Le régiment d'artillerie est une unité militaire de l'Armée de terre française issu des bataillons de Pontonniers du Empire, le naît à Strasbourg en 1841, tantôt à cheval, tantôt à pied ou divisionnaire, le régiment d'artillerie était pendant la guerre froide l'un des cinq régiments d'artillerie français équipés de missiles nucléaires pré-stratégiques Pluton, alors qu'il était stationné à Suippes depuis 1974. Il est le seul à avoir reçu (brièvement) le missile Hadès avant sa dissolution à la suite de l'annulation du programme. Il est dissout en 1997.
Création et différentes dénominations : création du Annuaire de l'Etat militaire de France pour l'année 1842 page 530. 1854 : création du 1860 : création 1872 : dénommé : disparait à Dunkerque : recréé à Montpellier : dissous 1946 : reformé sous le nom de 1958 : dissous. 1962 : recréé sous le nom de Hiver 1967-1968 devient (). 1974 : régiment Pluton. 1992 : régiment Hadès. 1997 : dissous.
Chefs de corps vignette|Le colonel Pol Voisin, commandant le , et sa femme, vers 1907-1908. 1854 : Charles Joseph Henri Courtois-Roussel d'HurbalCharles Joseph Henri Courtois-Roussel d'Hurbal, fils de Charles Antoine Xavier Le Courtois et de Mélanie Thérèse Sophie Roussel d'Hurbal est né le à Neufchâteau (Vosges) et est décédé le à Naveil (Loir-et-Cher). Il est promu général de brigade le .. 1857 : Jacques Louis Albert VollantJacques Louis Albert Vollant, fils de Jean Louis Sixte Michel Vollant, seigneur de Méas (1776-1848) et de Françoise Elisabeth Isabelle de Mercoyrol de Beaulieu est né le à Viviers (Ardèche) et est décédé le à Pierrelatte (Drôme) Faire-part décès du colonel Jacques Louis Albert VOLLANT. : Marie Jean-Baptiste Marcelin Valette des HermauxFrère de Arsène Valette des Hermaux, Marie Jean-Baptiste Marcelin Valette des Hermaux est né le et mort le au château de Taupignac à Breuillet (Charente-Maritime) : Charles Gustave Beaudoin : Stéphen Moulin .... 1907 - 1908 : colonel Pol Voisin : Frédéric Désiré Auguste Joseph Laboria : lieutenant-colonel Boulangé : lieutenant-colonel Jacquemin : lieutenant-colonel Bourrette : lieutenant-colonel Bladier - : lieutenant-colonel Rayne (1939 - 1940) : Pierre Dudoignon-Valade (1940- ?) : lieutenant-colonel Marcel Ardouin-Dumazet
Recréation à Suippes (51) et appellations successives : RAD, RALD, RA 1962 : Colonel Demeulenaere ; 1964 : Colonel Buffenoir ; 1966 : Colonel Lehning ; 1968 : Lieutenant-colonel Pinardel ; 1970 : Lieutenant-colonel Jean-Marie Dunaud ; 1972 : Paul Chuzeville.
Passage en régiment d'artillerie nucléaire équipé du missile Pluton : 1974 : Georges Canac ; 1976 : Michel Timores; 1978 : Jacques Petit ; 1980 : Michel Guérin ; 1982 : Michel Liesenfelt ; 1984 : Guy Millot ; 1986 : Alain Venayre ; 1989 : Jacques Grenier ;
En 1990, passage au missile nucléaire Hadès ; 1991 : Bernard Potel ; 1993 : André Fleisch ; 1995 : Antoine Bouchet.
Historique des combats et bataille du d'artillerie De 1840 à 1854 Lorsque le corps des pontonniers a été organisé en régiment par suite de l'ordonnance du , il a pris le rang avec le après les 14 régiment d'artillerie existant alors et devient le .
En 1849, les pontonniers de la font partie du corps expéditionnaire de la Méditerranée envoyé combattre la République romaine et participent au siège de Rome.
En 1854, le régiment de pontonniers, classé à la suite des cinq régiments d'artillerie à pied, prend le et laisse vacant le , qui est donné à l'ancien , qui, transformé en régiment à cheval, devint le .
En 1854-1855, le est envoyé en Crimée et il participe, au siège de Sébastopol et aux batailles de la Tchernaïa et de Kanghil.
