Jouy-en-Josas est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France, le long de la vallée de la Bièvre, au nord du plateau de Saclay et de la vallée de Chevreuse, et au sud de Versailles.
Jouy-en-Josas se distingue par son environnement naturel exceptionnel, avec notamment la forêt de Versailles qui borde la commune au nord et la vallée de la Bièvre qui traverse Jouy de part en part.
Géographie Voies routières Jouy-en-Josas est une ville de la banlieue parisienne située à quatre kilomètres au sud-est de Versailles et à au sud-ouest de Paris.
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Paris ainsi que dans son unité urbaine et son bassin de vie. Elle fait partie de la zone d'emploi de Versailles-Saint-Quentin.
Voies de communication et transports L'A86 et la RN 12 bordent le nord du territoire communal et par Paris avec la RN 118.
Transports ferroviaires La ville est reliée à Versailles par le Transilien V (ex-branche C8 du RER C) grâce aux gares de Jouy-en-Josas, Vauboyen et Petit Jouy - Les Loges. Ces deux dernières ont la particularité d'être à cheval sur les communes de Jouy-en-Josas et de Bièvres ou des Loges-en-Josas. Ainsi pour la gare de Petit Jouy - Les loges, la maisonnette abritant le guichet est située sur la commune des Loges, les quais se situant sur la commune de Jouy.
Avec 6 passages à niveau à Jouy-en-Josas, il s'agit d'une des communes qui concentre le plus de passages à niveau en Île-de-FranceAvec 6 passages à niveau dans Jouy-en-Josas, on « serre les fesses en permanence » face au risque d’accident.
Transports en commun routiers La commune est desservie par : les lignes 6122, 6132, 6135, 6136, 6164, 6171, 6172, 6173, 6174, 6176, 6178, 6185 et Soir du réseau de bus de Vélizy Vallées ; par la ligne 4609 du réseau de bus Paris-Saclay.
Communes limitrophes Les communes limitrophes sont Vélizy-Villacoublay au nord-est, Bièvres (Essonne) à l'est, Saclay (Essonne) au sud, Toussus-le-Noble à l'extrême sud-ouest, Les Loges-en-Josas à l'ouest, Buc au nord-ouest et Versailles au nord-nord-ouest.
Hydrographie vignette|redresse=1.4|Carte hydrographique de la commune. Jouy est drainée par la Bièvre, un affluent du fleuve la Seine.
À l’ouest, à son entrée sur le territoire communal, la rivière est divisée en deux bras. Un bras naturel au nord qui parcourt le parc des Bas Près, longe l’avenue Jean-Jaurès en passant à proximité de la gare. Un bras artificiel surélevé qui passe sous la voie ferrée puis sous le pont d’Austerlitz sous la route des Loges, puis longe la rue de la Libération de l’autre côté du domaine du château qui fait partie du campus d’HEC et passe sous la voie ferrée près du passage à niveau de la rue Oberkampf. Ce bras surélevé alimentait deux moulins, le moulin Saint-Martin et le Vieux Moulin rue Oberkampf. Ces deux moulins furent rachetés par l'industriel Oberkampf.
Les deux bras se rejoignent près de la Mairie. Le bras unique longe le côté nord de la rue Jean-Jaurès et pénètre dans le domaine de l’INRA où il se divise encore. La partie sud du territoire communal est parcourue par un affluent de la Bièvre, le ru Saint-Marc ou ru de Saint-Mard, qui prend sa source à Toussus-le-Noble au lieu-dit le Trou salé, alimente plusieurs étangs, traverse le golf de Saint-Marc et le campus HEC également par des étangs et se jette dans la Bièvre par une petite chute à la limite du domaine du château (HEC)..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Toussus-le-Noble à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Milieux naturels et biodiversité Près de la moitié du territoire, soit environ , est couvert de bois.
Urbanisme Typologie Au , Jouy-en-Josas est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..
Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ...
