Le groupe Banque populaire est un groupe bancaire et financier de forme coopérative, composé des Banques populaires régionales (dont la BRED), ainsi que de la Banque fédérale des banques populaires, organe central du groupe jusqu'en 2009, année de pertes historiquesBanques Populaires pertes historiques https://www.lemonde.fr/economie/article/2009/02/26/le-groupe-banque-populaire-annonce-des-pertes-historiques-en-2008_1160834_3234.html. À cette date, les Banques populaires fusionnent leur organe central avec celui des Caisses d'épargne françaises, pour former le groupe BPCE Naissance de BPCE http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/bpce-comment-est-nee-la-deuxieme-banque-francaise_1442225.html. Banque populaire devient une marque de ce groupe.

Histoire Des origines coopératives vers la création d'un groupe bancaire Ce groupe de forme coopérative (relevant de l'économie sociale ou mutualiste) a été fondé à Angers en 1878Les banques populaires. 1878-2008. 130 ans de coopération, Sauramps.com, avec le souci de procurer aux entrepreneurs individuels (artisans, commerçants, professions libérales, PME…) l'offre de services bancaires que leur refusaient, souvent, les grandes banques commerciales.

En 1917, Étienne Clémentel le ministre du commerce, de l'industrie, des Postes et des Télégraphes de l'époque exerce un rôle de tout premier plan dans l'histoire des Banques populaires. Partant du constat des lacunes du système bancaire qui ne permet pas d'accompagner la reconstruction économique de la France d'après guerre, il fait voter la loi du associée à son nom, sur l'organisation du crédit au commerce et à l'industrie. Cette loi va donner officiellement naissance aux Banques Populaires en les dotant d'un statut coopératif. Elle créera également les Sociétés de Caution Mutuelle. En imposant une vision économique audacieuse, basée sur la coopération et la solidarité, cette loi a permis aux artisans, commerçants et petits industriels d'accéder au crédit bancaire.

En 1921, la Caisse centrale des Banques populaires (CCBP) est créée.

En 1929, la Chambre syndicale des banques populaires (CSBP) se met en place sous la présidence d'Étienne Riché.

En 1964, la CASDEN est créée pour le personnel de l'Éducation nationale, de la recherche et de la culture. En 1970, c'est au tour de l'ACEF d'être créée, pour les fonctionnaires.

En 1996, Natexis Banques populaires est fondée. La Caisse centrale des Banques populaires devient la Banque fédérale des Banques populaires (BFBP). La Chambre syndicale des banques populaires (1929-1999) est dissoute.

En 2002, la Banque populaire acquiert Coface. Le Crédit coopératif entre au capital de la Banque Fédérale des Banques populaires et devient une société mère de ce groupe bancaire coopératif.

En , un rapprochement est annoncé avec le groupe Caisse d'épargne. Cette fusion est dans un premier temps limitée au périmètre de la banque d'investissement et concerne donc les filiales Ixis de la Caisse d'épargne et Natexis des Banques populaires. Le rapprochement a eu lieu le par la mise sur le marché de Natixis. Dominique Ferrero dirige cette société commune.

En , la direction du groupe est réorganisée ; Bruno Mettling, arrivé des Caisses d'épargne en 2004 Bruno Mettling Banques Populaires https://www.lesechos.fr/12/07/2004/LesEchos/19198-138-ECH_bruno-mettling-aux-banques-populaires.htm, prend la direction générale, sous l'autorité de Philippe Dupont Nomination de Bruno Mettling http://www.easybourse.com/bourse/financieres/article/4094/mettling-lhomme-providentiel-de-banque-populaire.html.

