Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française, à double héritage, créé sous la Révolution à partir du régiment de Diesbach, un régiment d'infanterie suisse au service du royaume de France, et du d'infanterie légère créé à partir des chasseurs du Gévaudan.
Création et différentes dénominations Le d’infanterie a la particularité, comme tous les régiments d’infanterie portant un numéro entre le et le , d’être l’héritier des traditions de deux régiments : le d'infanterie de ligne et le d'infanterie légère.
1791 : Tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. le régiment de Diesbach devient le d'infanterie de ligne ci-devant Diesbach. 1793 : amalgamé il prend le nom de de première formation : Reformé en tant de deuxième formation 24 septembre 1803 : reformé en tant que d'infanterie de ligne 1820 : Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1820, le d'infanterie de ligne n'est pas créé et le disparait jusqu'en 1854. En 1854, l'infanterie légère est transformée, et ses régiments sont convertis en unités d'infanterie de ligne, prenant les numéros de 76 à 100. Le prend le nom de d'infanterie de ligne. 1914 : à la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le d'infanterie 1920 : Dissolution du régiment dont les traditions sont gardées par le d'infanterie. 1939 : Recréation du d'infanterie. 1940 : Dissolution du régiment. Colonels et chefs de corps
thumb|Le drapeau du régiment de Diesbach
Historique des garnisons, combats et batailles Ancien Régime
Révolution et Empire
1794 : Armée du Nord - campagnes en Flandres et aux Pays-Bas 27 germinal an II () : de bataille (formée avec le du d'infanterie de ligne, le 1er bataillon de volontaires de la Haute-Marne et le 5e bataillon de volontaires du Haut-Rhin). 1795 : Bataille de Loano Du 23 juin au 21 juillet 1795 l'unité est engagée contre les troupes émigrées et contre-révolutionnaires débarquées à Quiberon. 18 nivôse an IV () : de ligne (formée avec la demi-brigade de bataille, la demi-brigade de bataille, la demi-brigade de bataille, les et bataillons de la (bis) demi-brigade de bataille, le bataillon de volontaires de Maine-et-Loire et le bataillon de volontaires de Saône-et-Loire). An IV (1796) : Armée de Rhin-et-Moselle 1796-1797 : Armée d'Italie - Campagne d'Italie 1796 : Bataille de Mondovi Bataille de Borghetto Bataille de Lonato Bataille de Castiglione Bataille de Roveredo Bataille de Rivoli 1797 : Bataille de Tramin Bataille de Gorges 1798-1801 : Armée d'Orient - Campagne d'Egypte 1798 : Prise de Malte Bataille de Chebreiss Bataille des Pyramides (ordre de bataille) 1799 : Bataille de Stockach Siège d'El Arish Siège de Saint-Jean-d'Acre 1800 : Bataille d'Héliopolis vendémiaire an XII () : d'infanterie de ligne 1805 : Campagne d'Autriche (1805) Bataille d'Ulm Bataille d'Austerlitz (ordre de bataille)
1806 : Campagne de Prusse et de Pologne Bataille d'Iéna (ordre de bataille) Bataille d'Auerstadt Bataille de Custrin Bataille de Czarnovo Bataille de Pułtusk 1807 : Bataille d'Eylau (ordre de bataille) Bataille de Friedland 1809 : Campagne d'Allemagne et d'Autriche Bataille d'Eckmuhl Bataille de Ratisbonne Bataille de Wagram 1812 : Campagne de Russie Bataille de Mohilew Bataille de La Moskowa Bataille de Wiasma Bataille de Smolensk Bataille de Krasnoe Siège de Wilna 1813 : Campagne d'Allemagne Bataille de Pirna Bataille de Kulm Bataille de Dresde 1814 : Campagne de France Bataille de Laon Bataille de Paris 1815 : Campagne de Belgique Bataille de Waterloo
1814-1815 : 37 officier tués, 18 officiers morts de leurs blessures, et 111 officiers blessés.
Second Empire Le décret du 24 octobre 1854 réorganise les régiments d'infanterie légère les corps de l'armée française. A cet effet le 10e régiment d'infanterie légère prend le numéro 85 et devient le 85e régiment d'infanterie de ligne.
