Erik Pevernagie, né le , est un artiste peintre belge, qui vit à Uccle (Bruxelles). Biographie Erik Pevernagie est le fils de l’artiste peintre Louis Pevernagie (1904-1970). Il obtient une licence ès lettres en philologie germanique, en 1961, à l'Université libre de Bruxelles. Il est postgraduate à Cambridge, puis professeur dans l'enseignement supérieur. Il est président de l'association culturelle (RIC) (1973) et des Péniches Ric's Art Boat & Ric's River Boat, membre et académicien associé de l'Accademia Internazionale del Verbano di Lettere, Arti, Scienze. Il a fait des expositions personnelles à Bruxelles, Anvers, Paris, Berlin, Düsseldorf, Amsterdam, au Museo Gilardi à Lucca (Italie) et des expositions collectives à New York. Philosophie artistique vignette|gauche|Les faces cachées de son histoire, huile et métal sur toile (). Aliénation et absence de communication L’œuvre de l’artiste se concentre, en substance, sur l’homme dans son environnement et sur la communication entre les êtres humains. Dans son travail artistique, le peintre insiste particulièrement sur le problème de manque de contact entre les hommes et l’absence de repères fondamentaux dans notre société. Selon le « Bénézit » : « Pevernagie introduit dans ses peintures des graffitis témoignant de la solitude de l'être humain au monde, de son aliénation dans le tissu urbain. »Bénézit, Paris, Gründ, 1999, , . Les fossés entre les individus, les couches sociales et les générations sont des préoccupations majeures de l’artiste. Selon une critique du International Herald Tribune : « Bridging the gaps between generations, social strata and nationalities is a tricky business. However Erik Pevernagie may have hit upon a workable formula to ease the alienation » International Herald Tribune, , .. Dialectique Être et Paraître Dans l’œuvre, la présence physique des personnages est mise à l’arrière-plan. Pour cet artiste, il est essentiel de balayer les apparences et de mettre en exergue la mise à nu de l’être, la découverte de l’état d’esprit réel de l’individu. Christie's, New York, Catalogue: « By denying any physical presence of the character and leaving simply dress evidence, the artist gives us a reproduction of the ground zero of the mind. His anti-hero has decided to make tabula rasa and get rid of all acquired alleged qualities »Christies New York, Catalogue 1615, 10–, .. Le « Vif/L’Express » accentue cette dialectique dans le travail artistique du peintre : « Les formes mi-abstraites, mi-figuratives et le cadrage particulier concourent à dissoudre le sujet dont la vie semble n'être qu'apparence. Pevernagie nous invite à aller au-delà de ces apparences afin de percevoir le mystère qui se rame derrière ses personnages en perpétuelle tension, comme en attente d'autre chose, d'une autre vie. »Le Vif/L’Express, février 1997. Œuvre vignette|Erik Pevernagie : Prêt-à-penser, huile et métal sur toile (). Les formes et les idées Le peintre part de situations de la vie quotidienne et les transforme en un réseau de lignes géométriques pures qui s'étendent sur toute la toile. Il enfouit le sujet de ses idées dans un environnement singulier et crée, par un cadrage particulier et des formes structurées, parfois minimalistes, parfois énigmatiques, une multitude de tensions. Ces tensions reflètent sa vision d’un monde élémentaire, dépouillé, désarticulé. Ceci le place au cœur du « Zeitgeist ». Dans une interview, l’artiste fait référence à cette question: « Je commence à partir d’éléments réels empruntés à la vie quotidienne ou à de simples faits divers. Ils sont traduits de manière picturale, placés dans un contexte spécifique et dotés d’un contenu équivoque. Je ne procède donc pas de manière univoque. Je peins les choses telles qu'elles apparaissent chaque jour, telles qu'elles sont gravées dans ma mémoire, telles qu'elles résonnent dans l'arsenal de mon imagination. Je peins les situations et les choses comme je les ressens dans leur environnement. Toutes les expériences sont présentées comme une aventure linéaire et géométrique. ». Les détails et le monde Ce sont les détails, les petits objets de la vie qui nous entourent et forment le cadre à travers lequel nous percevons le monde, qui stimulent et encouragent la pensée. Ce sont ces objets qui remplacent souvent le monde intérieur chez beaucoup de personnes. L’artiste accorde une attention particulière à l’importance des éléments anodins qui rythment notre quotidien. « Les petits détails qui entourent notre vie quotidienne, tels qu’un rasoir électrique, le sigle @ ou une voiture, prennent ici un sens tout autre et donnent une dynamique certaine à l'ensemble de son œuvre. Ils dépeignent simplement nos peurs et frustrations »Mathieu Ladaveze, « La Dernière Heure », . Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Bénézit, Dictionnaire de Référence, Paris, Gründ, 1999 Le Dictionnaire des artistes plasticiens en Belgique 1800-2002, Arto, 2003 P.Piron, Dictionnaire des artistes plasticiens belges, 2003 Petrus Maria Josephus Emiel Jacobs, Encyclopédie : Beeldend Benelux, (Le-Po), Tilburg, 2000, The Dictionary of International Biography, Melrose Press Ltd, Ely, Cambridgeshire, UK, 2011 Jean-Pierre Delarge, Le Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, 2009-2012 Guida Internazionale delle Belle Arti, MP Progetti, Italia, , 2015

Liens externes

Catégorie:Peintre belge du XXe siècle Catégorie:Peintre belge du XXIe siècle Catégorie:Peintre contemporain Catégorie:Naissance en avril 1939 Catégorie:Étudiant de l'université libre de Bruxelles