En 2007, la Banque populaire acquiert Foncia et son réseau de 300 cabinets Foncia http://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/dgccrf/boccrf/2007/07_06bis/c2007_08_banquepopulaire_foncia.pdf, soit 61 % du capital, payé par action Foncia http://www.capital.fr/bourse/actualites/banques-populaires-rachetera-foncia-a-40-euros-par-action-210531. Bruno Mettling prend la présidence de Foncia. Cette participation sera soldée en Vente de Foncia http://www.bpce.fr/Journaliste/Actus-et-Communiques-de-Presse/Strategie/Cession-de-la-participation-residuelle-du-Groupe-BPCE-dans-Foncia. La même année 2007, l'ASE (Autonomie et solidarité pour les étudiants) est créée.

Le , 7 banques régionales, filiales du groupe HSBC, sont rachetées pour un coût de 2.1 milliards d'euros. Elles représentent près de 400 agences : Société marseillaise de crédit, (145 agences, revendues en 2010 au Crédit du Nord) ; Banque Chaix (68 agences), Banque de Savoie (59 agences), Crédit commercial du Sud-Ouest (56 agences), Banque Dupuy de Parseval (47 agences), Banque Pelletier (13 agences), Banque Marze (12 agences). Au total ces banques ont salariés, clients dont professionnels, et un résultat net de 100 millions d'euros.

La crise financière de 2008 emporte le groupe Banque populaire Les fautes de gestion consécutives à la crise économique mondiale des années 2008 et suivantes vont enfoncer la Banque populaire Pertes records https://www.lemonde.fr/economie/article/2009/02/26/le-groupe-banque-populaire-annonce-des-pertes-historiques-en-2008_1160834_3234.html Pagaille aux banques populaires http://www.leparisien.fr/economie/banques-populaires-caisses-d-epargne-la-grande-pagaille-16-02-2009-412220.php.

Les 24 et , le conseil d’administration de la Banque fédérale des banques populaires (BFBP) et le conseil de surveillance de la Caisse nationale des caisses d’épargne et de prévoyance (CNCE), ont « approuvé les principes du rapprochement des deux organes centraux, devant conduire à la naissance du deuxième groupe bancaire français » (signature définitive de l'accord de fusion prévu avant la fin du 2009). Ce processus a abouti à une fusion de ces deux holdings le de cette année. La nouvelle entité, dont le nom est BPCE, devient le deuxième groupe bancaire français Fusion de tous les dangers http://www.slate.fr/story/6827/banques-populaires-caisses-depargne-la-fusion-de-tous-les-dangers.

Cette décision matérialise la fin du groupe Banque populaire, désormais une marque commerciale insérée dans BPCE.

Les deux groupes entérinent le l'arrivée à leur tête de François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de la présidence de la République. Il prend ses fonctions le Portrait de François Pérol sur www.politique.netLe Monde du 27 février 2009. Il démissionne de ses fonctions le et est nommé associé-gérant chez Rothschild & Co Gestion le lendemain, ainsi que co-président du comité exécutif de la banque (avec effet le ). Laurent Mignon lui succède.

L’État injecte plus de cinq milliards d’euros pour sauver les actifs des Banques Populaires, prenant temporairement quelque 20 % du capital du nouveau groupe. Philippe Dupont devient alors président du conseil de BPCE. Bruno Mettling quitte l'entreprise, pour rejoindre Orange. Dominique Ferrero est démis de ses fonctions de directeur général de Natixis et reste comme conseiller du présidenthttps://www.lesechos.fr/2010/05/575000-euros-par-an-pour-dominique-ferrero-conseiller-special-de-francois-perol-423791...

Banque populaire à l'intérieur du groupe BPCE vignette|Siège social de la Banque populaire Val de France, dans le quartier des Fontaines de Tours. En 2009 également, la Fédération nationale des Banques populaires est constituée sous la forme d'une association régie par la loi de 1901. Elle rassemble les établissements de crédit régionaux utilisant la marque Banque populaire.

En 2011, la Banque populaire du Sud-Ouest et la Banque populaire du Centre Atlantique fusionnent leurs activités. La Banque populaire du Sud-Ouest intègre davantage les marques banque Pelletier et CCSOFusion en série dans les Banques Populaires du Sud-Ouest, Frank Niedercorn, Les Échos, 9 décembre 2011. La nouvelle entité est appelée Banque populaire Aquitaine Centre Atlantique.

