Le colonel Olrik est un personnage de fiction créé par Edgar P. Jacobs pour sa série de bande dessinée Blake et Mortimer. Il est le principal antagoniste du capitaine Francis Blake et du professeur Philip Mortimer.

Fiche d'identité du personnage Identité L'identité du colonel Olrik est totalement obscure ; on ne lui connaît que ce nom. Il se fait appeler Ilkor dans La Machination Voronov, une anagramme d'Olrik.

Signalement

C'est un homme mince, fin et assez grand (un mètre quatre-vingt d'après un avis de recherche radiophonique français dans S.O.S. Météores). Ses cheveux sont noirs et lisses, le nez aquilin. Il porte une petite moustache fine taillée. Il fume quelquefois des cigarettes, avec un fume-cigarette. Il porte souvent un monocle à l'œil gauche dans la série animée dérivée de la bande dessinée.

Olrik présente un cas original d'auteur s'identifiant à l'antagoniste des héros de ses histoires, puisque son physique est assez inspiré de celui d'Edgar P. Jacobs lorsque ce dernier était jeune (ceci est visible en regardant la photographie en noir et blanc de l'auteur visible en quatrième de couverture des ouvrages). Cependant, Olrik a eu également pour modèle physique Henri Quittelier, le premier mari de Jeanne Faignart, la seconde épouse de Jacobs. .

Nationalité

La nationalité exacte d'Olrik est inconnue. Il en change aussi souvent que de lieu de résidence en fonction de sa situation et des nécessités. Il se décrit comme « un Occidental » dans Le Secret de l'Espadon. Le Bâton de Plutarque (qui n'a pas été écrit par Edgar P. Jacobs) le présente comme un spécialiste des langues slaves, possédant des références dans l'armée hongroise. Il y affirme avoir fui la Hongrie lors du rapprochement de cette dernière avec l'Allemagne nazie, ce qui sous-entend qu'il y a séjourné.

Jacobs est hésitant sur ses origines. Il le décrit comme un mais il peut également s'agir d'un aristocrate balte, inspiré par Roman von Ungern-Sternberg

Principaux traits de caractère Olrik est l'incarnation parfaite de l’antagoniste qui est présumé disparu mais qui réapparaît à chaque fois pour se venger des héros. Homme d'action hors pair - d'où le fait qu'en de multiples occasions des volontés malveillantes fassent appel à ses services - le colonel est en même temps un personnage cultivé, ce qui lui sert lorsqu'il intrigue dans le vol d'objets d'arts en tout genre.

C'est un homme des plus orgueilleux car il tient son intelligence en très haute estime. Il apprécie grandement les apparences et se comporte lui-même, souvent, de façon maniérée et distante. Il ne supporte pas la médiocrité. Le comportement souvent fruste ou inconstant de ses sbires n'est pas pour lui plaire et il est sujet à de nombreuses colères où il emploie volontiers un ton rude et cassant. Olrik est particulièrement doué pour les déguisements. Il en emploie de nombreux qui très souvent leurrent même Philip Mortimer ou Francis Blake.

S'il a de nombreux talents, il les utilise toujours à des fins criminelles. L'un de ses traits majeurs est sa fourberie : à moult reprises, il se travestit en figure amicale et sympathique derrière laquelle il dissimule ses agissements aussi longtemps que nécessaire, se préparant à frapper dans le dos. Son expression préférée est "Par l'enfer".

Olrik est surtout un individualiste forcené, peu soucieux de voir le monde courir à sa perte, pourvu que son confort et son bien-être personnels n'en soient pas affectés.

Dans une interview de 1967 accordée à Jean Alessandrini, Jacobs donne encore ces quelques indices : C'est un homme qui possède une solide culture générale. Son origine ethnique est indéterminée. Il est peut-être balte. Socialement, il est issu d'une bonne famille. […] Les membres de son entourage, Sharkey ou Razul, destinés à le faire valoir, ne sont que des repoussoirs, qu'il traite comme tels. Il les oublie dès qu'ils ne le servent plus et les remplace par d'autres…

Rôle dans chacun des albums Généralités On sait que le colonel est recherché par toutes les polices du monde, notamment pour les crimes qu'il a commis quand il était au service de l'empereur Basam-Damdu lors de la troisième guerre mondiale narrée dans Le Secret de l'Espadon.

Bien que ses projets criminels soient souvent contrecarrés à temps, il arrive presque toujours à échapper à la justice. Ainsi, sans compter sa détention de quelques mois dans un goulag en URSS (La Machination Voronov, Les Sarcophages du 6e continent), Olrik a été incarcéré à au moins trois reprises dans trois pays différents: le pénitencier de Jacksonville aux Etats-Unis (L'Etrange Rendez-vous), la prison de Wandsworth au Royaume-Uni (Le Testament de William S.) et la Prison de la Santé en France (SOS Météores) mais parvient toujours à recouvrer sa liberté, deux fois en s'évadant grâce à l'aide de complicités extérieures (La Malédiction des trente deniers et L'Affaire du Collier) et une fois en négociant sa libération avec le MI5 en échange d'informations cruciales concernant des attaques terroristes à venir (Signé Olrik).

Dans plusieurs albums et dès Le Mystère de la Grande Pyramide, il est accompagné par son fidèle lieutenant et homme de main Sharkey. Le malfrat Jack, ainsi que Razul et Youssef, sont aussi de ses séides.

