André Marfaing, né à Toulouse le et mort à Paris le Relevé des fichiers de l'Insee, est un peintre et graveur français, non figuratif, associé à l'art abstrait et représentant de la peinture informelle.

Il a travaillé l'huile, l'acrylique et la gravure, utilisant essentiellement le noir, dans une peinture abstraite, ascétique, parfois proche de l'idéogramme.

Biographie Né à Toulouse, André Marfaing entreprend des études de droit dans sa ville natale et obtient sa licence. Puis il s'installe à Paris à partir de 1949 et se consacre exclusivement à la peinture. Dans les années 1950, il évolue de la figuration à l'abstraction, au gré de rencontres décisives avec des artistes comme Pierre Soulages, Francisco Bores, Roger Bissière, Maurice Estève, Alfred Manessier et Gérard Schneider. Sa première toile abstraite remonte à 1953. En octobre 1956, il signe un contrat avec la galerie Claude Bernard à Paris qui organise, en mai 1958, sa première exposition personnelleCritique de Michel Ragon dans Cimaise..

En 1959, Marfaing obtient le prix Lissone de la Jeune Peinture. En 1962, il représente la France à la Biennale de Venise aux côtés de Poliakoff, Messagier, Guitet et Manessier. En 1964, il rejoint Albert Bitran, Corneille, Jacques Doucet, Roger-Edgar Gillet, Bengt Lindström et Yasse Tabuchi parmi les peintres de la galerie Ariel de Jean Pollack.

Il expose à Paris et à l'étranger et participe à l'exposition collective « Quinze peintres de ma génération » en 1966 à la galerie L'Atelier. À partir des années 1970, il expose à Toulouse d'abord à la galerie At Home de Jacques Pulvermacher, puis à la galerie Protée de Laurence Izern qui lui organise régulièrement des expositions personnelles. En 1974, pour l’anniversaire commun de leurs amis Gillet et Pollack, Olivier Debré, Bengt Lindström et André Marfaing décident de réaliser une toile peinte à six mains.

Commentaire

Œuvre vignette|Sans titre (1978), Musée d'Art Moderne de Paris. Dans une première période, Marfaing peint à l'huile. La pâte est souvent épaisse, la peinture violente, gestuelle, mais toujours construite. Peignant rapidement, dans la manière de l'expressionnisme abstrait, il rejette beaucoup de toiles. Privilégiant déjà le contraste du noir et du blanc, il introduit souvent, dans cette période, des touches de couleur.

À partir de 1971, il adopte la technique de l’acrylique (peintures sur papier, liant vinylique). Sa peinture évolue : les conflits sont comme apaisés, la toile s'épure, dans une sorte d'ascèse entre le blanc et le noir. Souvent le noir recouvre toute la toile, laissant seulement une faille blanche comme un trait de lumière, soit il n'occupe qu'une partie, la partie blanche étant striée de lignes noires fortement rythmées. Les plans découpent l’espace de manière radicale, privilégiant la verticalité. Les tensions sont extrêmes entre les vides et les pleins, les ténèbres et la lumière. Les coups de pinceaux sont comme des coups de lame. La peinture est d’une spiritualité grave et méditative.

Vers la fin, la blanc tend à envahir presque tout l'espace du tableau. Selon son ami et éditeur Imre Pan :

Marfaing réalise ses premières gravures en 1959. Il pratique également le lavis.

Le catalogue raisonné de ses estampes a été publié par le Comité national de la gravure française en 2002, à l'occasion de l'exposition qui lui a été consacrée par le département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de FranceCf. Biblio., André Marfaing. Catalogue raisonné des estampes..

Expositions personnelles 1958 : Osaka, participation au festival d'Osaka (Japon) et contrat avec la galerie Claude-Bernard 1959 : Cassel, participation à la Documenta de Cassel et obtention du prix Lissoire de la jeune peinture à Milan 1961 : Paris, première exposition de gravures à la galerie Le point cardinal et exposition de peintures à la galerie Apollinaire à Milan 1962 : Venise, invitation au pavillon français de la Biennale de Venise 1964 : Paris, galerie Ariel 1967 : Copenhague, galerie Birch 1969 : Turin, exposition de lavis à la galerie Lunatt et à la galerie Ariel 1970 : Toulouse, galerie At Home 1971 : Royan, exposition avec Zao Wou-Ki au festival d'art contemporain 1977 : Nantes, galerie Convergence 1985 : Nantes, galerie Convergence 1991 : Paris, FIAC avec la galerie Ariel 1992 : Luxembourg, galerie du Luxembourg 2001 : Troyes, musée d'art moderne 2002 : « L'Ombre et la lumière », estampes, Paris, Bibliothèque nationale de France 2007 : Royan, Centre d'arts plastiques 2007 : « Hommage à André Marfaing », Toulouse, Les Abattoirs 2008 : « Marfaing, peintures de 1970 à 1986 », galerie Berthet-Aittouarès. et galerie Protée, Paris 2013 : « Marfaing », Aktis Gallery London 2017 : « Peintures et lavis », musée des Beaux-Arts de Carcassonne 2021 : Eymoutiers, Espace Paul RebeyrolleVoir sur espace-rebeyrolle.com.

Publications Itinéraire, texte de Kenneth White, gravures d'A. Marfaing, Vitry-sur-Seine, Z. Cristiani, 1987 Les Impasses ou l'entrée du mendiant, texte de Daniel Dobbels, illustrations de Louis Cordesse et André Marfaing, Paris, Clivages, 1987 Un éternel regard, texte de Guy Marester, gravure d'A. Marfaing, Liancourt, Dumerchez, 2005

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Pierre Cabanne, André Marfaing, Paris, Éditions de l'Amateur, 1991 Chantal Marfaing, Sophie Rosset Culleron et al., André Marfaing. Catalogue raisonné des estampes, Comité national de la gravure française/Nouvelles de l'estampe, 2002, 76 p. (tirage de tête) Michel Dieuzaide, André Marfaing, Toulouse, Les Abattoirs, Cognac, Le Temps qu'il fait, 2007 Collectif, André Marfaing, textes d’Edmond Jabès, Alain Mousseigne et Michel Dieuzaide, 2007, 64 pp. André Marfaing : Peintures / paintings 1948-1986, Paris, Skira, 2022

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