Leonardo dispose de 21 % d'Eurofighter GmbH|vignette

Leonardo S.p.A., anciennement Finmeccanica S.p.A., est le deuxième groupe industriel italien, l'un des premiers constructeurs au monde d'hélicoptères civils et l'un des principaux groupes internationaux du secteur aéronautique et spatial. Il est spécialisé dans l’armement, dans les hélicoptères, dans l'aéronautique, dans l'industrie spatiale ainsi que dans l'énergie.

La société est installée dans plus de cent pays et notamment en Grande-Bretagne et aux États-Unis, où le groupe a racheté de nombreuses entreprises de défense. Il employait plus de 60 000 salariés fin 2024 et a réalisé cette année-là un chiffre d'affaires de plus de 17 milliards d'euros.

La société a changé son nom en Leonardo S.p.A. le . Le changement de nom (en référence au scientifique italien Léonard de Vinci ), fait partie d'un programme de restructuration porté par l'administrateur délégué Mauro Moretti, depuis le début de son mandat en 2014.

Leonardo se classait en 2025 au pour la production d'armementD'après Defense News Top 100 Liste pour 2025.

Le , Leonardo annonce racheter la partie militaire du groupe italien Iveco.

Historique Née en 1948 sous forme de holding financière du secteur mécanique, Finmeccanica est l'une des multiples divisions intégrées à la holding de l'Etat italien IRI. Elle est restée une holding diversifiée et soumise aux pressions politiques des différents gouvernements jusqu'en 1980, date à laquelle la réorganisation générale du secteur des participations d'État a été menée.

Le projet industriel de la À partir de 1982 et sous l'impulsion de Fabiano Fabiani, son Directeur Général et Administrateur Délégué, le projet d'une voit le jour. La volonté était de centraliser au cœur même de la holding financière publique toutes les entreprises italiennes intervenant dans les secteurs techniques de pointe afin d'atteindre la taille critique pour justifier de la présence italienne dans le monde ; devenir l'un des leaders mondiaux dans les technologies spatiales (où Fiat était l'un des leaders mondiaux dans les systèmes de propulsion), la défense, la robotique, la micro-électronique, qui étaient jusqu'alors fragmentées entre les divisions Finmeccanica et STET, toutes deux appartenant à l'IRI, Aviofer et FinBreda appartenant à l'EFIM, une autre holding d’État. Ces holdings d’État, avec un statut privé, bien qu'ayant le même actionnaire, se sont retrouvées en concurrence souvent sans le savoir.

Finmeccanica put ainsi, après sa sortie du giron public, acquérir des participations importantes dans de nombreuses sociétés privées italiennes et mondiales comme Aermacchi, célèbre constructeur d'avions, de Officine Aeronavali de Venise). Ce processus d'organisation fut relativement lent.

À cette époque, Finmeccanica détenait notamment les groupes : Aeritalia, née de la fusion en 1969 de Aerfer avec la division aviation du groupe Fiat SpA-Fiat Avio), et spécialisée dans les avions civils moyen-courriers, tous avions militaires, et surtout fabricant de composants complets pour les gros porteurs : fuselage et empennage des Boeing notamment, Alfa Romeo divisions automobiles de tourisme et véhicules utilitaires, entreprise vendue en 1986 à Fiat Auto, Ansaldo, très ancienne et importante société de mécanique, créée en 1853, grand constructeur de navires, de trains et de centrales électriques, convertie à l'électronique industrielle, les centrales nucléaires (dont Superphénix en France) et le secteur ferroviaire à grande vitesse avec les ETR 500 et 1000.

Le rachat des sociétés de la STET Un progrès sensible dans la concentration des entreprises technologiques avancées fut atteint lorsqu'en 1989, STET céda à Finmeccanica trois entreprises clé : Selenia Industrie Elettroniche Associate S.p.A., spécialisée dans les technologies spatiales et dans les systèmes de défense - missiles - qui fusionnera avec Aeritalia pour donner naissance à Alenia, Elsag (Elettronica San Giorgio), spécialisée dans la robotique et les automatismes industriels, SGS-Thomson, coentreprise italo-française dans les semi-conducteurs, qui, après la sortie de Thomson du capital en 1992 devint ST Microelectronics. C'est aujourd'hui le premier fabricant européen et le mondial.

