L'Airco DH.4 est un biplan biplace de bombardement de jour britannique de la Première Guerre mondiale. C'est aussi le seul avion construit aux États-Unis à avoir participé à la Première Guerre mondiale.

Origine Le premier cahier des charges concernant spécifiquement un bombardier de jour fut établi fin 1915 en Grande-Bretagne. Il s'agissait d'un appareil capable d’emporter des bombes en quantité suffisantes, mais aussi de pouvoir se défendre face à la chasse allemande, tant par sa vitesse que par son armement. Pour y répondre, Geoffrey de Havilland dessina derrière le nouveau moteur BHP Galloway Adriatic un biplan biplace en tandem à ailes égales décalées. Chaque plan reposait sur en spruce (espèce de sapin), avec revêtement entoilé et ailerons uniquement au plan supérieur. Également en bois, le fuselage recevait un revêtement de contreplaqué de d’épaisseur à l’avant, alors qu’en arrière du poste du mitrailleur il s’agissait d’une simple poutre raidie par des cordes à piano entoilée.

Le prototype effectua son premier vol mi- et passa ses essais officiels du au suivant. Le un second prototype fut envoyé en France pour essais opérationnels. Les résultats étaient prometteurs, mais le moteur, un prototype BHP de , ne pouvait être produit en l’état. Il fut donc décidé de re-motoriser l’avion avec un moteur éprouvé, le Rolls-Royce Eagle. La première commande du Royal Flying Corps porta donc, fin 1916, sur équipés d’un Eagle III de . Les premiers exemplaires furent livrés au RFC dès et entrèrent en service en mars suivant. Cet appareil était bien armé : une mitrailleuse Vickers de fixe avant et une Lewis de même calibre sur affût Scarff arrière. Pouvant emporter de ou 4 de , il fut rapidement très populaire auprès des équipages, tant pour ses performances que pour sa robustesse, et les commandes se multiplièrent. La puissance du moteur Eagle fut aussi augmentée, et la majorité des appareils en service fin 1917 recevaient un Eagle VIII de . Mais face au manque chronique de moteurs d’avion Rolls-Royce Limited, et de moteurs Eagle en particulier, d’autres motorisations furent expérimentées et parfois produites en série comme les BHP de , Royal Aircraft Factory RAF3A de , Siddeley Puma de ou Fiat .

Adopté par les États-Unis vignette|gauche|Un des bâtiments d'assemblage de DH-4 sur l'aérodrome de Romorantin. Au moment de leur entrée en guerre en , les États-Unis, qui ne disposaient d’aucun avion de combat susceptible d’être engagé au front, décidèrent d’acheter le DH.4, qui fut produit sous licence avec un moteur Liberty L-12 de , 2 mitrailleuses Marlin de capot, 2 Lewis arrière. Le puissant moteur Liberty était plus lourd, donc les performances légèrement inférieures, mais l’appareil pouvait emporter de bombes. Les équipages américains apprécièrent le « Liberty Plane » presque autant que les pilotes anglais. furent commandés à quatre constructeurs américains. sont livrés en kit en France avant l’Armistice, et à l'atelier de montage installé à Romorantin, dans le Loir-et-Cher entre le et le .Films muets d'époque visionnables en ligne sur le site www.criticalpast.com, consulté le 7 novembre 2014.. Mis en service en 1918, le DH.4 fut utilisé par l’American Air Service comme bombardier mais aussi avion de reconnaissance et d'observation ou de coopération terrestre.

Le premier bombardement en piqué lors d'un appui aérien rapproché a lieu le lors de la par cinq Airco DH.4 de l'United States Marine Corps Aviation attaquant les troupes d'Augusto Sandino. Environ assiègent la garnison de et nationaux nicaraguayens de cette cité, l'intervention de l’aviation mirent les sandinistes en déroute...

Utilisation civile après le conflit Nombre d'appareils de ce type ont connu des reconversions civiles après le retour à la paix. En particulier, une des toutes premières compagnies aériennes de l'histoire, Air Transport & Travel Ltd, utilise des DH.4 réaménagés pour le transport de passagers (jusqu'à 14) et de courrier. Le , un de ces avions effectue le premier vol international régulier de l'histoire, en reliant l'Aérodrome d'Hounslow (lui aussi, converti d'un usage militaire), à l'aéroport du Bourget.

Production Royaume-Uni The Aircraft Manufacturing Company (Airco) : 915 F.W. Berwick & Co : 100 Glendower Aircraft Co : 101 Palladium Autocars : 146 Vulcan Motor and Engineering : 100 Westland Aircraft Works : 150 Belgique SABCA : 15 États-Unis Boeing Airplane Corporation : 350 Dayton-Wright Aeroplane Co : The Fisher Body Corporation : : 140 France Air Services Production Center, number 2: 1087 Airco DH.4 convoyés des États-Unis en pièces détachées, assemblés et armés dans le camp américain basé à Pruniers-en-Sologne (actuel Détachement air 273 Romorantin-Pruniers), de mai à .

Références

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