Maurice Biraud, surnommé Bibi, né le à Paris et mort le à Boulogne-BillancourtÉtat civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970, est un animateur de radio, humoriste et acteur français.
Biographie Jeunesse Il est le fils d'un employé de la Poste, Eugène Biraud, et d'une concierge, Françoise Claverie. Ses parents, qui ont perdu plusieurs enfants à la naissance, l'envoient, alors qu'il n'a que quinze jours, en nourrice à Saint-Martin-sur-Ocre (Loiret) chez Louise Colbeau, mère de neuf enfants et ayant eu quarante-trois autres enfants en nourriceTélé 7 jours , semaine du 8 au , page 112, article d'Alain Laville : « C'était Bibi ».. Il y reste jusqu'à ses cinq ans. Il va à l'école à GienTélé 7 Jours , semaine du 5 au , page 22, article de Jean Saucet intitulé « Maurice Biraud (38 ans) : "Il m'a fallu 20 ans pour passer de l'emploi de planton à celui de vedette" »..
Au commencement de la Seconde Guerre mondiale, il est évacué à Toulouse, puis à Marseille. Pendant l'Occupation, il entre dans un chantier de jeunesse où il fait du théâtre avec Louis Jourdan dans l'équipe « Joie ».
Professionnellement, après le certificat d'études, il exerce plusieurs métiers : garçon de bureau dans une affaire de charbon, planton à , aide-comptable, régisseur et enfin comédienTélé 7 Jours , semaine du 18 au , page 28, article de Paulette Durieux : « Maurice Biraud : pour moi, la vie est un spectacle. ».
Carrière vignette|redresse|gauche|Maurice Biraud en 1954 (Studio Harcourt). Après la Libération, il travaille à la radio au service de la discothèque, puis obtient quelques rôles au théâtre grâce à Francis Claude (Les vertiges de M. Flûte), Francis Blanche (la revue « Sans Issue » au Théâtre des trois Baudets) et André Gillois (Frère Jacques)Télé 7 Jours , semaine du 5 au , page 23, article de Jean Saucet intitulé « Maurice Biraud () : "Il m'a fallu pour passer de l'emploi de planton à celui de vedette" »..
Dès les années 1950, il est présent le matin sur les ondes d’Europe no 1, station de radio créée en 1955, dans l'émission Monsieur Flûte de Francis Claude, puis dans Café de l'Europe où il incarne un personnage de Français moyen un peu anarchiste, un peu de gauche, un peu de droite, qui lui vaut une grande popularité. Il interprète aussi le rôle du commissaire Socrate et de Maurice la Grammaire (puis du Grand Babu suivant dans Le fils de Furax) dans le feuilleton radiophonique Signé Furax et, en tant qu'animateur de la dans les , en compagnie de Micheline Francey puis d'Anne Perez et de « Monsieur Brandu » (Jean-Marie Lamblat). Entre 1960 et 1965, toujours sur Europe 1, il interprète le rôle d'Albert Ladurée dans le feuilleton radiophonique quotidien Hélène et son destin, où il donne la réplique à Michel Piccoli et Gisèle Pascal...
On le surnomme « Bibi » et en 1952, Michel Audiard le choisit comme parrain de son fils, Jacques.
En 1957, il rencontre une jeune comédienne, Françoise Soulié avec qui il partage un rôle dans la pièce de Claude Magnier, Monsieur Masure. Elle lui fait découvrir Collonges-la-Rouge qu’il adoptera sans conditions et qui deviendra sa réserve secrète. Ils se marient le .
En 1962, il reçoit à Barcelone le Prix Ondas du « meilleur meneur de jeu » du mondeL'Écho républicain de la Beauce et du Perche, : « Maurice Biraud, meilleur meneur de jeu ».. Au total, il reste dix ans à Europe 1.
Après la radio et la comédie, il peine à trouver du travailL'Écho républicain de la Beauce et du Perche, : .
Le cinéma lui offre enfin des rôles plus importants. Il joue dans Un taxi pour Tobrouk (1960), Le cave se rebiffe (1961), où il interprète le « Cave », le personnage éponyme, ouvrier graveur naïf, et Mélodie en sous-sol (1963). Il poursuit en 1965 avec La Métamorphose des cloportes.
En 1966, il publie Faut l'faire, aux éditions Solar, une anthologie des aphorismes et bons mots. Puis en 1967, en duo avec France Gall, ils interprètent La Petite, une chanson grivoise, co-écrite par le père de la jeune vedette. Le , il tient l'antenne durant vingt-quatre heures, ce qui constitue un grand moment de sa carrière d'animateur radio.