En 1990 Finmeccanica rachète les activités industrielles en Italie du groupe anglais Ferranti, qui regroupait OTE (communications mobiles), LABEN (espace) et Elmer (électronique). Le groupe britannique Ferranti a fait faillite en 1993.

Les années 1990 La principale difficulté rencontrée par Finmeccanica fut son manque de disponibilités financières pour lui permettre de procéder rapidement à la croissance planifiée sachant que son actionnaire principal n'aurait jamais pu soutenir seul cet effort.

C'est ainsi qu'en 1993 le groupe Finmeccanica ouvre son capital et est introduit en bourse.

Lorsque l'État italien décida de dissoudre l'EFIM en 1994, Finmeccanica a pu constituer le pôle national italien de défense en reprenant des entreprises historiques comme : Breda Meccanica Bresciana, spécialiste des armes et munitions, OTO Melara de La Spezia, spécialiste des véhicules militaires d'assaut et d'artillerie, Officine Galileo de Florence, spécialiste des systèmes de guidage, Agusta de Varese, fabricant mondial d'hélicoptères civils et militaires.

En 1996 se concrétise la fusion des divisions ferroviaires Ansaldo et Breda, pour donner naissance à AnsaldoBreda.

Dans les années 1990, ailleurs dans le monde, Finmeccanica racheta des grandes entreprises comme : les américains Bailey Controls Company en 1989 et Fisher & Porter Company en 1994, l'allemand Hartmann & Braun, en 1996. Trois entreprises spécialisées dans l'automation industrielle qui sont intégrées dans Elsag Datamat. La division civile du groupe Elsag-Bailey a été cédée à ABB en 1999, la division militaire a été renommée Selex-Elsag S.p.A..

Les années 2000 Entre 1999 et 2000, Finmeccanica signe d'importants accords internationaux qui donneront une nouvelle impulsion à son développement au niveau mondial avec : l'anglais (MES) devenu BAE Systems, Finmeccanica créera une coentreprise : AMS, qui fusionne toutes les activités de défense de Selenia, l'anglais GKN avec qui Finmeccanica va créer Agusta Westland, le second producteur d'hélicoptères au monde, qu'il rachètera intégralement en 2004.

Le groupe Finmeccanica a été privatisé en juin 2000, par la mise en bourse des actions détenues par l'IRI. À la suite de cette opération, l'État Italien conserve 32,45 % du capital.

Malgré l'importante participation dans STMicroelectronics et le maintien des activités industrielles de base comme l'énergie et le secteur ferroviaire, à partir de 2001, sous la présidence de Pier Francesco Guarguaglini, la stratégie de développement de Finmeccanica se porte sur les domaines de l'espace et de la défense. Des rachats importants ont été opérés : en 2002 : l'Anglais Marconi Mobile dans les télécommunications, les Italiens Telespazio, spécialiste des transmissions satellites et Aermacchi, important constructeur d'avions d'entraînement militaire, en 2004 : le rachat intégral des coentreprises Agusta Westland et AMS, et de toutes leurs filiales dans le monde.

Finmeccanica reste l'un des principaux acteurs mondiaux dans son domaine avec ses filiales Ansaldo Energia, Ansaldo STS et AnsaldoBreda.

Finmeccanica a maintenu sa participation dans STMicroelectronics et garde une participation de 25 % dans Avio (ex Fiat Avio), principal constructeur de propulseurs d'avions, fusées et pour navires. Avio a été cédée par le groupe Fiat SpA en 2003.

En , Finmeccanica finalise le rachat pour 5,2 milliards de dollars de DRS Technologies, un groupe américain d'électronique de défense créé en 1968 et ayant réalisé 2,8 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2007.

