Lapalisse est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants, au nombre de au recensement de , sont appelés les Lapalissois et Lapalissoises.

Géographie Localisation Lapalisse est située à l'est du département de l'Allier, dans le nord de la région Auvergne-Rhône-Alpes, à proximité de Vichy. La ville se trouve au carrefour de plusieurs voies de communication importantes, ce qui en a fait historiquement un lieu de passage stratégique.

Hydrographie vignette|gauche|La Besbre depuis la passerelle du parc floral. La commune est traversée par la Besbre dont le débit inter-annuel moyen est de à cet endroit de son cours. Cette rivière a façonné le paysage local et a été à l'origine de plusieurs crues historiques, notamment celle de 1846 qui a gravement endommagé la partie basse de la ville.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Léon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Lapalisse est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle appartient à l'unité urbaine de Lapalisse, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre.. Cette unité urbaine est composée de deux communes (Lapalisse et Saint-Prix), dans le zonage de 2020, et compte en 2023..

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lapalisse, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (80 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (63,4 %), zones agricoles hétérogènes (13,8 %), forêts (10,7 %), zones urbanisées (8,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,1 %), terres arables (1,8 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l'évolution dans le temps de l'occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Voies de communication et transports Voies routières Remontant à des temps immémoriaux, la cité de Lapalisse fut une très importante cité routière, d'où elle tirait une grande prospérité économique de ses échanges agricoles et commerciaux avec les provinces limitrophes (Roannais, Forez, Brionnais, etc.). En 1903, le journaliste sportif Henri Desgrange, créateur du célèbre Tour de France, choisit de faire passer à La Palisse l'itinéraire du Premier Tour de France cycliste.

Jusqu'en , la ville était traversée par la route nationale 7 reliant Moulins et Varennes-sur-Allier vers l'ouest puis le nord d'une part et vers Roanne et Lyon à l'est puis au sud d'autre part, les vibrations des poids-lourds traversant le passage à niveau ayant été jusqu'à provoquer des fissures sur les murs du château. La ville est contournée depuis cette date par un axe de type voie express à et l'ancien axe est déclassé dans la voirie départementale ( puis ).

En 2010, un contournement ouest a été réalisé par le département de l'Allier (). Cette même route continue au nord vers Jaligny-sur-Besbre et Dompierre-sur-Besbre. Au sud de ce contournement, la débouche sur un carrefour giratoire avec la , la et la menant à Magnet, Cusset et Vichy.

Vers l'est, les desservent l'est du département (vers Montaiguët-en-Forez et Marcigny).

Les routes de desserte locale sont : la , menant à Saint-Prix, Le Breuil et la montagne bourbonnaise (Le Mayet-de-Montagne) ; la ; la menant du centre-ville à la gare sur la commune de Saint-Prix ; la menant à Varennes-sur-Tèche ; la menant à Barrais-Bussolles et Bert ; la menant à Saint-Christophe-en-Bourbonnais ; la , reliant la au contournement ouest ().

Transport ferroviaire La ligne de Moret - Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache passe sur la commune limitrophe de Saint-Prix, où une gare SNCF est implantée. Elle a été fermée au service des voyageurs en 2006 dans le but de diminuer la durée des relations ferroviaires entre les gares de Clermont-Ferrand et de Lyon-Perrache.

Toponymie Le nom de Lapalisse apparaît pour la première fois sur une carte ancienne du (en 1165) faisant référence à une chapelle (Capella di Palicia). La famille des premiers seigneurs de La Palice s'y établit à cette époque après avoir porté le nom des Seigneurs de Lubié, de la Motte des Noyers.

L'orthographe a varié au cours des siècles entre « La Palice » et « La Palisse ». Jusqu'à la Révolution française, le nom s'écrivait en deux mots. C'est en 1789 que l'orthographe « Lapalisse » fut définitivement adoptée.

Histoire Antiquité La première trace d'occupation au lieu-dit Lubié ou Lubillet précède de quelques siècles l'implantation définitive de l'ancienne Lipidiacus (La Palisse), sur les rives de la rivière Besbre.

Atelier de poterie antique de Lubié À Lubié se trouve un atelier de poterie gallo-romain. Carte fig. 1, .. Le style de BANUUS III est l'une des créations les plus caractéristiques de cet atelier..

