La boxe pieds-poings (abrégée BPP) désigne, depuis la fin des années 1970, tout type de sports de combat de percussion avec un port de gants de boxe. La pratique se déroule le plus souvent dans un ring de boxe (ou pour les styles à la touche contrôlée sur un praticable de tapis de chute d’arts martiaux assemblés) et appartenant à la catégorie des boxes dites Boxes sportives : c’est-à-dire règlementées de façon moderne, mettant les pratiquants en sécurité maximale, à contrario des « boxes dites martiales » issues des arts de combat ancestraux dans lesquelles les contours du règlement de rencontre ne sont pas toujours très précis..

Le pratiquant utilise, suivant le règlement fédéral de la discipline, la gestuelle de percussion avec le membre supérieur (coup de poing et coup de coude) et le membre inférieur (coup de pied, coup de genou, coup de pied de balayage), la gestuelle de projection au sol et celle dite d‘abandon de l’opposant (clé musculo-articulaire et étranglement sportif).

En France, le vocable « boxe pieds et poings » a été proposé au milieu des années 1970 par Alain DelmasAlain Delmas, professeur d’Éducation physique et sportive en université, spécialiste de sports de combat, chercheur en stratégie..

Pratiques Les types de boxes pieds_poings les plus pratiquées en Occident à partir du comprennent : La boxe chinoise ou « boxe boji » (sanda). Les boxes américaines, que l'on rencontre sous quatre formes principales : le point-fighting, le full-contact, de son nom d’origine « full-contact karaté », le kick-boxing américain ou « low-kick ». Les boxes de l’Asie du Sud-Est. On trouve : la boxe birmane ou lethwei, la boxe khmère ou kun-khmer, la boxe laotienne ou muay-lao, la boxe thaïe ou muay-thaï, la boxe vietnamienne ou vo-tu-do. Les boxes françaises : savate, le chauss'fight... Les boxes japonaises : le kick-boxing japonais, le shoot-boxing...

Définition des disciplines sportives vignette|redresse|Attaque simultanée en sur le tronc ici en contre adverse lors d’un à la face.

Boxe chinoise La « boxe boji » ou Sanda (en abrégé « BC ») est une version sportive et moderne des arts martiaux chinois, c’est-à-dire une boxe pieds-poings avec projections de type « lutte sportive ».

Codifiée dans sa forme sportive au , cette pratique issue des arts martiaux chinois (boxe chinoise : kung-fu) est devenue un sport de combat moderne mis en place en Occident dans les années 1990.

Boxes américaines Créées et codifiées aux États-Unis dans les années 1960, on trouve différentes formes de pratiques de « sports de combat de percussion » utilisant la gestuelle de coup de pied et coup de poing Les techniques de poings issues notamment de la boxe anglaise (boxe olympique), en abrégé « BA » : sport de combat de percussion pratiqué exclusivement avec les poings. Cette forme de rencontre sportive est née au et fut popularisée par James Figg (alias Tom Fig) ; elle dérive du pugilat grec pratiqué durant des jeux olympiques antiques. et balayage en compétition sur une surface de tapis ou un ring de boxe (sol matelassé) (disciplines : « no-contact », « semi-contact » (ou « point-fighting »), « full-contact karaté » et « kick-boxing américain » (« low-kick »)). Ces disciplines ont été créées pour permettre aux pratiquants de tous horizons martiaux de se rencontrer avec des règles communes et dans la formule dite de « plein impact » (ou K.O. system).

Elles sont nées aux États-Unis au début des années 1960Mike Miles, A History of Kickboxing - North America's surprisingly taboo 'kickboxing' history! (mikemiles.com) Part 2, à la suite du mécontentement de grands champions de karaté professionnel pour qui la formule de combat de l’époque manquait de contact. D’abord réservé à l’élite, la formule évolue vers des tournois dénommés « open » (c’est-à-dire ouvert à tous) regroupant différentes disciplines martiales. Elles ont été codifiées dans les années 1970 par différentes fédérations américaines de karaté.