En , Ansaldo Energia, qui était précédemment possédé à 55 % par Finmeccanica et à 45 % par le fonds américain First Reserve, est rachetée à 85 % par la CDP - Cassa Depositi e Prestiti, (équivalent de la Caisse des dépôts et consignations française), à travers le Fondo Strategico Italiano, pour 777 millions d'euros. Finmeccanica conserve 15 % d'Ansaldo Energia et récupère, avec cette transaction, 400 millions d'€urosFinmeccanica to sell power unit to Italy state fund for 777 million euros, Reuters, Danilo Masoni, 4 octobre 2013Finmeccanica agrees to sell Ansaldo Energia to state fund: official, Reuters, 4 octobre 2013.

En , Finmeccanica annonce la vente de sa filiale ferroviaire, AnsaldoBreda et sa participation de 40 % dans Ansaldo STS, au groupe japonais Hitachi pour 810 millions d'euros. Hitachi devra, par la suite, lancer une OPA sur l'ensemble des participations d'Ansaldo STS pour un coût d'environ 1,86 milliard d'eurosLe Japonais Hitachi met la main sur les activités ferroviaires de Finmeccanica, La Tribune, 24 février 2015.

De Finmeccanica à Leonardo À partir de , l’opération de refonte de l'image de marque de la société, voulue par Mauro Moretti avec la proposition de changer la dénomination sociale à partir du de la part du conseil d’administration à l’assemblée des actionnaires, va être lancée.

Avec l’approbation de la nouvelle dénomination de la part de l’assemblée des actionnaires, qui a eu lieu le , Finmeccanica devient officiellement Leonardo à partir du , un nom choisi en référence au peintre et scientifique italien Leonardo da Vinci.

En , la filiale américaine du conglomérat de défense italien, , rachète la filiale américaine de . La nouvelle filiale de Leonardo est cotée au Nasdaq et à la bourse de Tel Aviv sous le nom de DRS, les actionnaires de RADA détiennent 19,5 % de la nouvelle entité combinée et Leonardo le reste (80,5 %).

En , le groupe annonce créer une co-entreprise à 50-50 avec l'allemand Rheinmetall dans le domaine des chars et systèmes de défense terrestres. Cette co-entreprise, nommée Leonardo Rheinmetall Military Vehicules (LRMV), a pour premier objectif de fournir des véhicules de combat à l'armée italienne, dont un nouveau char.

En , Airbus, Thales et Leonardo annoncent fusionner leurs activités dans le secteur des satellites pour un horizon de 2027. De manière plus détaillé, la fusion concerne les filiales Space Systems et Space Digital d'Airbus, les filiales Thales Alenia Spacen Telespazio et Thales Seso de Thales et les filiales Telespazio et Thales Alenia Space de Leonardo, pour créer un ensemble ayant 25 000 employés et un chiffre d'affaires de 6,5 milliards d'euros détenus à 35 % par Airbus et 32,5 % par Thales, ainsi qu'à 32,5 % par Leonardo.

Chronologie

jaune : filiale de Finmeccanica

Les différentes activités du groupe Électronique de défense et de sécurité Dans le secteur de l'électronique de défense et de sécurité, Leonardo est le numéro 2 européen et numéro 6 mondial. Ses différentes filiales sont : DRS Technologies, basée à Parsippany dans le New Jersey, était un groupe d'électronique de défense américain, de défense américain lors de son rachat par Finmeccanica en 2008 selon le classement Fortune SELEX Elsag, basée à Gênes, fabrique des systèmes de télécommunication critiques SELEX Galileo est actif dans l'avionique et l'optronique, SELEX Sistemi Integrati est présent dans les radars.

Hélicoptères AW139|vignette La filiale d'hélicoptères Agusta Westland, détenue à 100 % depuis 2004 (rachat de la part de BAE Systems). Leonardo possède également 32 % du GIE NHIndustries.

Aéronautique M-346|vignette