Bien que la France ait établi des colonies en Inde dès le , ce n'est pas avant la fin du qu'elle les a divisées en communes.

Historique des communes

Un décret daté du introduisit un système d'administration municipale de type français, avec des mandats de six ans pour les postes de maires et de conseillers municipaux.

Le territoire a d'abord été divisé en dix communes, à savoir : colonie de Pondichéry Pondichéry Oulgaret Villenour Bahour colonie de Karikal Karikal Grand'Aldee Nedoungadou colonie de Chandernagor Chandernagor colonie de Mahé Mahé colonie de Yanaon Yanaon

Comme les différentes communes étaient trop grandes pour permettre une administration efficace, un décret du les réorganisa en 17 communes : L'Établissement de Pondichéry fut divisé en huit communes ayant pour chefs-lieux : Pondichéry ; Ariancoupom ; Modéliarpeth ; Oulgaret ; Bahour ; Nettépacom ; Villenour ; Tiroubouvané ; L'Établissement de Karikal fut divisé en six communes ayant pour chefs-lieux : Karikal ; Tirounallar ; Nédoungadou ; Cotchéry ; Grande-Aldée ; Néravy ; L'Établissement de Chandernagor forma une commune ayant pour chef-lieu : Chandernagor L'Établissement de Mahé forma une commune ayant pour chef-lieu : Mahé ; L'Établissement de Yanaon forma une commune ayant pour chef-lieu : Yanaon.

À la suite de la fusion de Chandernagor et du Bengale-Occidental, le nombre de communes fut réduit à seize.

La structure communale Chaque commune est dotée d'une mairie où siège l'administration municipale et possède douze à dix-huit sièges de conseillers municipaux. La commune est gérée par le conseil municipal et le maire. La durée du mandat d'un conseil municipal est de 6 ans, avec la moitié des membres renouvelé aux 3 ans.

Historique des élections municipales

1886 1892 1898 1904 Après la réorganisation en 17 communes

1916 1922

1934 1940 1946 Élections tenues sur la base de l'accord indo-français daté de juin 1948

Après le transfert de facto à l'Union indienne le 1962 1968 2006

Élections marquantes

Les élections du et du furent particulièrement marquantes pour l'histoire de l'Inde française.

Élections du 24 octobre 1948

Les élections municipales de 1948 ont été plus ou moins paisibles. L'organisation , une organisation subventionnée par les membres du Parti du Congrès indien du bengale ont gagné 22 des 24 sièges. Le Parishad avait pour objectif la fusion avec l'Inde.

Le le nouveau conseil municipal a voté une résolution pour demander la fusion avec l'Inde et a demandé aux gouvernements français et indiens que le changement d'administration se passe « de une manière lisse et amicale avant le ».

Nombre de sièges : 24 Siège du Congress Karma Parishad : 22 Siège du Groupe pro-français : 2

Le il a été décidé de l'organisation d'un référendum séparé.

Le référendum a été tenu le . Sur électeurs, avec suffrages exprimés, (97 %) étaient pour l'union avec l'Inde, et seulement 119 pour rester sous souveraineté française.

Les autres résultats d'élections de 1948

En les gouvernements français et indien sont parvenus à un accord quant à la détermination de l'avenir des établissements français. Des élections municipales ont été tenues à Pondichéry, Karikal et Yanaon le . Les deux partis principaux étaient le Parti socialiste de l'Inde française (les Socialistes), favorable a la souveraineté française, et le Parti du Congrès National indien, favorable à l'union avec l'Inde.

Pondichéry : 102 Socialistes : 83 Parti du Congrès : 13 Indépendants : 9

Karikal: 74 Socialistes : 64 Parti du Congrès : 10

Yanaon : 12 Socialistes : 03 Indépendants : 09

Mahé : 12 En raison de troubles sérieux, les élections n'ont pas été tenues à Mahé.

Les résultats d'élection de 1954

Les négociations entre la France et l'Inde ont repris le premier . Un compromis entre les points de vue français et indien a été trouvé. Le un communiqué commun a déclaré que « tous les membres élus de l'Assemblée représentative et des conseils municipaux se réuniront en Congrès le à Pondichéry pour considérer les propositions communes des deux Gouvernements pour un règlement définitif sur l'avenir des établissements et enregistrer leur décision sur ces propositions comme une expression des souhaits des gens ».

Le Congrès s'est réunis à Kijéour (Kizhoor), un village de l'établissement de Pondichéry. Après avoir considéré le projet d'accord mis en avant par les Français et les Indiens, le Congrès a voté à bulletin secret pour l'union avec l'Inde. Un accord pour le transfert de fait des Établissements a été ensuite signé à Delhi le .

Électeurs totaux : 178 Pour l'Inde : 170 Pour la France : 8

L'administration communale après le transfert

Même après le transfert à l'Union indienne, l'administration communale est basée sur le décret de 1880, mais avec des modifications considérables.

Voir aussi Articles connexes Établissements français de l'Inde Intégration des établissements français de l'Inde à l'Union indienne Administration française Commune française Coup d'État de Yanaon Benoît Mottet de la Fontaine, commandant et président du Conseil provincial de Chandernagor, commissaire-ordonnateur des établissements français de l'Inde, président du Conseil supérieur à Pondichéry sous la Restauration.

Liens externes

Sources . .

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