vignette|Le dessin de la plaque de Pioneer illustre certains aspects des différences moyennes entre la femme et l'homme. Les différences biologiques entre hommes et femmes comprennent toutes les fonctionnalités liées à la procréation, notamment les endocriniens (hormonaux) et leurs effets physiologiques et comportementaux, y compris la différenciation des gonades, organes génitaux internes et externes, de la poitrine, de la masse musculaire, de la hauteur et la distribution de la pilosité. L'espèce humaine est celle où le dimorphisme sexuel est le moins marqué au sein des hominidés.
Tronc commun Chaque individu d'une espèce voit sa constitution établie sur un tronc commun, auquel s'ajoute sa spécificité sexuelle.
Ce tronc commun est, pour les deux sexes, un nombre identique d'organes dont la fonction est commune : peau, cœur, intestins, foie, cerveau, nombre d'os, de muscles, présence des mêmes hormones mais en quantités différentes, etc., le tout en conformité avec son espèce.
Différences génétiques Sur le plan de la génétique : l'humain femelle possède une paire de chromosomes sexuels XX ; l'humain mâle possède une paire de chromosomes sexuels XY.
Certains rares individus sont munis d'un caryotype sexuel différent : syndrome de Turner : XO (phénotype féminin) ; syndrome de Klinefelter : XXY (phénotype masculin) ; d'autres variations sont plus rares encore (liste à compléter) : XYY, XXX, XXXY, XYYY, XXYY, XXXYY, XXXX, XXXXX ou encore , .
La simple présence du chromosome Y détermine un caryotype masculin mais le phénotype peut être différent à la suite d'une anomalie génétique entrant dans les troubles du développement sexuel (DSD)https://cordis.europa.eu/article/id/159661-care-improvement-of-sex-development-disorders-dsd/fr.
Le gène SRY détermine la différenciation des gonades (ovaires ou testicules) et donc la différenciation de phénotypes (féminin ou masculin). Généralement le gène SRY est inhibé sur les individus de caryotype XX et actif sur les individus de caryotype XY. Il peut dans de rares cas subir une anomalie génétique le rendant actif sur des caryotypes XX et inhibé sur des caryotype XY. Il en résulte des phénotypes en complète contradiction avec leur caryotype, qui peuvent se traduire par des individus de caryotype XY mâle avec une anatomie féminine donc un phénotype féminin. qui peuvent se traduire par des individus de caryotype XX femelle avec une anatomie masculine donc un phénotype masculinhttps://fr.chatelaine.com/societe/intersexualite-un-phenomene-meconnu-mais-repandu.
Si les deux sexes possèdent globalement le même génome de base, il semblerait que le mode d'expression génique varie considérablement entre les deux sexes. Les chercheurs ont identifié des variations de gènes différents exprimés plus dans un sexe que dans l'autre quelque part dans le corps. L'expression des gènes par exemple, pour le potentiel musculaire est plus forte chez les hommes, celle pour le stockage des graisses plus forte chez les femmes Jef Akst, Sex Differences in Human Gene Expression, the-scientist.com, 4 mai 2017. Ils ont également identifié une association significative entre la transcription génique spécifique au sexe et l'efficacité de sélection réduite et l'accumulation de mutations délétères, qui pourraient affecter la prévalence de différents traits et maladies. Les gènes dont l'expression est biaisée chez les femmes sont associés à l'obésité, aux maladies musculaires et à la cardiomyopathie. Les gènes avec une expression biaisée chez les hommes ont également montré un enrichissement dans les voies du métabolisme du glucose, mais les ensembles de gènes différaient, suggérant des voies alternatives dans le métabolisme du glucose entre les hommes et les femmes Moran Gershoni & Shmuel Pietrokovski, The landscape of sex-differential transcriptome and its consequent selection in human adults, BMC Biology, volume 15, article numéro: 7, 2017.
Différences phénotypiques
Le phénotype est l'ensemble des caractères anatomiques, morphologiques et physiologiques caractérisant un être vivant donné.
Différences hormonales Hommes et femmes produisent tous des hormones autrefois jugées caractéristiques du sexe opposé.
La femme a un taux plus élevé d'œstrogène, une hormone produite par les ovaires qui sont les gonades femelles. L'homme a un taux plus élevé d'androgènes (testostérone) produites par les cellules de Leydig dans les testiculesSinding C (2003) Le sexe des hormones: l'ambivalence fondatrice des hormones sexuelles |Cahiers du genre | (1), 39-56..
Des hormones contribuent au dimorphisme sexuel et à d'autres différences sexuelles. Ces différences apparaissent à la puberté notamment pour le morphotype, la voix, la sexualité et même le métabolisme (des lipides notamment, dont les voies de régulation sont influencées par le dimorphisme sexuel et les hormones, faisant que - à conditions nutritionnelles équivalentes - le taux de DHA des lipides circulants est en moyenne plus élevé chez les femmes)Alessandri, J. M., Extier, A., Astorg, P., Lavialle, M., Simon, N., & Guesnet, P. (2009). Métabolisme des acides gras oméga-3: différences entre hommes et femmes. Nutrition clinique et métabolisme, 23(2), 55-66.URL = https://s3.amazonaws.com/academia.edu.documents/40058199/Mtabolisme_des_acides_gras_omga-3__diffr20151116-7263-e7dpc5.pdf?AWSAccessKeyId=AKIAIWOWYYGZ2Y53UL3A&Expires=1554549987&Signature=YAqU%2Br4S4GscULCnbvbR9kFRVt0%3D&response-content-disposition=inline%3B%20filename%3DMetabolisme_des_acides_gras_omega-3_diff.pdf.