Deux formes de rencontres coexistent :

la boxe dite de « light-contact », où les impacts sont parfaitement retenus ; la boxe de « plein-contact », où les coups sont portés avec force pouvant occasionner l’abandon d’un compétiteur.

Ainsi on trouve le light-contact version « contrôlée » du full-contact, le kick-boxing light et le semi-contact version contrôlée. Ces différentes disciplines d’origine américaine appartiennent à un ensemble appelé « kick-boxing », terme générique pour désigner les boxes pieds-poings sur l’Hexagone. D’un autre côté en France, le terme boxe américaine est également utilisé, depuis la fin des années 1970, pour désigner le full-contact, peu de temps après son lancement sur l’Hexagone, à la suite de directives ministérielles.

On trouve différentes disciplines sportives : No-contact américain (« NC », littéralement « sans contact ») : une forme de rencontre technique, « boxe sans contact », est une forme de rencontre technique, face à face et à distance proche de l’aéro-kick ; Point-fighting américain (« PF ») : aussi appelé « semi-contact » en Europe est une forme de rencontre du type du karaté sportif japonais. Il est originaire des États-Unis et créé dans les années 1970. C’est un combat aux points de type règlement de l’escrime olympique, plus proche d'un karaté sportif avec des gants et des chaussons en mousse que d’une boxe à proprement parler ; Full-contact américain (« FC »): De son vrai nom « full contact karate » ou « american Kickboxing no low kick », il fut médiatisé lors du premier championnat du monde professionnel en 1970 et prit son véritable envol en 1975 lors de la création de la Professional Karate Association (PKA). C'est une forme de boxe américaine sans coups de pied bas, c’est-à-dire sans percussion dans les jambes (une version des années 1970 existe avec low-kick et remise à la mode en 2008 par la FFFCDA), Kick-boxing américain (« LK ») : en anglais « american kickboxing with low kick » et surnommé en compétition « low-kick »Alain Delmas, Jean-Roger Callière, Origines du kick-boxing, Site Internet Boxes pieds-poings, 2000 » depuis les années 2000, notamment dans la règlementation sportive internationale, pour ne pas le confondre avec les autres kickboxings et notamment le kickboxing japonais (K-1). Cette pratique est née en 1963 aux États-Unis lors des premiers tournois américains de boxe birmane mis en place aux États-Unis par l’expert Maung Gyi. Cette forme de rencontre prit son véritable envol en 1976 lors de la création de la World kick boxing and karate association. Le « kick-light » est la version contrôlée du kick-boxing américain. Cardio-kickboxing (« CK ») : Forme de pratique des années 1990, issue des États-Unis axée sur la condition physique et notamment le développement cardio-respiratoire. Elle consiste à exécuter des techniques de boxe dans le vide, dans un ordre chorégraphié et en musique. Aéro-kick (« AK ») : Pratique de compétition qui consiste à exécuter des techniques de boxe dans le vide, dans un ordre chorégraphié et en musique. Cette forme de pratique qui a pour racines l’entraînement de boxe en musique du milieu du a pris pour modèle les principes d’entraînement inspirés du « new age californien » et des activités de mise en forme de type « cardio-training ». À l’entraînement elle se nomme le plus couramment, « cardio-kickboxing ».

Boxes de l’Asie du Sud-Est Pratiques dénommées « martiales » car issues des arts de combat ancestraux, où une grande diversité de techniques de percussion et de projection sont autorisées. Ces disciplines sont dites à « neuf armes » (c’est-à-dire : les deux poings, deux pieds/tibias, deux genoux, deux coudes et la tête).