Second Empire En 1859, dans le cadre de la campagne d'Italie il se trouve aux batailles de Magenta, de Melegnano et de Solférino. La rapidité de la mise en batterie contre les Autrichiens vaut la au régiment.
Le nouveau , est l'un des trois nouveaux régiments montés, créé après la guerre d'Italie par décret impérial du .
En 1860, le nombre des régiments d'artillerie est porté à 20. Le recule et prend le . C'est un régiment montéRégiments montés : conducteurs à cheval et servants à pied. de nouvelle formation qui est créé à Auxonne le , sous le nom de . Ce nouveau régiment est formé avec 5 batteries du et 5 batteries du .
Il se rend à Strasbourg en 1865 puis à Douai à partir de 1869.
Le régiment est stationné à Rennes au début de la guerre franco-prussienne de 1870 et se bat contre les Prussiens à Gravelotte, Spicheren et Sedan le . Toutefois, le , la à pied qui est en stationnement à Douai est dédoublée. Le , la bis, avec 2 officiers et 78 hommes, part pour Valenciennes et y tient garnison jusqu'au , tandis que la principale est envoyée à LilleLa Campagne du Nord en 1870-1871, Souvenirs du Lieutenant-Colonel Pigouche, Commandant l'artillerie du 22e corps à l'Armée du Nord. Le , la de la principale est envoyée de Lille à Amiens et participe les 27 et 28 octobre 1870 sur Gallica.., au combat de Formerie. Une batterie du RA participe à la bataille de Pont-Noyelles les 23 et .
Engagé dans la Guerre franco-allemande de 1870 une partie des batteries rejoignent l'armée du Rhin et se trouvent engagées dans les batailles de Sarrebruck, et de Spicheren, puis durant le siège de Metz à celles de Borny, de Rezonville, de Saint-Privat et de Noisseville. Une autre partie, affectée à l'armée de Châlons participent aux batailles de Beaumont et de Sedan. Après la capture des batteries faisant partie des armées du Rhin et de Châlons les autres batteries se trouvent : à la défense de Paris et participent aux batailles de Châtillon, de Champigny et du Bourget en 1870 et à celle de Buzenval en 1871. à l'armée de la Loire avec laquelle elles se trouvent aux batailles et combats des Ormes, de Coulmiers, d'Orléans, , de Beaugency, de Villorceau et de Tavers en 1870, et de Parigné-l'Évêque et de Saint-Jean-sur-Erve en 1871. à l'armée de l'Est, aux batailles et combats de Montbéliard et de Chagey en 1871 à l'armée du Nord, aux batailles de Villers-Bretonneux, de Pont-Noyelles, de Bapaume, et de Saint-Quentin.
1871 à 1914 vignette|Artilleurs du d'artillerie en 1912 (canon de CTR). Après le traité préliminaire de paix du 26 février 1871, qui met fin à la guerre franco-allemande de 1870, le intervient contre la Commune de Paris.
Lors de la réorganisation du , le garde 10 de ses batteries, et reçoit 1 batterie à cheval du et cède 1 batterie montée au et 8 batteries au .
Le remaniement du 28 septembre 1873 le place dans la , lui laisse dix de ses batteries, y ajoute une batterie du et lui enlève ses deux batteries à cheval qui passent, l'une au et l'autre au et une batterie montée qui concourt, elle aussi à la formation du .
Première Guerre mondiale Affectations En casernement à Douai, le régiment est équipé de 3 groupes de 9 batteries de canons de M1897 (36 canons), le RA, affecté à la 1re brigade d'artillerie, artillerie de la d'infanterie,
1914 En juillet 1914, le régiment est à Sissonne en école à feu lorsqu'il est rappelé à la déclaration de guerre. Il rentre à sa garnison puis, le 5 août, il est embarqué par voie ferrée en direction d'Hirson pour rejoindre sa division, elle même placée sous les ordres du 1er Corps d'Armée et la Ve Armée du général Lanrezac. Il connait son baptême du feu à Dinant le 15 août. À partir du 23 août, il participe à la bataille de Charleroi sur la Sambre dans la région de Saint-Gérard.
Il participe ensuite au freinage de la 1ère armée allemande et au coup d'arrêt de Guise qui soulage la pression de l'aile marchante allemande sur le Nord du dispositif français.
1915 En 1915, c'est la bataille de Champagne. Les deux armées s'enterrent.
En avril, une batterie de 75mm participe à la bataille du Reichsackerkopf.
