L’entraînement sportif (on peut aussi dire : la pratique sportive au CanadaLe terme « pratique » est en usage chez les francophones canadiens par déformation du terme anglais , qui signifie « entraînement ».) est l'ensemble des méthodes et exercices physiques visant l'entretien et l'amélioration des performances sportives, chez le sportif amateur ou professionnel ; cet entraînement comprend notamment la préparation physique, technique, tactique et mentale..
Chez l'amateur pratiquant un sport pour se maintenir en forme ou dans le sport scolaire, l'entraînement vise l'entretien et l'amélioration de la performance, mais les objectifs ne sont pas les mêmes que chez l'athlète de haut niveau. Dans le cadre du sportif de haut niveau, le but de l'entraînement est d'arriver à un pic de forme et de performance, au bon moment, c’est-à-dire le jour de la compétition. Ce qui explique l'importance de la planification de l'entraînement, basé sur le calendrier du sportif.
Histoire
Des méthodes d'entraînement ont été élaborées et perfectionnées de manière empirique, depuis l'entraînement des athlètes des Jeux olympiques antiques. Elles se sont affinées à partir du avec l'émergence du sport moderne. Plus récemment, les recherches scientifiques et les progrès techniques (physiologie et médecine, appareils d'analyse...) ont permis de comprendre l'efficacité de ces méthodes et même affiner les paramètres d'entraînement.
Antiquité
Les athlètes des Jeux olympiques antiques (à partir de 776 avant notre ère) s'entraînaient déjà pour améliorer leurs performances sportives. Les principaux principes d'entrainement modernes furent découverts et améliorés de manière empirique dès cette époque. Les sources antiques (comme les récits des philosophes Hippocrate ou Aristote) font ainsi apparaître les débats sur les meilleures méthodes d'entrainement. À partir du , des entraineurs (gymnastis) se spécialisent dans certains sports.
L'entraînement des athlètes comprenait des exercices de musculation avec des soulevés de poids ou bien des poids portés dans les mains durant des exercices techniques. Le principe de spécificité était connu, avec des corps et des entrainements qui différaient selon les spécialités sportives choisies ; les coureurs développaient seulement leurs jambes à l'inverse des lutteurs. Pour l'amélioration technique, les athlètes utilisaient du matériel spécifique (sac de frappe pour lutteurs, haies pour coureurs). Le principe d'alternance était appliqué à travers des cycles de 4 jours (tetra) alternant entrainement intensif, modéré et le repos. L'importance de la récupération après l'exercice était connue ; elle était accompagnée par des bains et massages. Le programme d'entrainement prenait en compte les catégories d'âge, l'heure et la température de la séance et l'état physique et mental des athlètes.
Un soin était également apporté à un régime diététique spécifique pour les athlètes ; vers le est découvert l'importance de la consommation de viandes (protéines) pour la constitution des muscles.
Méthodes : entraînement fractionné, entraînement à basse intensité, entraînement en hypoventilation, entraînement en altitude...
Études scientifiques et appareils de mesure
À partir du et surtout la fin du , les recherches scientifiques (physiologie, médecine, biologie...) et les progrès techniques (appareils d'analyse et mesure chimique, biomécanique...) ont permis de comprendre les mécanismes physiologiques et l'efficacité des anciennes méthodes d'entraînement : découvertes des seuils lactiques, processus métaboliques (aérobie, anaérobie) et filières énergétiques, variabilités et plateaux de fréquence cardiaque, fonctionnement et constitution des fibres musculaires...
La miniaturisation des appareils a permis de passer de l'étude en laboratoire à l'étude sur le terrain sportif : appareil portable de mesure des échanges gazeux, capteur de fréquence et variabilité cardiaque, enregistreur GPS, estimation du débit cardiaque et de la saturation, capteur de puissance (cyclisme), capteur de pression et force plantaire, accéléromètre, gyroscope, EMG, oxygénation musculaire, etcGrégoire Millet, conférence « Être performant : ajuster l'entraînement en fonction de son profil physiologique » vidéo.
Les résultats des recherches ont également permis d'affiner les paramètres d'entraînement et les régimes diététiques : en fonction des valeurs physiologiques des individus (VO2max, VMA, FCmax, seuils et cinétique des lactates...) et de la spécificité des sports et compétitions.
