La Sanaga-Maritime est un département du Cameroun situé dans la région du Littoral. Son chef-lieu est Édéa.

Géographie Le département s'étend au sud et à l'est de la région du Littoral et sur le cours inférieur de la Sanaga de son embouchure sur le golfe de Guinée à son confluent avec la rivière Liwa à l'est de Nyanon.

Population Le département de la Sanaga-Maritime est peuplé des populations autochtones Bassa (Babimbi, Bikok, Longasse, …), Bakoko ou Elog Mpo'o (Yassoukou, Adiè, Ndonga, Yakalag, Bisso'o), Malimba, Pongo-Songo mais aussi de plusieurs autres ethnies issues de l'ensemble du Cameroun.

Histoire En 1957 des militants de l'Union des populations du Cameroun (UPC), confrontés à l'illégalité et à la répression, commencent à prendre le maquis en Sanaga-Maritime. La région propose un terrain plutôt favorable à la guérilla : peu de routes carrossables et une ligne de chemin de fer unique, ce qui rend difficile les manœuvres des troupes de l'administration coloniale française..

La guérilla s'organise tant bien que mal, avec ses « généraux » et ses « capitaines » à la tête de « régiments » (150-200 guérilleros) et « bataillons » (50 guérilleros). L'armement est très sommaire : quelques fusils et pistolets dérobés, mais essentiellement des machettes, gourdins, arcs et flèches.

Pour répondre à la rébellion, l'administration française met en place la ZOPAC, véritable « plan d'ensemble » destiné, selon les mots de responsables français, à « faire participer la population par tous les moyens à notre action », « dresser la population contre l'UPC », « organiser des patrouilles d'habitants pour compromettre les gens [...] collectivement », « recenser tous les chômeurs des villes afin de les emprisonner pour vagabondage ou les reconduire dans leurs villages »,« épurer d'administration des éléments troubles », « utiliser à fond la propagande chuchotée », etc.

La création de « milice d'autodéfense » composées de villageois locaux est ordonnée par le commandement militaire français. Le général Lamberton fait savoir que « tout hameau dont la population attaquée ne se défendrait pas s'expose à des sanctions pouvant aller jusqu'à la déportation. » Certaines milices adoptent un comportement extrêmement violent, en particulier celles dirigées par Pierre Dimalla (ex dirigeant du parti pro-français Esocam) et Jacques Bidjocka (chef supérieur d'Eséka). Ce dernier reconnaitra avoir fait exécuter plus de 600 personnes, souvent jetées vivantes, des pierres attachées au coup, dans la Sanaga.

Organisation administrative Le département est découpé en 11 arrondissements et/ou communesAnnuaire statistique du Cameroun. Recueil des séries d’informations statistiques sur les activités économiques, sociales, politiques et culturelles du pays jusqu’en 2013, édition 2013. :

COGCode géographique, Institut National de Cartographie. Communes Chef-lieu Superficie(km²) Population(2018)INS, Institut National de la Statistique, Annuaire statistique de la région du Littoral 2019, LT0408 Dibamba Logbadjeck LT0405 Dizangué Dizangué LT0401 Édéa I Pongo LT0407 Édéa II Ékité LT0410 Massock-Songloulou Massock LT0406 Mouanko Mouanko LT0404 Ndom Ndom LT0402 Ngambe Ngambe LT0409 Ngwei Makondo LT0411 Nyanon Nyanon LT0403 Pouma Pouma

Éducation Le département de Sanaga-Maritime compte 68 établissements d'enseignement secondaire dont 38 collèges et 30 lycées, 60 sont francophones et 8 bilingues, 49 assurent un enseignement général et 19 un enseignement techniqueCarte scolaire du Cameroun, Département de Sanaga-Maritime, (consulté en 2020)..

Environnement, faune et forêt Le département compte deux aires protégées : La réserve de faune de Douala-Edéa () s'étend sur la plaine côtière sur les rives du golfe de Guinée à l'ouest du département.

La réserve de faune du Lac Ossa () s'étend à l'ouest d'Edea au nord de la Sanaga.

Personnalités

Ngo Marinette Yetna (député à l'assemblée nationale Xe législature pour la Sanaga Maritime) François BIBA (député PCRN à l'assemblée nationale Xe législature) Louis Bapes Bapes, ancien ministre Nyetam Nyetam Hans, ancien ministre Polycarbe BANLOG, ressortissants Biso'o par NYANON (village Pendiki). Homme politique premier Maire de la Commune de NYANON et tout premier président du conseil régional du littoral. André Kana-Biyik, footballeur Samuel eto'o footballeur et président de la fecafoot Joseph Antoine belle, footballeur Jacque songo'o, footballeur Jean II Makoun, footballeur Martin Hongla, footballeur Sinkot, footballeur Omam Biyik, footballeur Yinda homme politique ancien directeur de la sosucam Yodol perrial homme d'affaires, ancien directeur général de Tradex Henri Hogbe Nlend, ancien ministre Jacque Roger Booh Booh, ancien ministre et ambassadeur Momha Jean Calvin, Général Polo Banlog, musicien Olivier de clovis, chanteur d'assiko MAKON MA WEHIONG Samuel, ancien Ministre de la Jeunesse et des sports Pr. PEGNYEMB Dieudonné, Recteur de l'Université de Bertoua MATAGA Christian, Homme d'affaires, Conseiller Régional BASSAHAG Célestin, Homme d'affaires Albert Etotoke Epoune, ancien président de la Fecafoot Marcel Yondo, ancien ministre

Notes et références

Annexes Sources Décret n°2007/115 du et décret n°2007/117 du

Bibliographie Dictionnaire des villages de la Sanaga maritime, centre ORSTOM de Yaoundé, , 72 p.

Liens externes République du Cameroun. Institut national de la statistique, Annuaire statistique du Cameroun. Recueil des séries d’informations statistiques sur les activités économiques, sociales, politiques et culturelles du pays jusqu’en 2013, édition 2013

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