En 1968, il publie un deuxième recueil d'aphorismes, Allons-y gaiement, chez Solar.
Maurice Biraud demeure une des personnalités les plus populaires des années soixante, étant souvent appelé par son surnom « Bibi ».
À partir de la décennie soixante-dix, la suite de sa carrière cinématographique est moins intéressante, car on ne va lui proposer que des petits rôles. On le voit notamment sous la direction de Pierre Granier-Deferre dans Le Train (1973) et aux côtés d'Alain Delon dans Flic Story (1975). Pour la télévision, il enchaîne les tournages de feuilletons populaires dans lesquelles il joue des seconds rôles : Jo Gaillard avec Bernard Fresson, Un juge, un flic, Les Hommes de Rose avec Dora Doll, Arsène Lupin joue et perd avec Jean-Claude Brialy. On le remarque dans un rôle de médecin dans L'Esprit de famille où il rencontre un grand succès.
Il est souvent sollicité, comme Jean Valton, pour réaliser des disques publicitaires, participer à l'émission de télévision Les Grands Enfants, de 1967 à 1970, au Francophonissime dans laquelle il représente la France, en 1971-1972, et aux Jeux de 20 heures, entre 1976 et 1981. Il est également l'un des acteurs du jeu L'Académie des neuf dont trois émissions enregistrées seront diffusées après sa mort, du 3 au , tout comme ses deux derniers téléfilms, L'art de la fugue et Retour à Cherchell.
Son dernier film, Un dimanche de flic, où il donne la réplique à Victor Lanoux et Jean Rochefort sort à titre posthume le .
Vie privée vignette|Plaque commémorative en l’église de Collonges-la-Rouge. Marié à Françoise Soulié (-, date de sa mort), il a vécu à Collonges-la-Rouge (en Corrèze à au Sud de Brive) où il a restauré trois maisons.
vignette|Maison de Maurice Biraud, rue Noire à Collonges-la-Rouge.
Mort Le , il meurt d'un infarctus foudroyant à un feu rouge, au volant de sa voiture, avenue Marceau, à Paris. Sa mort, constatée à l'hôpital Ambroise-Paré à Boulogne-BillancourtListe de décès originaux de personnages célèbres, est éclipsée par celle de Louis Aragon survenue le même jour.
vignette|Pignon de la maison de Maurice Biraud, rue Noire à Collonges-la-Rouge. Il est enterré au cimetière de Collonges-la-Rouge (Corrèze). Sur sa tombe figure l'épitaphe :
Le , une plaque en son honneur est inaugurée en présence de son épouse à Saint-Martin-sur-Ocre, village où il passait tous ses étés depuis sa petite enfance.
Édition Faut l'faire, Éditions Solar, 1966 - anthologie des aphorismes et bons mots. Allons-y gaiement, Éditions Solar, 1968 - recueil d'aphorismes.
Filmographie Cinéma
1950 : Brune ou blonde de Jacques Garcia (court métrage) 1950 : Le Roi des camelots d'André Berthomieu 1950 : Garou-Garou, le passe-muraille de Jean Boyer : un collègue de Léon 1951 : La Marche - court métrage - de Michel Audiard 1951 : Jamais deux sans trois d'André Berthomieu 1951 : Une fille à croquer ou Le Petit Chaperon rouge de Raoul André 1951 : La Belle cheminée de Paul de Roubaix (Titre non répertorié nulle part en dehors de la présente mention) 1952 : Poil de carotte de Paul Mesnier : le curé 1952 : Tout tourne de Jacques Guillon, écrit par Michel Audiard : le narrateur (court métrage) 1952 : Le Plus Heureux des hommes d'Yves Ciampi : le jeune avocat 1952 : Jeunes Filles d'Armand Chartier - Jean, agriculteur (court métrage) 1952 : Belle Mentalité ! d'André Berthomieu 1953 : L'Esclave d'Yves Ciampi : le photographe 1953 : Le Portrait de son père d'André Berthomieu : Didier 1953 : Le Secret d'Hélène Marimon d'Henri Calef 1953 : Quai des blondes de Paul Cadéac : Laurent 1954 : Mam'zelle Nitouche d'Yves Allégret : un réserviste 1954 : Poisson d'avril de Gilles Grangier : le vendeur du bazar 1954 : Pas de coup dur pour Johnny d'Émile Roussel 1955 : Les deux font la paire d'André Berthomieu : l'avocat 1956 : Au creux des sillons - court métrage - de Claude-Yvon Leduc 1956 : Donnez-moi ma chance ou Piège