1916 Le , la bataille de Verdun commence. Le RA obtiendra cette année-là, deux citations à l'ordre de l'armée pour son courage, ses capacités au tir et son endurance, ainsi que la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre.
1917 En 1917, les combats se poursuivent dans l'Aisne (chemin des Dames) et les Flandres.
1918 vignette|Un artilleur du d'artillerie en 1919 avec une Alsacienne. En 1918 l'Oise, dans le Soissonnais (c'est la du régiment) et l'Alsace jusqu'à l'Armistice. Puis le régiment rentre à Douai.
Pertes Au cours de la Première Guerre mondiale, le régiment déplore la perte de 240 hommes tués.
Entre-deux-guerres Constitué durant l'entre-deux-guerres de soldats des Flandres, de Picardie, de Normandie et de Lorraine, le régiment subit en 1934 une profonde réorganisation car il est motorisé et devient le RAD, destiné à être dédoublé en RALD en cas de mobilisation.
Seconde Guerre mondiale Composition Après la mobilisation, le régiment d'artillerie dvisionnaire (RAD) est constitué d'un état-major, d'une batterie-hors rang (BHR) comprenant les services régimentaires, de 3 groupes de canons de (un groupe = 3 batteries de 4 canons) et de 4 sections de 4 canons antichar de (la batterie divisionnaire antichar (BDAC) ) soit 36 canons de plus les 16 antichars. Les batteries de sont numérotées de 1 à 9. Le régiment compte aussi les batteries 51 et 52, qui sont détachées à l'organe de défense côtière A puis rejoignent le , et la d'instruction..
Rattachement Le est alors commandé par le lieutenant-colonel Marcel Ardouin Dumazet, et constitue, avec le (son régiment de réservistes équipé de canons courts de 105 et de ), l'artillerie organique de la d'infanterie motorisée (DIM) du . La DIM est alors considérée comme une unité d'élite et fait partie du (général de la Laurencie) de la armée du général Blanchard, armée presque entièrement motorisée.
L'infanterie de la division est constituée par le RI de Cambrai, le RI de Lille et le de Dunkerque. Pour la reconnaissance, la division dispose du de reconnaissance divisionnaire (GRDI) basé à St Omer, plus du génie, du transport, etc.
Depuis 1919, le RAD est toujours caserné à Douai jusqu'à la déclaration de la guerre en septembre 39. Avec sa division, il pérégrine jusqu'au 40 en Champagne et dans le Nord, pour finir après plusieurs fausses alertes dans l'Oise du côté de Roye, Noyon et Ressons sur Matz.
Opérations pendant la bataille de France
10 - : Le d'artillerie est déplacé en Belgique selon les plans de la « manœuvre Dyle » vers Nivelles et la ligne Gembloux - Wavre. : occupation et fortification de positions à l'est de la voie ferrée Bruxelles- Namur, Le PC est à Sars Messire Guillaume. Les avant postes à l'ouest de la route Bruxelles-Namur. 14 - : après les premières escarmouches du 14, violents accrochages, attaques et contre attaques et bombardement par avions en piqué. Sérieux appui du pour maintenir l'infanterie qui résiste. : repli sur la frontière française vers Valenciennes. L'ennemi a percé plus au sud vers les Ardennes. 18 - : combats sur la Sambre et Maubeuge en appui d'éléments d'infanterie de la . Repli difficile dans les flots de réfugiés et sous les bombardements vers Valenciennes et l'Escaut via la forêt de Mormal et Bavay. 20 - : combats sur l'Escaut vers Vieux-Condé et la forêt de Raismes aux abords de la ligne Maginot inachevée dans ce secteur. Là, l'Escaut n'est pas franchi par les Allemands. L'appui de l'artillerie du soutient les restes des et qui résistent. : ordre de repli sur Fretin, Templeuve-en-Pévèle vers Lille. Manœuvre lente et difficile compte tenu des destructions et de la fatigue générale. Au soir, ordre de se diriger vers Watou via Bailleul. Armentières brûle. Bailleul, sous les bombardements et reste inaccessible, mais Watou est quand même atteint dans la nuit. On croise beaucoup de troupes britanniques qui refluent vers Dunkerque. Dans la nuit, retour à l'Abeele en appui du secteur du Mont des Cats et du Mont Noir.