Le site de Chez-Duret, au sud-ouest de la commune, a fait l'objet en 1996 d'une fouille préventive dans le cadre de l'aménagement du contournement routier par la route nationale 7..

Moyen Âge et Renaissance En 1429, Charles, duc de Bourbon, acheta le domaine seigneurial de La Palice à Jeanne de Châtillon et le revendit pour d'or en 1430 à Jacques , l'un des deux derniers représentants de la famille de Chabannes qui remonte à l'an 1000. Cette somme fut en partie financée par les rançons des chevaliers anglais capturés pendant le siège d'Orléans. Jacques et son frère Antoine, comte de Dammartin, figuraient parmi les grands chefs qui, comme Jeanne d'Arc et à ses côtés, contribuèrent à la défaite des Anglais pendant la guerre de Cent Ans.

De la fin du Moyen Âge à la Révolution française gauche|vignette|Principales routes des Malle-Poste en France, carte publiée en 1632, par le célèbre cartographe Nicolas Sanson. Quel aspect pouvait bien avoir la petite ville de La Palisse en ce début du ? Probablement les grands travaux de réaménagement de la cité avec l'arasement des anciens remparts médiévaux de la ville et l'agrandissement du vieux château, laissa-t-il au début de ce renouveau bâtisseur, aux voyageurs de passage, une impression de désordre et d'insalubrité ? Venu de sa Flandre natale, Jacques Lesaige riche marchand drapier de Douai, en partance à Pâques 1518 pour un pèlerinage en Terre sainte, signale dans ses Mémoires avoir traversé la petite cité des bords de Besbre :

Fort dévot, le riche drapier douaisien Jacques Lesage qui se dirige alors vers Rome avec ses quatre compagnons, a très probablement lors de son itinéraire, dîné et couché à l'hostellerie du Puits de l'Image de La Palisse, hôtel donnant sur l'ancienne Route royale (actuelle rue de la Liberté). Longeant les structures de l'ancienne forteresse de La Palisse, on peut aisément s'imaginer quelle fut alors toute l'incommodité et l'insalubrité de cette rue monticuleuse, composée à la mauvaise saison, de caillasses et de gadoue.

Dans son fameux Guide des Chemins de France paru en 1552, le savant érudit Charles Estienne, mentionna avec précision les diverses étapes des anciennes routes royales, traversant les provinces du royaume de France, dont celles du Bourbonnais, qu'il nomme après Moulins, de « Grand Chemin de Lyon ».

De tous temps cité routière, La Palisse située sur l'une des plus importantes routes de France (Paris-Lyon), connaissait au une attractivité prospère par ses flux de voyageurs fréquentant ses nombreuses auberges, par le passage des malles-postes (poste aux chevaux) et de son relais de poste où s'exerçait sur les postillons l'autorité d'un maître de poste. Au début du , le sieur Pierre Mareschal maitre de poste en 1612 à La Palisse, faisait aussi fonction de Chevaucheur du Roi.

Empruntant la grande route royale de Paris à Lyon, l'écrivain et voyageur parisien Jean-Jacques Bouchard (1606-1641), dans son itinéraire de Paris à Rome effectué en 1630, traverse la petite cité de La Palisse ; comme le Florentin Benvenuto Cellini un siècle plus tôt, il donne, dans ses Confessions, un portrait pittoresque et peu rassurant de la contrée, pays alors parcouru de pillards et de bandits de grands chemins :

Une ordonnance du de Monseigneur d'Estaing, autorise la fondation à La Palisse d'un couvent de religieuses hospitalières. Cet acte de fondation est confirmé peu après, par lettres patentes données par le roi Louis XIV à Compiègne en , portant règlement pour l'établissement de religieuses hospitalières dans la ville de La Palice, enregistrées le . Ce couvent-hospice, du nom de La Providence, fut fondé sous l'impulsion du maréchal Claude Maximilien de La Guiche, seigneur de La Palisse, par des sœurs augustines venues de Riom.

: les débuts d'une économie agricole et artisanale de grande importance En 1718, l'historien et géographe Jean-Aimar Piganiol de La Force dans sa Description générale de la France mentionne la petite cité du Bourbonnais, dont il donne cette brève description :