Préparation physique
Principes fondamentaux Les méthodes contemporaines d'entraînement physique sont parfois décrites selon six principes physiologiques fondamentaux. : individualisation : le potentiel génétique et les capacités d'adaptation à la charge d'exercices physiques sont différents selon les individus. Le programme d'entraînement doit donc être personnalisé, afin d'éviter les blessures et maximiser la progression de l'amélioration physique. Le programme d'entraînement d'un sportif débutant sera différent de celui d'un amateur déjà entrainé, celui d'un sportif de grande corpulence différent d'un sportif de petite corpulence ; spécificité : le type et l'intensité des exercices d'entraînement sont spécifiques à la discipline sportive, puisque les capacités physiques requises sont différentes selon les sports. Le programme de musculation d'un joueur de tennis sera différent de celui d'un athlète ; régularité : la pratique régulière des exercices physiques permet le maintien d'un niveau de performance sportive. L'arrêt de l'entrainement a pour conséquence l'effondrement des aptitudes physiques gagnées par l'entrainement ; progressivité : les exercices physiques reposent sur un principe de contraintes physiques ou « surcharge » (musculaire, cardiovasculaire, articulo-tendineuse) dans le but de forcer une amélioration physique (augmentation du volume musculaire, des capacités cardiaques...). Néanmoins cette augmentation de charge doit être progressive, pour permettre au corps de s'adapter sans blessure (dans le cas contraire on parle de surentrainement). L'entrainement à basse intensité est fondamental pour les sports d'endurance, une erreur commune étant de vouloir plutôt se mettre en haute intensité, notamment chez les sportifs occasionnels. ; alternance : la qualité de l'entrainement ne réside pas seulement dans l'intensité et le volume des exercices (charge), mais aussi dans leur alternance avec des jours de moindre charge, permettant au corps de récupérer (repos, reconstitution des fibres musculaires...). Un programme d'entrainement intègre ainsi des jours d'entrainement modéré et des jours de récupération ; périodicité : organisation de l’entraînement en cycles (macro-, méso-, microcycles) pour programmer la forme et les objectifs de compétition. La périodicité gère l'alternance volume/intensité pour éviter la stagnation et le surentraînement. L'entraînement est généralement structuré autour des saisons sportives, qui durent souvent une dizaine de mois, avec quelques semaines de repos entre elles. Pour les pratiquants de sports d'été, l'hiver est vécu comme une période particulièrement difficile : les entraînements sont longs et intenses sans la satisfaction de la compétition, et ils s'ajoutent à la météo morne et aux examens scolaires. Pour alléger cette difficulté, certaines fédérations de certains pays, dont la fédération française d'athlétisme, organisent des stages d'hiver dans l'hémisphère opposé..
Types d'exercices Les exercices de préparation physique peuvent être classés en préparation physique générale (PPG) et en préparation physique spécifique (PPS).
La préparation physique générale regroupe des exercices visant le développement global des capacités physiques, indépendamment d’une discipline sportive précise. Elle comprend notamment la musculation générale, les exercices de renforcement musculaire, la pliométrie, les étirements, le travail de la coordination et de la proprioception, ainsi que la pratique croisée d’autres activités sportives. Ces exercices sont généralement utilisés en phase de développement ou de reprise afin d’améliorer la condition physique globale et de réduire les risques de blessure.
La préparation physique spécifique regroupe quant à elle des exercices directement liés aux exigences d’une discipline donnée. Elle vise l’adaptation des qualités physiques (force, puissance, endurance, vitesse ou mobilité) aux gestes techniques et aux contraintes propres au sport pratiqué. Les exercices sont alors sélectionnés et organisés en fonction des sollicitations musculaires, articulaires et énergétiques spécifiques à la discipline concernée.
Certains outils ou méthodes peuvent être intégrés à ces deux formes de préparation, tels que l’électrostimulation musculaire ou l’utilisation de plates-formes vibrantes. Leur emploi varie selon les objectifs recherchés, le niveau de pratique et le cadre d’utilisation, et fait l’objet de discussions quant à leur efficacité et à leurs indications.
Diététique
Préparation technique et tactique
Le plan tactique décrit la conduite à tenir durant le match afin de remporter la victoire pour les sports d’opposition (d’atteinte l’objectif pour les sports sans opposition). Il rassemble un ensemble d’intentions (d’idées) dans le but d’assurer la réussite ou le gain du match. Il est appelé également, programme d’action. Il précise l’organisation et les attitudes à adopter face à tel ou tel comportement, les stratégies à mettre en place ? C’est en quelque sorte un « plan de route » à suivre (itinéraire et étapes), avec le déroulement des différentes phases, l’organisation (pilotage), les stratégies utilisées (moyens) et les procédures de mise en œuvre (démarche).
Il consiste d’abord à effectuer une réflexion sur la conduite à adopter durant l’opposition. De prévoir les différents schémas tactiques à mettre en place (prise de décision) et leurs mises en œuvre.
Les choix de stratégies sont élaborés à partir des relevés de l’observation adverse (dans le recueil d'observation) et d’autre part en relation avec les comportements présupposés adverses (spéculation). Ainsi le plan tactique dicte la conduite à tenir et indique les « schémas tactiques » à mettre en place.
Lorsqu’on parle de plan tactique, on relève l’aspect « intentionnel » de la conduite. Mais la mise en œuvre des schémas de combat précalculés risquent de ne pas coller à la nouvelle réalité de l’opposition. Une régulation permanente du « plan de guerre » est donc nécessaire.
Illustration en boxe
Fig.1. Comportement de l'adversaire : 1. 1. (B) a remarqué lors du premier round que (A) était un « fonceur »…
Fig.2a. et/ou 2b. Éléments du plan tactique adopté : 2a. ou 2b. 2. … à l’interround, (B) a choisi de travailler en « attentiste » (utilisation de coups d’arrêt, de ripostes et de contres)
Préparation mentale
La préparation mentale est . La pratique s’appuie sur des publications scientifiques de la psychologie du sport et respecte la charte éthique de la Société Française de Psychologie du Sport.
Elle est la partie psychologique (versant psycho-affectif) de la préparation d'un athlète compétiteur. Elle s’inscrit au même titre que le développement des qualités physiques et des habiletés technico-tactiques ou physiques.