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu 24,6 % 252Aéroports 0,8 % 8Équipements sportifs et de loisirs16,3 %167Terres arables hors périmètres d'irrigation 12,3 % 126Systèmes culturaux et parcellaires complexes 3,3 % 34Forêts de feuillus 42,7 % 437Source : Corine Land Cover.
Habitat et logement En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2016 et de en 2011..
Parmi ces logements, 91,8 % étaient des résidences principales, 3 % des résidences secondaires et 5,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 40,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 47,9 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Jouy-en-Josas en 2021 en comparaison avec celle des Yvelines et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (3 %) supérieure à celle du département (2,6 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %). + Le logement à Jouy-en-Josas en 2021. Typologie Jouy-en-Josas. Yvelines. France entière. Résidences principales (en %)91,891,182,2 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)32,69,7 Logements vacants (en %)5,26,38,1
La commune respecte les obligations qui lui sont faites par l'article 55 de la loi SRU de disposer d'au moins 25 % de son parc de résidences principales constituées de logements sociaux.
Toponymie vignette|redresse=0.8 Jouy est attesté sous la forme latinisée de Gaugiaco au début du ., Gaugiacum au , puis Joi au , Joe, Jouy en 1466 et Joiacum in vall Galliæ en 1498Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois..
Il procède, comme la plupart des , , , Gaugeac, etc., du type toponymique gallo-roman , basé sur le nom de personne chrétien Gaudius (latin gaudium, gaudia, joie), suivi du suffixe -acumAlbert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., d'où le sens global de « propriété de Gaudius ».
Jouy était le nom d'un des deux vici portant ce déterminant de localisation Josas, dans l'ancien pays de HurepoixVictor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des sciences morales, des lettres et des arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), p. 240..
Josas était le nom de l'archidiaconé de l'ancien diocèse de Paris, celui qui s'étendait au sud de la Seine, il s'est appelé, depuis le , « archidiaconé de Josas »..
Histoire Moyen Âge Josas était le nom d'un des deux vici composant l'ancien pays de Hurepoix, l'autre étant au nord-est le pays de Châtres (pagus Castrensis), nommé actuellement Arpajon. C'était une circonscription ecclésiastique, l'un des trois (archidiaconats) de l'évêché de Paris, attestée sous les formes latinisée Archidiaconus Josiacensis en 1352 et française Josays en 1525. Les deux autres archidiacres étaient ceux de Paris et de Brie, ils occupaient les premiers rang du chapitre de la cathédrale, après le doyen et le grand chantre. L'archidiaconat de Josas comprenait lui-même deux doyennés, celui de Châteaufort et celui de Montlhéry.
Diverses découvertes attestent une présence gallo-romaine en divers lieux de la commune dont le nom est celui du possesseur romain d'un domaine à l'époque de Dioclétien : Gaudiacum*, domaine de Gaudius. Le vocable de l'église qui est Saint-Martin pourrait être la trace d'une fondation ancienne. La première mention écrite de Gaugiaco remontent au début du Albert Dauzat, Dictionnaire étymologique des noms de lieux de France, Larousse, 1963., époque où cette terre dépendait de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés dont les moines ont procédé au défrichement des terres. Cette église avait un chapitre en 1784, date où il décide d'abattre une statue de saint Christophe.
Avec les guerres successives, la guerre de Cent Ans, puis la peste noire, la population fut progressivement anéantie et en 1466, la paroisse ne comptait plus que trois feux. À partir de cette date, Jouy devient une terre laïque dont la seigneurie sera donnée à diverses familles s'étant illustrées par leurs services rendus au roi. Jean Poncher, général des finances du Languedoc, de Dauphiné, puis de Provence, bailli d'Étampes, trésorier des guerres, est seigneur de Jouy en 1534. Son fils Nicolas Poncher, secrétaire du roi, lui succède comme bailli d'Étampe, devient vice-président de la Chambre des comptes, et n'ayant pas d'enfant, cède la seigneurie de Jouy en 1542.