1855-1856 : Guerre de Crimée, Siège de Sébastopol 1858 : Dépôt à Maubeuge. 1859 : Campagne d'Italie, Bataille de Solférino Guerre de 1870 : affecté à l'armée du Rhin il combat à Borny, Rezonville et Servigny. Il capitule le à l'issue du siège de Metz. Le du , formé par le dépôt du régiment à Gray (Haute-Saône) et destiné à rejoindre le de marche, ne le rejoint pas et est envoyé en septembre opérer dans les Vosges. Le , le dépôt se déplace de Gray à Besançon, où le formé par le dépôt et le revenu des Vosges sont regroupés le dans un régiment, dénommé d'infanterie de ligne bis, qui devient le 14 le de marche. Lé dépôt se replie le 17 de Besançon à Villefranche-sur-Mer. Un bataillon de marche du , resté à Besançon, entre dans la formation du de marche.
De 1871 à 1914 vignette|Militaires et officiers du à Cosne en 1892. Le , le de marche, formé pendant la guerre, fusionne dans le de ligne. Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1873, le régiment fournit un bataillon pour former le régiment d'infanterie de ligne.
Le 27 mars 1871, des éléments du régiment rentrant de captivité sont amalgamés avec d'autres éléments de diverses unités pour former le Charles Tanera : Historique du 101e régiment d'infanterie de ligne, page 30 et suivantes
1876 : Installation à la caserne Binot de Cosne-sur-Loire.
Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le régiment, renommé d'infanterie, fournit un bataillon pour former le d'infanterie.
1901: Il est rattaché au corps d'armée implanté dans la région militaire, division d'infanterie et brigade d'infanterie.
Première Guerre mondiale Casernement en 1914 : Cosne-Cours-sur-Loire (Nièvre) ; à la d'infanterie ; d’infanterie ; d’armée.
1914 vignette|Portrait d'un soldat mobilisé au en 1914. : à la mobilisation, il donne naissance au d’infanterie, régiment de réserve. : le régiment est rassemblé sur le champ de manœuvre de Myennes. Depuis quatre jours déjà, l'ordre de mobilisation générale des armées de terre et de mer avait été affiché sur les murs de la ville de Cosne. En longues files, les réservistes avaient rejoint leurs unités, cantonnées dans les villages de Cours, de Saint-Père et de Myennes. Et maintenant sur ce terrain d'exercice semblant trop étroit, ils défilent la tête haute. La population civile entoure les troupes formées en carré et le colonel Rabier prononce une allocution qui émeut tous les cœurs. Le régiment, pantalons rouges et capotes bleues, défile musique en tête, dans les rues de Cosne sous les acclamations et les fleursExtrait du Livre Historique du Régiment d'Infanterie pendant la grande guerre 1914-1918. : embarquement dans les trains et départ vers les frontières. Bataille de Sarrebourg Bataille de Lorraine : Bataille de la Mortagne Bataille de Flirey Combat d'Apremont Combat du Bois d'Ailly : Marie Célestin Louis Henri Ange Rabier (1857-1914), colonel du 85e depuis 1912, est tué à l'ennemi à Faucoucourt en Santerre.
1915 Opérations en Woëvre : Offensive de Saint-Mihiel
1916 Bataille de Verdun Secteur du fort de Douaumont : le d'infanterie forme, avec le RI, la . Le , occupe à gauche le secteur qui va de l'est de Louvemont à la cote 378. Il a lui-même la à sa gauche.Raconté par Henri Carré (lieutenant , , RI), texte tiré de La grande guerre vécue, racontée, illustrée par les Combattants, en 2 tomes Aristide Quillet, 1922 Secteur du fort de Tavannes
1917 Bataille des monts de Champagne Combats du Bois de la Grille
1918 Bataille de l'Aisne (1918) Bataille de la Main de Massiges Bataille de La Vesle Ligne Hundling-StellungLa Hundling-Stellung, dernière ligne de défense allemande qui passait par Saint-Quentin-le-Petit. Bataille de Saint-Thierry Poursuite de la Vesle au nord de l'Aisne
L'armistice survient alors que le régiment est en repos depuis le "sur les bords de la Marne, dans la région d'Épernay"Historique du d’infanterie pendant la Grande Guerre 1914-1918 (Anonyme, Chapelot) Numérisé par Jérôme Charraud..