En , Philippe Dupont quitte la présidence du groupe BPCE, et le groupe.. En 2012, les 155 dirigeants de BPCE, incluant ceux des banques populaires, ont perçu une rémunération moyenne annuelle supérieure à .

Le , la Banque populaire d'Alsace et la Banque populaire Lorraine Champagne fusionnent juridiquement, après une approbation de 98 % des sociétaires. La nouvelle entité, Banque populaire Alsace Lorraine Champagne, possède son siège à MetzBanque Populaire : naissance d’un poids lourd régional, Les Échos, 26 novembre 2014..

En , la Banque populaire des Alpes, la Banque populaire de Loire et Lyonnais et la Banque populaire du Massif central entrent en discussion pour fusionner leurs activitésNouveau projet de fusions aux Banques Populaires, Véronique Chocron, Les Échos, 30 mars 2016. La fusion est effective en sous le nom de Banque populaire Auvergne Rhône Alpeshttp://www.ledauphine.com/skichrono/2016/12/08/la-bpa-tout-schuss-dans-la-fusion-banque-populaire-auvergne-rhone-alpes La BPA tout schuß dans la fusion Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes, Le Dauphiné Libéré, 07 décembre 2016.

Le , la Banque populaire Méditerranée voit le jour à la suite de la fusion de la Banque populaire Côte d’Azur, de la Banque populaire provençale et corse et de la Banque Chaix.

À la suite des assemblées générales extraordinaires des sociétaires tenues le et ayant validé le projet de fusion-absorption, la Banque populaire Atlantique, la Banque populaire de l’Ouest, le Crédit maritime Atlantique et le Crédit maritime Bretagne-Normandie sont regroupées sous le nom de Banque populaire Grand Ouest.

Activités Les Banques populaires sont restées très implantées dans le secteur de l'entreprise, avec environ une PME sur trois, en France, cliente du groupe. Natixis complète cette approche, avec une clientèle de grands groupes industriels et commerciaux, en France comme à l'étranger. Les Banques populaires se placent également comme "la première banque" des marins-pêcheurs, la banque d'un enseignant sur deux, d'un artisan sur trois, et de plus de associations en France. Elles détiennent des positions commerciales faibles auprès de la clientèle des particuliers, tant grand public, jeunes, que clients patrimoniaux (« privés »).

Vocation régionale De leurs origines, les Banques populaires ont conservé la pratique d’une activité bancaire marquée par la dimension régionale. Cet ancrage régional est renforcé par le fait que les administrateurs des Banques populaires entretiennent des relations étroites avec les organisations socioprofessionnelles locales et les organismes consulaires. Par ailleurs, les clients sociétaires participent au capital (statut coopératif). Ils sont ainsi les garants de l’indépendance de leur banque et lui apportent les moyens de son développement. Cette organisation régionale, matérialisée par des « territoires » attribués aux établissements de crédit opérant sous la marque "Banque populaire", s'est trouvée foncièrement perturbé par le développement de la banque à distance, notamment en ligne, depuis le début des années 2000. Ce principe d'organisation s'est également montré peu propice au développement international.

Réseau des Banques populaires en chiffres, à début 2018 14 Banques populaires (12 Banques populaires régionales, la CASDEN et le Crédit coopératif) Banque populaire Alsace Lorraine Champagne Banque populaire Aquitaine Centre Atlantique Banque populaire Auvergne-Rhône-Alpes Banque populaire Bourgogne-Franche-Comté BRED Banque populaire Banque populaire du Nord Banque populaire du Sud Banque populaire Grand Ouest Banque populaire Méditerranée Banque populaire Occitane Banque populaire Rives de Paris Banque populaire Val de France environ clients (particuliers, TPE/PME, entreprises, associations) ; dont environ sociétaires ; environ agences en France.

Fédération nationale des Banques populaires