Le Batofar (ex-Osprey) est une salle de spectacle maintenant située à Paris, créée en 1999 dans un ancien bateau-feu amarré au port de la Gare, en bordure de Seine, dans le de Paris, face à la Bibliothèque nationale de France.

Le Batofar peut accueillir jusqu'à 300 personnes dans , dont une salle de concert de Selon la présentation qu'en fait le site du Batofar. L’été, l’établissement propose une restauration en terrasse.

Depuis son rachat en , l'établissement qui avait fermé pour une rénovation-reconversion ré-ouvre en 2019 sous le nom de Bateau Phare ; tout en conservant une vocation festive et musicale, .

Du bateau-feu au Batofar

Le Batofar est un des rares bateaux-feux (ou bateaux-phares) encore visibles en France, ce type de bateau ayant cessé toute activité sur le territoire national (seulement cinq exemplaires sont visibles en France dont trois sont conservés dans des musées maritimes).

Baptisé Osprey à l'origine, il est construit à Dartmouth (Royaume-Uni) par le Chantier Philips & Son et lancé le . Il est un des derniers light ships (bateaux-feux) irlandais mis en service pour le compte du Commissioners of Irish Lights. Il était stationné le long des cotes irlandaises, de 1955 à 1975, date de sa désaffectation. Il fut alors vendu au port de New Ross (Irlande) où, après une première transformation, il devint un dépôt de fuel à flot, puis servit de logement pour les pilotes jusqu'en 1997Selon Jérôme Billard site Marine-marchandeSelon les informations données par l'architecte naval ayant conduit le chantier de restauration du Batofar, Herskovits, Thômé & Tobie sur son site.

Remorqué en 1997 au Havre, le bateau arrive à Paris à la fin de l'année suivante. Il est progressivement réhabilité en équipement culturel par l'association « Signe et Eau », puis donnera naissance au « Batofar » en 1999, à l'initiative notamment d'Alain Monnier dit Mona Van CoctoVoir par exemple l'édition officielle des Petites Affiches du 20 juillet 2015 prenant acte de la création de la société Razzle par Alain Monnier (lire en ligne), photographe puis entrepreneur artistique, après sa première tentative avec la jonque « Guinguette Pirate »Divorce à l'amiable à la « Guinguette Pirate » sur www.leparisien.fr (consulté le 6 février 2019). À Paris, la transformation technique est réalisée par Herskovits, Thômé & Tobie, architecte naval. En 1999, l'artiste Invader colle la mosaïque PA_209 sur sa coque.

Mais le lieu connaitra des moments difficiles du début à la fin (rapports complexes avec le voisinage, également avec le bailleur, programmation couteuse, fréquentation insuffisante, crues). Initialement, le Batofar oriente principalement son projet artistique en direction des musiques électroniques. En , le Batofar subit une première fermeture administrative de 7 joursFermeture administrative du Batofar pendant 7 jours sur lesinrocks.com (consulté le 13 août 2018) (il y en aura d'autres). La rentrée 2004-2005 est l'occasion de le relancer avec une nouvelle équipeCf. Journal du Batofar, 28 mai 2005, . La programmation s'ouvre à l’ensemble des musiques actuellesSelon le site Art Factories mais aussi aux arts numériques ainsi qu'à des numéros scéniques, à des ateliers artistiques (danse, slam, arts plastiques, etc.) et aux rencontres artistiques et culturelles. Le Batofar devient alors un repère alternatif de culture urbaine contemporain dans une ambiance de bar à cocktails. De nouveaux projets tels que Le Journal du Batofar, journal gratuit distribué à dans Paris (jusqu'en ), et le site internet batofar.org sont lancés. Une formule de bar-restaurant de nuit est lancée en 2013 sous la dénomination de Le WagonLe Wagon sur le site officiel du Batofar mais la gestion reste fragile.