À l’origine, dans ces disciplines, les rencontres interethniques se déroulaient « au finish » et sans véritables règles. Certains historiens pensent que ces cinq formes de combat traditionnelles se sont mutuellement influencées à la suite des mouvements de population, et notamment grâce aux ethnies communes aux pays de l’Asie du Sud-Est et codifiées dans leurs formes sportives au . On recense aujourd'hui les pratiques de compétition suivantes : Boxe birmane (en abrégé « BB ») : en birman, « bama lethwei » ou « myanma yuya ouvi » (se traduit par « boxe traditionnelle du Myanmar »). Cette célèbre pratique d’escrime des mains nues et des pieds nus est aussi ancienne que la nation birmane. Certains historiens datent ses origines à 2500 ans av. J.C. C’est une boxe « dite martiale » qui emprunte à l’héritage technique du guerrier birman toute sa panoplie de stratèges. Elle tient ses origines des pratiques des tribus primitives, des moines guerriers, de l’aristocratie et des militaires. La forme moderne est le Bando-kickboxing en abrégé « BKB » : Forme modernisée et sportive du lethwei, surnommée « boxe birmane à quatre armes » en Europe. Née en Amérique du Nord au début des années 1960, cette sorte d’escrime des pieds et des poings gantés dans un ring a donné naissance, aux États-Unis dans les années 1970, à différentes formes américaines de full-contact et de kick-boxing. Il existe, en compétition, deux formes d’affrontement : le « bando-kickboxing de light-contact » où les techniques sont parfaitement retenues et le « Bando-kickboxing de plein-contact » où les coups sont portés à pleine puissance, destinée aux pratiquants expérimentés et majeurs. Suivant les âges et le niveau technique les règles (notamment les techniques autorisées et interdites) et les conditions de compétition sont variables (notamment le temps de combat, le type de surface de combat - praticable de tapis ou ring, le port de certaines protections - casque, plastron, jambières, chaussons de boxe en mousse, etc.). Boxe khmère (en abrégé « BK ») : Dénommée « kun khmer » ou « pradal serey » est un art martial fondé au Cambodge au . Certaines fresques lui attribuent ses origines au . Boxe laotienne ou « muay lao » (en abrégé, « BL ») : art martial qui combine la culture traditionnelle populaire du monde rural et le combat sous sa forme codifiée et moderne (combat sur un ring). Il tire son origine des arts martiaux traditionnels khmers datant de l'apogée de l'empire d'Angkor sur la région. Boxe thaïe ou « muay thaï » (en abrégé « MT ») : d'après certains écrits, cette pratique de combat les poings et les pieds nus remonte au . Le « muaythaï-light » est la version contrôlée de la boxe thaïlandaise. Boxe vietnamienne ou « vo tu do » (en abrégé « BV ») : forme de boxe originaire du Sud Viêt Nam. Elle était pratiquée avec très peu de protection jusque dans les années 1970 au Vietnam. Aujourd'hui, cette forme de compétition de plein contact se pratique en France. Elle inclut les percussions de pied et de poing. Le coup de genou et de coude est autorisé sur le tronc et les projections sont particulièrement valorisées.

Boxes françaises Nées en France et codifiées dans leur forme sportive au , on trouve deux principales pratiques de compétition : Savate (en abrégé « B.F. ») : sport de combat de percussion apparut au , c'est une sorte d’escrime avec les pieds chaussés et les poings gantés se pratiquant dans un enclos de cordes. En 1976, elle prend le nom de « B.F-Savate ». Depuis les années 2000, la discipline se nomme « Savate BF » ; Chauss'fight (en abrégé, « CF ») : Pratique moderne du "chausson", plus précisément le "chausson marseillais", ancienne pratique de combat pratiquée dans les ports et dans les bateaux au dans le sud de la France. Par on entend , et par on entend combat. C'est un sport de combat de percussion avec des chaussures. Les frappes tibiales sont autorisées. Appellation créée et forme codifiée à Marseille en 2007.

Boxes japonaises Nées au Japon et codifiées dans leur forme sportive au , on trouve deux principales pratiques de compétition :