Testacella est un genre de mollusques limaciformes proches des limaces (mais possédant une coquille relictuelle), . À la différence des limaces, ce mollusque est carnivore et il dispose d'une coquille très rudimentaire. Sa radula et une bouche très extensible lui permettent de se nourrir de vers de terre.

Les testacelles sont discrètes et rarement aperçues car vivant essentiellement dans le sol où elles peuvent s'enfoncer à voire plus selon Jean-Baptiste Gassies.

Pavon, D., & Bertrand, A. (2009). Mise à jour de la liste des mollusques continentaux du département des Bouches-du-Rhône. Bull. Soc. linn. Provence, 60, 35-44..

Histoire Avant sa description scientifique, divers naturalistes se sont étonnés de trouver parfois des limaces en train de manger un ver de terre : en 1740, Réaumur écrivait avoir reçu une note de M. Dugué (de Dieppe) précisant . En 1754, de La Faille, de La Rochelle, correspondant de l’Académie des sciences, a selon Réaumur étudié cette sorte de limace. Il a envoyé un mémoire à Guettard à son propos, mais le mémoire selon Réaumur . En 1774, un nouveau mémoire de La Faille est envoyé à Favanne, accompagné d'une testacelle conservée dans de l'alcool. Selon Réaumur, De La Faille attribuait la découverte de cette limace à coquille à Guillemeau (médecin de Niort). Ce mémoire tombe également dans l'oubli, mais le mollusque est dessiné et sera ensuite publié dans le grand ouvrage de Favanne. Le botaniste et naturaliste Jacques-Christophe Valmont de Bomare, dans son dictionnaire d'Histoire naturelle à l'article « Limace », relate ainsi que Bourguignat J.R (1860), Malacologie terrestre et fluviatile de la Bretagne. JB Baillière (lien Google Livre.. L'auteur de la lettre ne mentionne pas de coquille mais pour Réaumur il ne fait pas de doute qu'il s'agissait d'une testatelle. En 1780, Favanne en publie une première gravure et en décrit les caractères zoologiques, reconnaissant trois espèces qu'il classe dans une même section. En 1800, Georges Cuvier, . Alors que l'anatomie des mollusques est encore méconnue en France, Cuvier décide de s'y intéresser et . De nombreux naturalistes s'y intéressent (), mais longtemps les naturalistes hésitent à classer cet animal comme proche des limaces ou proches de mollusques à coquilles : .

En 1856, Gassies publie une , qu'il présente comme une révision sévère du genre TestacellaGassies J-B (1856), Monographie du genre Testacelle. Baillière..

Description Comme les autres espèces de testacelles, elle possède une relique de coquille rudimentaire, située à l’extrémité postérieure de sa sole pédieuse (son « pied »). Son corps est plus lisse que celui des limaces, arions et hélices dont on les a autrefois rapprochées.

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L'épaisseur de l'animal .

Au-dessous de la coquille, .

La coquille est .

Distribution On trouve testacella haliotidea en EuropeDe Winter, A. J., & Van Nieulande, F. A. D. (2011). Testacella haliotidea Draparnaud, 1801 in the Netherlands (Gastropoda Pulmonata, Testacellidae). Basteria, 75, 11-22., dont en FranceLocard, A. (1882). Catalogue général des mollusques vivants de France : mollusques terrestres, des eaux douces et des eaux saumatres (vol. 1). H. Georg..

Des espèces du genre Testacella ont été introduites hors de leur aire naturelle de répartition ou sur d'autres continents.

Habitat La testacelle vit dans des sols terreux et semble s'y nourrir principalement de vers de terre.

Origine Des preuves archéologiques<ref>Figueiral, I., Jung, C., Martin, S., Tardy, C., Compan, M., Pallier, C.... & Fabre, L. (2010). La perception des paysages et des agro-systèmes antiques de la moyenne vallée de l'Hérault. Apports des biomarqueurs à l'archéologie préventive. In La perception des paysages et des agro-systèmes antiques de la moyenne vallée de l'Hérault. Apports des biomarqueurs à l'archéologie préventive (no. , ). APDCA.</ref> fossiles de son existence ancienne en Europe existent, par exemple lors du PléistocèneMontoya, P., Alberdi, M. T., Barbadillo, L. J., van der Made, J., Morales, J., Murelaga, X. ... & Szyndlar, Z. (2001). Une faune très diversifiée du Pléistocène inférieur de la Sierra de Quibas (province de Murcia, Espagne). Comptes rendus de l'Académie des Sciences-Series IIA-Earth and Planetary Science, 332(6), 387-393..

Écologie Comme d'autres mollusques vivant au niveau du sol (Helix aspersa, Deroceras reticulatum), cette espèce peut véhiculer et être l'hôte intermédiaire de parasites d'animaux domestiques herbivores, en particulier de protostronglesCabaret, J. (1983). Dynamique de l'infestation des chèvres par les protostrongles en Touraine [hôtes intermédiaires : Helix aspersa, Deroceras reticulatum, Testacella haliotidea]. Recueil de médecine vétérinaire.. Reproduction Selon Jean-Baptiste Gassies, l'animal pond 6 ou 7 œufs, plus gros et moins nombreux que ceux des limaces.

Notes et références

Liste de sous-taxons Testacella haliotidea (Draparnaud, 1801) ; Testacella maugei (Férussac, 1819) ; Testacella scutulum'' (Sowerby, 1821)

Liens externes . . .

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