Le Batofar était jusqu'ici géré par la SARL Batofar sous la houlette de Alain Monnier qui avait repris les rênes après en avoir laissé la gérance à d'autres. Son bailleur, propriétaire de la coque, est la holding « Osprey », gérée par Frédéric Lebaupin, qui détient notamment l’iBoat, un ancien ferry, créé à Bordeaux également par Alain MonnierLE BATOFAR TIRE LES SIGNAUX DE DÉTRESSE sur next.liberation.fr (consulté le 6 février 2019). En la société exploitante entre en liquidation judiciaire (alors que la holding dont dépendait le Batofar est toujours en activité)INTERVIEW DE MONA VAN COCTO, CRÉATEUR DU BATOFAR ET DE L'IBOAT sur www.couvre-feu.fr (consulté le 2 février 2019). Depuis cette date, le Batofar n'est plus ouvert. Une réouverture était à l'automne de la même annéele Batofar annonce sa fermeture pour une rénovation complète sur (consulté le 13 août 2018)http://parislanuit.fr. Son rachat en Fini l’underground, le Batofar va se transformer en péniche “chic et lounge” sur telerama.fr (consulté le 2 février 2019) annonce la fin sans doute définitive du genre électronique. Le la structure éclairante du navire est démontée marquant le signal de son prochain transfert au Havre pour rénovation.

Outre l'iBoat de Bordeaux (2011), un concept similaire au Batofar, c'est-à-dire l'idée d'associer un bateau de patrimoine à un contenu festif, a été exporté à Budapest (Hongrie), à l'initiative de Krisztina Rády ; il s'agit de l’ancien transporteur de pierres l’A38 (2003)Krisztina Rády a mis un peu de Hongrie dans le cœur des Français, Courrier International. En revanche, le projet du Razzle à Lyon initié également par Alain Monnier n'a pas abouti dans cette villeQui veut la peau du Razzle ? Ou le projet culturel impossible à Lyon sur rue89lyon.fr (consulté le 6 février 2019)Mais pourquoi donc le Razzle n'ouvre pas ? sur petitpaume.com (consulté le 6 février 2019) mais ce bateau-phare est désormais amarré à Marseille, port de l'Estaque, en attente d'ouvertureLe Razzle, le bateau phare culturel qui attend son heure sur www.tourisme-marseille.com (consulté le 6 février 2019).

Le successeur du Batofar : le « Bateau Phare »

Cyril Michel, directeur du festival « Ernest Wiehe Jazz Festival » sur l’île Maurice et ancien hôtelier sur place a racheté le bateau à l’administration judiciaire en . Son projet, en association avec Vincent Clouzeau et Vlassia Ferrie, est construit "autour du voyage". . Après son retour de travaux, le Batofar devait renouer avec son nom d'origine : « Bateau Phare Osprey », qui était la nouvelle dénomination envisagée par le nouveau propriétaire qui n'a pas racheté la marque « Batofar »Batofar : quelles sont les raisons de la mort silencieuse de la célèbre péniche alternative ? sur www.traxmag.com (consulté le 9 mars 2020).

En , une terrasse à quai de est ouverte de façon saisonnière, en amont de la réouverture du bateau qui a lieu en juillet. L'établissement est finalement dénommé « Bateau Phare »LE BATEAU PHARE INAUGURE SA TERRASSE INSPIRÉE DU VOYAGE sur www.cnews.fr (consulté le 9 mars 2020).

Caractéristiques du bateau-feu Longueur : hors tout, environ de longueur de la ligne de flottaison, environ sur quille Largeur : Creux : Déplacement : environ Tirant d'air avec phare : environ Tirant d'air sans phare : environ sur pavois pont supérieur, environ sur pavois avant, environ sur timonerie, environ garde corps sur timonerie Hauteur du phare :

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Sandettié, à Dunkerque (autre bateau-phare). Le Havre III, au Havre (autre bateau-phare). iBoat, concept similaire à Bordeaux.

Liens externes

Batofar illustration by Fabien Lesbordes

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