Olivennes explique, en , qu’il va falloir « publier moins pour vendre plus ».. En mars, selon Le Monde, En août, Editis rachète les éditions Delcourt, éditeur français de bandes dessinées., portant ainsi sa part de marché dans ce secteur à 15 %..

À la fin de l’exercice 2024, Editis enregistre un résultat opérationnel de 24 millions d’euros (et un résultat net de 1,1 million d'euros) contre un gain opérationnel de 21,7 millions d’euros l’année précédente (et une perte de 17,3 millions d’euros) pour un chiffre d’affaires de 773 millions d’euros..

Événements internes de 2024 En , à la suite d'un regroupement de ses activités, Editis annonce le départ de Lise Boëll qui était à la tête des éditions Plon. depuis ..

La rentrée de est marquée par une série de drames : la mort le d'Amélie Courty-Cayzac, directrice des ressources humaines du groupe. et, le , de Sophie Charnavel, directrice de Robert Laffont..

Sociétés du groupe thumb|right|Siège social, 92 avenue de France à Paris En 2022, le groupe Editis compte plus de d'édition, dans trois pôles principaux : littérature, éducation et ouvrages de référence. Le groupe Editis est signataire de la Charte de l’édition en format accessible de l’Accessible Books Consortium..

Littérature Le pôle littérature est composé de plusieurs groupes dont Edi8, Place des éditeurs, Groupe Robert Laffont et Univers Poche.

Éducation Éditions Bordas CLE International Nathan Éditions MDI Éditions Retz Daesign Orthodidacte Educlever

Ouvrages de référence Dictionnaires Le Robert

Notes et références

Liens externes

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