Joseph Fernex, mort assassiné le à Lyon, est un révolutionnaire français.
Ouvrier de la soie à Lyon, proche de Chalier, il est l'un des cinq juges de la commission révolutionnaire installée dans la ville après la victoire des armées républicaines sur la municipalité rebelle. Un historien du siège de Lyon prétend que . Lui-même disait souvent :
En , il est nommé juge à la commission populaire d'Orange, présidée par Jean Fauvety. Après le 9 Thermidor, la commission est suspendue le , et le comité de salut public ordonne l'arrestation de ses membres le 27. Échappant aux poursuites, il se cache à Miribel, où il est arrêté et ramené à Lyon. Extrait de la maison d'arrêt le (26 pluviôse an III), à 14 heures, escorté par 20 hussards, 20 soldats, 4 gendarmes et 4 guides à pied, il est massacré par la foule, qui lui jette des pierres et lui donne des coups de canne, alors qu'on le conduisait des Terreaux à la prison Saint-Joseph, et son corps est jeté dans le RhôneBruno Benoît, L'identité politique de Lyon, entre violences collectives et mémoire, Pars, L'Harmattan, 1999, 239 pages, p. 43 .. Ce meurtre, qui cause une profonde émotion, marque le déclenchement de la Terreur blanche.
Notes et références
Catégorie:Personnalité politique de la Révolution française Catégorie:Décès en février 1795 Catégorie:Mort assassiné en France Catégorie:Date de naissance non renseignée (XVIIIe siècle)