Entre-deux-guerres 1919 Le , le général Maistre, commandant le GAC remet, à Fourmies, la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 1914-1918 aux drapeaux des , , , RI et à l’étendard du RAC. Les régiments sont représentés respectivement par un bataillon, le Chef de Corps et le Drapeau. Le : défilé à Paris puis le régiment regagne à pieds Myennes (Nièvre) d'où il était parti cinq ans plus tôt. Acclamation tout au long de sa route. Le : le RI se forme sur le terrain de manœuvres de Myennes où il est rejoint par les drapeaux des RI et RIT ainsi que par les hommes du dépôt ayant appartenu au régiment. À 9 heures, il se met en marche vers l’entrée de la ville et se masse en face de la tribune officielle élevée sur le trottoir de l’hôpital. Discours de réception du Maire – allocution du Sous-Préfet. Réponse du chef de corps. Les jeunes filles de la ville fleurissent les officiers et hommes de troupe du régiment qui passent ensuite sous l’arc de triomphe élevé à l’entrée de la rue de Paris et défilent par cette rue et la rue Saint-Agnan au milieu d’acclamations de la population de la ville massée sur leur passage. À 10h45, le régiment regagnait la caserne Binot qu’il avait quitté le . Journal de Marche arrêté au . Le lieutenant colonel Sallé, commandant le RI. Signé : Sallé
1920 Le régiment est dissous à Cosne-sur-Loire le ..
Seconde Guerre mondiale Formé le : le renaît sous les ordres du lieutenant-colonel Frédéric, il appartient à la d'infanterie de la À partir du Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française (Général Andolenko - Eurimprim 1969).. 1940 : Bataille de France Le régiment est dissous le à Magnac-Bourg (Haute-Vienne).
Drapeau Il porte, cousues en lettres d’or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Valmy 1792 Passage du Tyrol 1797 Auerstaedt 1806 Sebastopol 1855 Solférino 1859 Verdun 1916 L'Aisne 1918 Saint-Thierry 1918
left|90px
400px
Décorations Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 20px avec deux palmes (deux citations à l'ordre de l'armée) ; et de la Médaille d'or de Milan.
Une seconde citation à l'ordre de l'armée confère au d'infanterie le droit au port sur son drapeau de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918 le .
Traditions et uniformes : nouvelle ordonnance pour la tenue du régiment : habit rouge, collet et revers bleu céleste, doublure blanche, veste et culotte en drap blanc, col noir, poches en travers garnies de trois boutons, trois petits sur le parement, sept petits sur le revers, trois gros en dessous ; boutons blancs unis collés et mastiqués sur bois; chapeau tricorne bordé d'un galon blanc. Cet uniforme ne fut plus modifié jusqu'en 1792.
Insigne Cathédrale dorée Jeanne d’Arc à cheval.
Devise Fidelitate et Honore « Honneur et Fidélité », cette devise a été reprise par la Légion étrangère. Hardiment (devise de 1939).
Musique Lors d'un voyage en Prusse afin d'y étudier l'organisation de l'armée de Frédéric II, le colonel Ladislas de Diesbach Belleroche entendit à Berlin une marche militaire qui le frappa. Il se la procura pour en doter son régiment. Elle demeura la marche du régiment de Diesbach jusqu'à son licenciement en 1792, puis le la reprit vers 1875. Il existe également une version pour piano. Elle est toujours jouée à Fribourg dans une version d'E. Lauber. Le Salut du , marche composée par son chef de musique F. Petit, est considéré comme la Marseillaise CosnoiseCaserne Binot.. Refrain : Ton numéro comme étincelle / Partout flambe, ne l'oublie pas, / Qu'il te soit plus cher que ta belle, / Petit soldat ne l'oublie pas, / Petit soldat ne l'oublie pas.
Personnalités ayant servi au régiment