Massimiliano Fuksas, né le à Rome, est un architecte contemporain italien.

Biographie 300px|vignette|droite| Archives nationales de France à Pierrefitte-sur-Seine 280px|vignette|Armani Store à Tokyo Il est né d’un père lituanien et d’une mère italienne d’origine française et autrichienne. Après la mort prématurée de son père, il part vivre à Graz chez sa grand-mère maternelle. Il reçoit d'abord une formation de peintre avant de se tourner vers la carrière d'architecte. Il s'initie à la couleur auprès de Giorgio De Chirico, personnage qui marquera toute sa carrière. D'ailleurs, il ne délaissera jamais la peinture en parallèle de sa carrière d'architecte.

Il fonde en 1967 son premier atelier avec sa première femme Anna Maria Sacconi et obtient son diplôme d'architecte auprès de la faculté d'architecture de l'université de Rome « La Sapienza » en 1969.

Au départ, il exerce son art dans le domaine des cimetières. Pour le cimetière d'Orvieto, il renoue avec la tradition étrusque en utilisant le tufo pour construire un rempart. À Civita Castellana, c'est une enceinte elliptique inspirée de Giotto qu'il imagine.

Fuksas a enseigné à Rome, Stuttgart, à l'université Columbia à New York, à Hanovre et à l'académie des arts plastiques à Vienne (jusqu'en 1997).

En 1989, il ouvre sa deuxième agence rue du Temple, à Paris, et en 1996, le troisième atelier à Vienne (Autriche). En , il est responsable de l'architecture de la ville de Venise, puis membre des conseils de réalisation architecturale de Berlin et Salzbourg. Fuksas est conseiller de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle à Paris.

Il obtient le grand prix national de l'architecture en 1999. Il a été directeur de la Biennale de Venise en 2000, qui avait pour thème « Moins d'esthétique, plus d'éthique ».

Fuksas est également engagé politiquement et n'hésite pas à intervenir dans le débat public. En , lors de l'émission télévisée , il fait la relation entre la victoire électorale de Silvio Berlusconi et l'« ignorance abyssale » des Italiens. Voulant démontrer son propos, il fustige Berlusconi, qui aurait attribué à Jules César la citation « J'aimerais mieux être le premier dans ce village que second à Rome » alors que, selon Fuksas, la sentence aurait été de Cicéron. Dans les jours qui suivirent, la presse ne manque pas de railler à son tour Fuksas après avoir démontré que la phrase était bien attribuée à Jules César par Plutarque.

En 1999, il prend position contre les travaux engagés par Francesco Rutelli, alors maire de Rome, dans l'optique du Jubilé du Vatican. « Francesco Rutelli s'est plié aux intérêts de l'Église, des grandes familles de propriétaires et aux commerçants ! », s'insurge-t-il dans une violente tribune, dénonçant les dépenses occasionnées par la restauration d'une centaine d'églises et d'autant de sites archéologiques et de musées.

Son engagement lui vaut d'être au cœur d'anecdotes picaresques relatées par la presse italienne. En , il se bat avec l'homme politique Guido Bertolaso dans le restaurant romain La Nuova Fiorentina, après l'avoir traité de « voleur » et de « merde fasciste ».

Depuis , il fait l'objet d'une procédure pénale ouverte par le procureur de Marsala, en Sicile, en raison de la construction d'un somptueux domaine réalisé sans les autorisations nécessaires au cœur du parc archéologique de l'île de Pantelleria.

Il partage sa vie avec Doriana Fuksas, qui dirige les projets de design de l'agence.

Principales réalisations 200px|vignette|droite|Zénith de Strasbourg vignette|Centre Peres pour la Paix à Tel Aviv-Jaffa Complexe scolaire à Anagni (Italie). Restructuration de l'ensemble Candie-Saint Bernard à Paris. Constructions d'université à Brest et Limoges. Transformation d'une église en médiathèque « Espace Diderot » à Rezé. Cité universitaire Flora Tristan, Hérouville-Saint-Clair. Maison des Arts (MDA), Université Bordeaux Montaigne, Bordeaux en 1994. (rénovation en 2012) Le centre commercial « Europarc » à Salzbourg. Deux gratte-ciel de bureau et un Kinocenter à Vienne. Constructions d'habitation et de bureaux à Hambourg, Milan et Paris. La Maison de la Communication à Guyancourt en 1991. L'entrée de la grotte de Niaux, en Ariège (1994) La Foire de Milan (2005) Photos Zénith de Strasbourg. Zénith d'Amiens (6000 places) My "Zeil" - Centre commercial à Francfort-sur-le-Main. Archives nationales à Pierrefitte-sur-Seine Lycée hôtelier Georges Frêche à Montpellier, quartier Port Marianne, 2012 Palais de l'Union Militaire à Rome Église Saint Paul l'Apôtre à Foligno, Italie en 2009

En projet « La maison de la paix » en Israël Salle de congrès dans le quartier EUR (Esposizione Universale di Roma) à Rome Images Futur complexe Euroméditerranée (Marseille) en collaboration avec les agences d'architecture Mathoulin-Jardin et Lehoux-Phily-Samaha.

Citations

Références bibliographiques Ruggero Lenci, Massimiliano Fuksas. Oscillazioni e sconfinamenti, Torino, Testo e Immagine Ed., 1996 Massimiliano Fuksas, Building, Actar, 2011 ()

Notes et références

Liens externes

Site officiel Massimiliano Fuksas sur Archiguide

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