Olrik apparaît dans tous les albums de Blake et Mortimer, à l'exception de deux d'entre eux. Dans Le Piège diabolique (1960), le seul antagoniste est le professeur Miloch ; Olrik est alors détenu à la prison de la Santé, à la suite de son arrestation dans S.O.S. Météores (1958). Il ne sortira de sa geôle que dans l'album suivant, L'Affaire du collier (1963). Dans Le Serment des cinq Lords, la même raison explique l'absence d'Olrik. D'un point de vue temporel, ce récit, en ce qu'il se déroule à la fin de l'année 1954, s'insère entre L'Étrange Rendez-vous (lequel se déroule en ), à la fin duquel le bandit a été arrêté par le FBI, et La Malédiction des trente deniers (), dans lequel on assiste à son évasion spectaculaire.

Seconde guerre mondiale Olrik est visible dans Le Bâton de Plutarque (dont l'action se déroule au printemps 1944). L'histoire le présente travaillant pour l'armée britannique à Bletchley Park où les messages de l'armée allemande sont décryptés. Il y est déjà présenté comme très imbu de sa personne.

En effet, il étale sa culture et ses connaissances devant son auditoire (dont Blake et Mortimer qui assistent ainsi à leur première rencontre avec lui). Il se présente comme un champion d'échecs polyglotte, fin connaisseur des langues slaves, comprenant sans difficultés plusieurs langues d'Europe de l'Est. Il a servi dans l'armée hongroise d'où son grade de Colonel - qu'il emploiera par la suite. Il affirme avoir rejoint l'Angleterre par conviction politique.

En réalité, Olrik est à la fois un agent double et un agent dormant. Il est à la tête du réseau européen des services secrets de Basam-Damdu, l'empereur du Tibet. Aidé par deux frères jumeaux infiltrés dans l'armée britannique, Olrik dévoile autant qu'il peut aux forces de l'Axe les plans des Alliés. Cette volonté de freiner la fin de la Seconde Guerre mondiale est le but recherché de ses actions. En effet, son maître prévoit une invasion mondiale et prépare en secret une technologie massive et redoutable, qu'il emploiera à la fin du conflit avec les Nazis, en 1945.

Troisième guerre mondiale En septembre 1946, lorsque la Troisième Guerre mondiale se produit (Le Bâton de Plutarque), Olrik est chef du bureau et conseiller militaire de l'empereur Basam-Damdu (Le Secret de l'Espadon). Son but est de trouver le capitaine Francis Blake et le professeur Philip Mortimer pour empêcher la construction de l'Espadon, avion à propulsion nucléaire, à laquelle s’attellent les deux personnages. Olrik apparaît dès la première planche de l'album, avant même les deux protagonistes principaux. Dès lors, le colonel Olrik ne cessera de croiser sur sa route les deux héros. Dans la seconde partie du Secret de l'Espadon, il se fait passer pour un prisonnier des jaunes sous la fausse identité de Donald Bell, ingénieur à l'Atomic Energy Commission. Il s'infiltre alors dans la base secrète de Makran où sont construits les Espadons. Il y sabotera plusieurs installations avant de s'enfuir en scaphandre et de prendre le commandement de l'armée attaquant la base. À la suite de la destruction de celle-ci face aux Espadons pilotés par Blake et Mortimer, il en réchappe et rejoint rapidement Basam-Damdu. On croit qu'il périt lors du bombardement de la base de Lhassa par une escadrille d'Espadons, qui entraîne la chute définitive de l'Empire Jaune. Dans le premier tome de La Vallée des Immortels, Olrik sort indemne des ruines du palais impérial et profite du chaos ambiant pour monnayer ses services auprès du seigneur de la guerre Xi-Li afin d'aider ce dernier à s'emparer d'un manuscrit lui permettant d'asseoir son pouvoir sur l'Empire du Milieu. Dans Le Dernier Espadon, il est au service de l'IRA et de leurs alliés - d'anciens SS - qui se méfient de lui et l'enferment avec Mortimer et Nasir ; il finira par s'enfuir en hélicoptère en compagnie de ces derniers, sautant en parachute avant le crash de l'appareil.

Pillage de tombes en Égypte Trois ans après la fin du conflit, Olrik est devenu le chef d'une organisation criminelle qui agit en Égypte, tentant de retrouver la tombe et le trésor du Pharaon Akhénaton (Le Mystère de la Grande Pyramide). C'est un des deux seuls albums où il travaille à son propre compte (avec L'Affaire du collier). Travaillent sous ses ordres des antagonistes récurrents, comme le benzendjas Razul ou encore Sharkey. Il se trouve une nouvelle fois confronté à son adversaire de guerre, le professeur Mortimer, qui ne s’est rendu originellement au Caire que pour assouvir sa passion pour l’égyptologie. Quand il apprendra que Francis Blake, de l’Intelligence Service, est sur le point de se rendre lui aussi en Égypte pour participer à la lutte contre son réseau, le colonel planifie l’assassinat du capitaine. Il charge de cette tâche un tueur particulièrement compétent, qu’on ne connaîtra que sous le nom de Jack (qu’on retrouvera dans l’Affaire Francis Blake). Cependant, ce dernier échoue dans sa mission; et Blake rejoint Mortimer sur le territoire égyptien. Les deux amis, avec l’aide de la police égyptienne et du commissaire Kamal, mettent l’organisation de pillage hors d’état de nuire. Lorsque la villa où la bande était planquée est prise d’assaut par les forces de l’ordre, Olrik parvient à passer entre les mailles du filet, en se déguisant sous les traits du propriétaire de cette villa, le collectionneur Grossgrabenstein. À la fin de l’aventure, dans les profonds sous-sols de la pyramide de Khéops, il subit la malédiction du cheik Abdel Razek, et perd la raison.

Cobaye de l'onde Méga upright|thumb|220px|La Marque jaune, fresque murale située rue du Houblon à Bruxelles, Belgique.