Massongex () est une commune suisse du canton du Valais, dans le district de Saint-Maurice. Elle est située au confluent du Rhône et de l'Avençon.

Géographie Massongex se trouve dans le district de Saint-Maurice, dans le canton du Valais. Le village est situé à d'altitude, au bord de la rive gauche du Rhône, à au nord-ouest de Saint-Maurice. Massongex est au centre d'un triangle formé par Saint-Maurice, Monthey et Bex.

Le territoire de Massongex s'étend sur . Lors du relevé de , les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient de sa superficie, les surfaces agricoles , les surfaces boisées et les surfaces improductives .

Toponymie Le nom de la commune, qui se prononce , est formé d'un gentilice latin du type , propriétaire d'un domaine rural de la région, et du suffixe toponymique celtique -akos/-acum.

Sa première occurrence écrite date de 1179, sous la forme Massingiaco.

La commune se nomme Massondji en patois valaisan.

Histoire Massongex semble avoir été, sous le nom de Tarnaiae (Itinéraire d'Antonin, fin du ), la principale localité du peuple celte des Nantuates et le centre religieux des quatre tribus valaisannes (outre les Nantuates, les Véragres, les Sédunes et les Ubères) avant la conquête romaine. Taranis, divinité celte lui a peut-être donné son nom antique. Elle semble avoir été un point de batellerie et de rupture de charge : en effet, à deux kilomètres en amont, la cluse de Saint-Maurice rend la navigation sur le Rhône impossible. C'est probablement à Tarnaiae que les bateaux et les barges étaient chargées et déchargées.

Sous la domination romaine, Tarnaiae est restée une localité importante comme en témoignent les thermes romains construits au début de notre ère, vers 10 / 15?, soit avant la fondation de Forum Claudii Vallensium, futur chef-lieu de la Civitas Vallensium. Une mosaïque de sur représentant deux pugilistes, datée des années 30 a été retrouvée dans ce que l'on peut identifier comme l'apodyterium (vestiaire).

Des aménagements du fleuve paraissent y avoir été entrepris au début du et des restes de ce qui semble avoir été un pont y ont été découverts.

Elle périclita après l'invasion des Alamans, vers 260-275, comme toutes les localités du Chablais situées en aval de la cluse de Saint-Maurice, celle-ci étant plus facile à défendre.

Population et société

Gentilé et surnoms Les habitants de la commune se nomment les Massongérouds.

Ils sont surnommés les Renaillouds ou Renaillous, soit les grenouilles en patois valaisan, et les Tapes-Gouilles.

Démographie Évolution de la population

Pyramide des âges

Vie associative La Maison de Massongex de l'association Terre des hommes héberge depuis 1970 des enfants pauvres du Sud venus se faire opérer à Genève et Lausanne.

Culture et patrimoine Patrimoine bâti vignette|L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste. L'église paroissiale de Massongex est construite entre 1820 et 1822 par . Son saint patron est Jean le Baptiste. Elle est restaurée après l'incendie de 1843. Elle est bâtie selon un plan en croix latine avec un chœur en abside semi-circulaire. Sa nef est voûtée en berceau et présente des pilastres d'ordre toscan. Son portail est arqué et se trouve en plein cintre. L'église comprend une inscription du par un romain du nom de Sextus Varennus Priscus..

La chapelle du Sacré-Cœur de Daviaz date de 1925.

Héraldique

Les armoiries de Massongex sont utilisées dès 1919 et officialisées en 1934. Les tours représentent les garnisons romaines qui gardaient la jonction des routes du Valais, de l'Helvétie et de la Narbonnaise, dont le passage du Rhône..

Voir aussi Fonds d'archives

Liens externes

Références

Catégorie:Commune du canton du Valais Catégorie:Commune située au bord du Rhône Catégorie:Cité romaine en Suisse