Le siège de Strasbourg eut lieu pendant la guerre franco-prussienne de 1870. Le siège qui débuta le après la bataille de Frœschwiller-Wœrth, se termina par la reddition de la forteresse de Strasbourg, le .

Situation avant le siège thumb|left|150px|von Werder.|alt=

Après la bataille de Frœschwiller-Wœrth, le prince héritier de Prusse Frédéric ordonna au général August von Werder de se diriger avec son armée vers la forteresse de Strasbourg. À l'époque, la forteresse de Strasbourg (avec celle de Metz) était considérée comme une des places les mieux défendues de France. L'armée de Werder était forte de hommes du Wurtemberg et de Bade qui sont situées de l'autre côté du Rhin par rapport à Strasbourg. La garnison française, dont le de ligne de l'armée du Rhin, était forte de hommes sous les ordres du général Uhrich, âgé de 68 ans.

Ordre de bataille Les régiments ayant participé à la défense de Strasbourg sont les suivants : 17e régiment d'infanterie de ligne 18e régiment d'infanterie de ligne 87e régiment d'infanterie de ligne 96e régiment d'infanterie de ligne 13e bataillon de chasseurs à pied 16e bataillon de chasseurs à pied Régiment de marche d'infanterie Régiment de marche de cavalerie 5e régiment d'artillerie 16e régiment d'artillerie 1er régiment du train d'artillerie compagnie d'ouvriers 1er régiment du génie Bataillons d'infanterie de la garde nationale mobile du Bas-Rhin Batteries d'artillerie de la garde nationale mobile du Bas-Rhin Francs-tireurs du Bas-Rhin compagnie des Francs-tireurs de Strasbourg Marine (quelques éléments) légion de l'Est du corps des Douanes

Les premiers bombardements Le , les troupes allemandes coupent tous les moyens de communication, la ville est isolée, coupée du monde. Le , Strasbourg est investie.

Werder savait la valeur qu'aurait la capture de la ville, aussi il rejeta, dans un premier temps, l'option, plus humaine mais également plus longue, du siège qui aurait obligé les troupes affamées à se rendre. Au lieu de cela, il décida de passer à l'action dès le début en bombardant les fortifications et les civils qui se trouvaient à l'intérieur. Le , les canons de siège allemands ouvrirent le feu, causant des dégâts considérables à la ville et à ses monuments. Le l'archevêque de Strasbourg alla rencontrer Werder pour le prier de cesser les bombardements et d'épargner la population civile. Il alla même demander à Uhrich de payer francs chaque jour où Werder ne bombardait pas la ville. Uhrich refusa la proposition, mais bientôt Werder réalisa qu'il ne pourrait continuer de tels bombardements avec la quantité de munitions qui lui restait.

Le siège Werder continua à bombarder la ville en se concentrant sur certaines parties des fortifications. Les lignes de siège allemandes se rapprochaient rapidement de la ville au fur et à mesure que les forteresses alentour étaient réduites à l'état de ruines.

Pour faire face à la situation, le conseil municipal de la ville avait été remplacé par une "commission municipale", placée sous l'autorité du maire Humann. Alors que les bombardements se poursuivaient, la ville s'ouvrit, le , à une délégation suisse, qui entendait aider à évacuer les non-combattants Gustave Fischbach, Le siège et le bombardement de Strasbourg, Strasbourg, 1871, . Cette délégation apporta la nouvelle de la défaite française lors de la bataille de Sedan, ce qui signifiait qu'aucun renfort n'allait arriver à Strasbourg. Le , les civils restés dans la ville demandèrent à Uhrich de capituler, mais il refusa, pensant qu'une issue favorable était encore possible. Cependant, le même jour, Werder lança une attaque et captura une des fortifications de la ville. Cet évènement commença à faire douter Uhrich de sa capacité à défendre la ville. Le , Uhrich entama des négociations avec Werder et la ville se rendit le jour suivant.

Conséquences La capitulation de Strasbourg permit aux forces de Werder de s'engager dans de nouvelles opérations, dans le nord-est de la France. Elles combattirent notamment à Belfort, place qui résista jusqu'à la fin de la guerre.

Notes et références

Bibliographie

Gustave Fischbach, Le siège et le bombardement de Strasbourg, Strasbourg, 1870. Howard, Michael: The Franco-Prussian War New York, 1962 Marchand, Alfred: Le siège de Strasbourg, 1870 : la bibliothèque, la cathédrale, (), J. Cherbuliez (Paris), 1871. . Paul Ristelhuber (1834-1899): 1870, siège et bombardement de Strasbourg : album de 25 dessins par Touchemolin, d'après les photographies de Baudelaire, Saglio et Peter, 13 p.- p. de pl. ; in-8 oblong, . Baudelaire, Auguste Colas dit (1830 ?-1880, photographe): Strasbourg, 1870. Siège et bombardement, Album de 35 planches photographiées, impr. de Fischbach (Strasbourg), 1874, . Strasbourg 1870, le récit du siège d’après le journal inédit d’Ernest Frantz, -, introduction et commentaires d’Aline Bouche, David Bourgeois et Marie-Claire Vitoux, Nancy, Éditions Place Stanislas, 2011, 240 p.

Articles connexes Guerre de 1870 Histoire de Strasbourg

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