Différences sexuelles « primaires » L'appareil génital, indifférencié à la formation de l'œuf après la fécondation, se différencie nettement dès le début de la gestation.
Le sexe féminin dispose d'une vulve dont les parties visibles sont le clitoris, les grandes et les petites lèvres, ainsi que le gland du clitoris. La vulve se prolonge à l'intérieur du corps par le vagin, puis l'utérus qui permet d'enfanter. Le clitoris aussi se prolonge à l'intérieur du corps de la femme, par les piliers du clitoris, le corps caverneux du clitoris et les bulbes du vestibule. Les gonades (les ovaires) sont situées à l'intérieur du ventre, de part et d'autre de l'utérus.
Le sexe masculin dispose extérieurement d'un pénis et de deux bourses, soudées en un scrotum et dans lesquelles descendent les gonades du nourrisson mâle (les testicules). Intérieurement, la prostate participe à l'élaboration du sperme. Contrairement à la femme, les gonades de l'homme sont externes.
Des comparaisons entre le pénis et le clitoris peuvent être faites. Le clitoris est le seul organe du corps humain entièrement consacré à l'orgasme.. Les glands de ces deux organes supportent une grande densité de capteurs de plaisir et jouent ainsi un rôle comparable dans l'excitation et la stimulation sexuelle. Le gland du clitoris est l'analogue fonctionnel du gland du pénis, et le vagin est l'analogue de la partie inférieure du pénis. Globalement, l'appareil génital féminin est plus volumineux que celui de l'homme.
Alors que l'homme produit chaque jour de grandes quantités de gamètes (spermatozoïdes), la femme commence sa vie sexuelle avec un stock de gamètes (ovules) déjà constitué à la naissance., et en émet, généralement, un seul par cycle menstruel d'environ un mois.
Différences sexuelles « secondaires »
Les différences sexuelles secondaires apparaissent pendant la puberté.
Alors qu’il n’y a pas de différence de stature entre garçons et filles dans l’enfance, le poids moyen des hommes post-puberté est plus élevé que celui des femmes et la différence de taille entre hommes et femmes est d'environ 10 %..
Chez les femmes, l'index et l'annulaire ont tendance à être de taille plus similaire ou l'index est légèrement plus long que l'annulaire, alors que l'annulaire des hommes a tendance à être plus long..
Chez l'individu de sexe masculin adulte, les épaules s'élargissent et les développements squelettique et musculaire sont plus marqués. Cela conduit à une différence de force physique entre les hommes et les femmes.
Le pénis se développe et la voix mue, devient généralement plus grave. La pilosité est souvent plus marquée (poils plus épais et longs) sur la peau, et notamment sur la face (moustache, barbe) ainsi que sur la poitrine, le ventre (autour du nombril), les cuisses et les jambes, ainsi parfois que sur les épaules et le dos. Les poils masculins sont généralement plus gros, et plus longs sur la face. Alopécie androgénétique, chez 70 % des hommes en moyenne, avec une perte graduelle des cheveux due à l'influence des hormones mâles..
Chez l'individu de sexe féminin, généralement les seins se développent, la distance anogénitale se réduit avec le déplacement de la vulve vers l'anus. La voix évolue de façon nuancée : la femme conserve des cordes vocales plus petites et donc une voix plus aiguë, bien que certaines femmes aient des voix très graves. En fin d'adolescence, le bassin s'élargit en modifiant l'os coxal et l'articulation de la tête du fémur sur le bassinGenovés S. (1959) L'estimation des différences sexuelles dans l'os coxal : différences métriques et différences morphologiques. Bulletins et Mémoires de la Société d'Anthropologie de Paris, 10(1), 3-95., devenant anatomiquement adapté à l'accouchement en étant plus large et plus souple, . Le développement des seins s'accentue encore en fin de grossesse.
Autres différences physiologiques
Ces différences s'observent sur des moyennes globales.
La puberté apparaît plus tôt chez les filles que chez les garçons.. De plus, le cerveau des femmes contient plus de substance grise tandis que celui des hommes contient plus de substance blanche.. La fonction respiratoire et cardiaque est plus rapide chez les femmes (en lien avec leur taille moindre).. Les proportions globales des parties du corps sont différentes chez l'homme et la femme..
Il existe des différences dans la perception et la modulation de la douleur (pouvant être en partie d'origine culturelle et en partie physiologique, en lien avec des hormones gonadiques comme l’estradiol et la testostérone. Ces deux hormones sont respectivement « proalgésiques » (augmentant la douleur) et « hypoalgésiques » (atténuant la douleur). Elles sont actives chez les deux sexes et des laissent penser que la femme Aloisi, A. M., Ceccarelli, I., Fiorenzani, P., & Bonezzi, C. (2009). Les différences hommes-femmes dans la perception et la modulation de la douleur. Douleur et Analgésie, 22(3), 140-145 |résumé.de Souza, J. B., Vanasse, A., Cissé, A., Asghari, S., Dion, D., Choinière, M., & Marchand, S. (2009). Portrait de la douleur chronique au Canada: les femmes souffrent-elles plus que les hommes?. Douleur et analgésie, 22(3), 134-139..
Il a été dit au , par Paul Pierre Broca par exemple, que le cerveau masculin était plus gros et supposément donc plus performant que le cerveau féminin ; on sait aujourd'hui que le poids du cerveau rapporté à la masse totale est le même pour les hommes et les femmes; les femmes étant plus petites en moyenne, il est normal que leur cerveau soit plus petit.
Cerveau et système nerveux Connectivité cérébrale