à filles de Léonide Moguy : un employé de Gilbert 1956 : L'Homme et l'Enfant de Raoul André 1957 : Trois Jours à vivre de Gilles Grangier 1957 : Charmants Garçons d'Henri Decoin : le commentateur 1958 : C'est la faute d'Adam de Jacqueline Audry 1958 : Premier mai ou Le père et l'enfant de Luis Saslavsky : Blanchot 1959 : Le Second Souffle de Yannick Bellon (court métrage) 1960 : Candide ou l'Optimisme au XXe siècle de Norbert Carbonnaux : Le résident hollandais 1960 : Un taxi pour Tobrouk de Denys de La Patellière : François Gensac 1960 : Pierrot la tendresse de François Villiers : Maternati 1961 : Le cave se rebiffe de Gilles Grangier : Robert Mideau 1962 : Le Petit Garçon de l'ascenseur de Pierre Granier-Deferre 1962 : Le Diable et les Dix Commandements de Julien Duvivier, sketch Homicide point ne seras : Louis 1962 : Le Monte-charge de Marcel Bluwal : Adolphe Ferry 1962 : Le Septième Juré de Georges Lautner : le vétérinaire 1962 : Pourquoi Paris ? de Denys de La Patellière : Denis, l'hôtelier 1962 : L'oeil du monocle de Georges Lautner : Martigue 1963 : Mélodie en sous-sol d'Henri Verneuil : Louis Naudin 1963 : La Soupe aux poulets de Philippe Agostini 1963 : Les Aventures de Salavin de Pierre Granier-Deferre : Louis Salavin 1964 : Des pissenlits par la racine de Georges Lautner : Jo Arengeot 1964 : Cherchez l'idole de Michel Boisrond : Un invité au spectacle de Sylvie Vartan 1964 : Une souris chez les hommes ou Un drôle de caïd de Jacques Poitrenaud : Francis 1965 : La Métamorphose des cloportes de Pierre Granier-Deferre : Arthur dit le mou 1967 : La Grande Sauterelle de Georges Lautner : Alfred 1968 : Fleur d'oseille de Georges Lautner : Commissaire Verdier 1970 : Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques de Michel Audiard : le chauffeur de taxi 1971 : Pays de Cocagne de Pierre Étaix : lui-même 1972 : Le Trèfle à cinq feuilles d'Edmond Freess : Georges-André Constant 1972 : Elle cause plus… elle flingue de Michel Audiard : Herbert 1972 : Bastos ou ma sœur préfère le colt 45 ou La guerre des espions d'Henri Boyer et Jean-Louis Van Belle : Jérôme Nino 1973 : Le Complot de René Gainville : Brunet 1973 : Le Concierge de Jean Girault : Martin Massoulier 1973 : Le Train de Pierre Granier-Deferre : Maurice 1973 : L'Événement le plus important depuis que l'homme a marché sur la Lune de Jacques Demy : Lamarie 1974 : Le Permis de conduire de Jean Girault : le premier moniteur 1974 : OK patron de Claude Vital : Leroy 1974 : La Rivale de Sergio Gobbi : Jean-Claude 1975 : Salut les frangines de Michel Gérard : Monsieur Chotard 1975 : Flic Story de Jacques Deray : le patron de l'hôtel Saint-Appoline 1975 : Le Gitan de José Giovanni : Pierrot dit le naïf 1975 : Jackpot de Terence Young (film non terminé) 1976 : Deux Imbéciles heureux d'Edmond Freess : le docteur 1976 : Bartleby de Maurice Ronet : Dindon 1977 : L'automobile comment ça marche de Roger Rochelle (court métrage) 1977 : Gloria de Claude Autant-Lara : Stéphane Perreau 1979 : C'est dingue, mais on y va… ! de Michel Gérard : Monsieur Castagnet 1980 : La Bande du Rex de Jean-Henri Meunier : commissaire Raoul Fleury 1981 : Pourquoi pas nous ? de Michel Berny : Monsieur Simon, le patron 1981 : Beau-père de Bertrand Blier : le camionneur, témoin de l'accident 1983 : Un dimanche de flic de Michel Vianey : Fred
Télévision
1954 : Télé Match : Animateur 1954 : Une enquête de l'inspecteur Grégoire de Marcel Bluwal, épisode La Partie de cartes : Ladoucet 1954 : Lady Warner a disparu de François Chalais 1959 : La clé des champs de François Chatel (série télévisée), 2 épisodes 1961-1963 : Pariser Kammertheater (série télévisée) : Philippe 1963 : Les Raisins verts de Jean-Christophe Averty 1963 : Teuf-teuf de Georges Folgoas 1963 : Treize contes de Maupassant (épisode : La confession de Théodule Sabot) 1966 : La Morale de l'histoire de Claude Dagues : Bernard