Gausson est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
Géographie Localisation vignette|gauche|Vue panoramique du bourg, en 2004. Gausson est une commune rurale des Côtes-d'Armor située à au nord de Loudéac, au nord-ouest de Rennes, au sud de Saint-Brieuc et du littoral et à au sud-est de Morlaix
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Loudéac et dans son bassin de vie, ainsi que dans la zone d'emploi de Saint-Brieuc
Communes limitrophes
Géologie et relief La commune a une superficie de Elle est bordée à l’ouest par la forêt de la Perche (forêt de Lorge), à l’est par le Lié. Son point culminant (254 m) se situe au sud, dans un champ près de la ferme des Clôtures, le point le plus bas (133 m), à l’est, près du village de Caupé. Les plus hauts villages sont le Frêne et le Haut Quétel. (228 m). La latitude de Gausson est de 48.299 degrés Nord et la longitude de Gausson est de 2.752 degrés Ouest. Peuplée de 2323 habitants en 1831, elle n’en comptait plus que 648 en 2023.
Hydrographie vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de GaussonLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne.
Elle est drainée par le Lié et le ruisseau de Duancre...
Le Lié, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Plœuc-L'Hermitage et se jette dans l'Oust à Forges de Lanouée, après avoir traversé ..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Trémuson à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Gausson est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022..
Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Loudéac, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (95,8 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,1 %), prairies (32,1 %), zones agricoles hétérogènes (10 %), forêts (3,8 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Lieux-dits, hameaux et écarts Gausson est une commune d'habitat dispersé.
Outre le bourg, on y dénombre 53 hameaux : Beauregard, Béchaie, Bézier, Bossiguel, Breil, Camelière, Cargo, Caupé, Champs Hervé, Chapelle, Chauchix, Chaussée, Clôtures, Cour, Croix rouge, Débrairie, Epine, Feutel, Frêne, Gaubichais, Glageolet, Grands chemins, Guimondais, Haut Quétel, Helnault, Jubinière, Kercarantel, Landelles, Launay Jall, Lohanière, Mare, Marseille, Mottais, Moulin de Bertrand, Moulin de Quatrevaux, Moulin Dolo, la Noë, Pavillon, Piry, Placieux, Point du Jour, Raisy, Riandière, Roselier, Tertre, Touche, Vaucorbin, Vaugarnier, Ville es Gicquiaux, Ville es Maitres, Ville es Rio, Ville es Roullé, Ville Houée
Des hameaux ont totalement disparu. Dans les registres d’état civil, on y fait mention des villages de : les Boulonières, le Chemin neuf, le Cognet (près de la Lohanière), les Côtières (près de Kercarantel), le Gasset, la Georgette, le Pélican et la Tanière (près de Bossiguel), la Ville neuve.
Ces hameaux ne comptaient qu’une ou 2 maisons en terre, tombées en ruine et non reconstruites. On peut en situer certains sur le cadastre de 1848 D’autres hameaux sont apparus, comme le lotissement des Charmilles (2008) et la résidence des Chênes (2005). Certains, un peu plus anciens, les Chardonnerets, Bellevue, les Bruyères, la Belle étoile, le Rocher etc….portent plus le nom d’une maison que d’un hameauArchives départementales des Côtes-d'Armor / 7L66 : et 1 E 846.
Habitat et logement En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 376, alors qu'il était de 375 en 2016 et de 371 en 2011..
Parmi ces logements, 76,3 % étaient des résidences principales, 7,7 % des résidences secondaires et 16 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 95,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,3 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Gausson en 2022 en comparaison avec celle des Côtes-d'Armor et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (7,7 %) par rapport au département (16,2 %) et à la France entière (9,7 %).
+ Le logement à Gausson en 2022. Typologie Gausson. Côtes-d'Armor. France entière. Résidences principales (en %)76,375,882,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)7,716,29,7 Logements vacants (en %)1688
Voies de communication et transports Gausson est aisément accessible depuis la route nationale 164 et la route départementale 700 (Loudéac - Saint-Brieuc).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Gausson en 1371 et en 1438, Gauczon en 1427, Gauson en 1480, Gausson en 1493Archives des Côtes d'Armor, 1E731..
Selon Bernard Tanguy, l'origine du toponyme est incertaine. Le nom Gausson se rencontre dans la microtoponymie locale (Le Gausson à Sévignac et à Saint-Étienne-du-Gué-de-l'Isle, le Pré-de-Gausson au Fœil). Bernard Tanguy mentionne également l'existence du patronyme Gausson que l'on retrouve dans La Porte-es-Gausson à Saint-Caradec. Une explication par un dérivé en -anum du nom d'homme latin Gallicius, comme cela semble être le cas pour Gaussan, n'est pas assurée, pas plus que l'hypothèse d'un toponyme fondé sur l'anthroponyme germanique Walzo.
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale, Bernard Tanguy transcrit la forme gallèse parlée sous la graphie Gaousson. L'association Chubri relève plusieurs attestations orales et écrites et restitue les prononciations et qu'elle transcrit respectivement sous les formes Gaosson et Gôssaun..
La forme bretonne normalisée recommandée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1995 puis par l'Office public de la langue bretonne est Gwalc'hion.Office public de la langue bretonne.
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 16,1 % des toponymes de la commune sont bretonsJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 351.
Histoire
Ancienne trève de la paroisse de Plœuc, elle devient commune autonome administrativement le mais paroisse indépendante seulement le . Le , lors de la création du premier cadastre napoléonien, le territoire communal s’est agrandi de la ferme du Pavillon qui, auparavant, faisait partie de la commune d’AllineucArchives départementales des Côtes-d'Armor 1 L 858..
Protohistoire Dans un rapport de la société d’émulation des Côtes-du-Nord de 1876, M de Chenelière signale la découverte, dans un champ près de Cargo, d’un souterrain contenant 14 urnes funéraires contenant des ossements et des cendres. Ces urnes furent cassées par les frères Du Pré, cultivateurs, qui espéraient y trouver un trésor. M de Chenelière, qui se rendit sur place, ne retrouva qu’un objet qui « rappelle par sa forme la cuillère de bronze dont se servaient les Gallo-Romains dans leur sacrifice ». Il conclut son article en disant qu’il a reconnu dans cette grotte une sépulture de la Gaule Indépendante.
En 1956, P-R Giot (directeur des Antiquités Préhistoriques de Bretagne) apprend qu’en 1920, Jean Le Floch, cultivateur, avait découvert un petit dépôt de l’âge de bronze final en labourant un de ses champs au lieu-dit la Cour près de Cargo. L’inventeur, M. Carro dispersa les 23 objets en 4 lots. On y trouvait des haches, des pointes de lance, des anneaux, des fragments d’épées et de bracelets, un petit burin, etc. Jacques Briard (archéologue et préhistorien) se rendit sur place, il note que ce dépôt aurait été enfoui vers 800-700 avant J.-C. Selon lui, les dépôts de la même série ont une répartition généralement plus côtière. Gausson serait donc un témoin de la pénétration en Bretagne intérieure d’une population à vocation maritime, sur Persée..
Moyen Âge Cette période se caractérise par le régime des fiefs. Ces domaines appartenaient à un noble, vassal d’un seigneur. Il pouvait rendre la justice, lever des impôts et avait le droit exclusif de chasse et de pêche. Il faisait cultiver ses terres par un fermier. Jean Ogée dans son dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne (1778-1780) (page 303) a cité sur le territoire plusieurs terres nobles, chacune avec haute, moyenne et basse justice : Kercarantel, l’Escran (le Cran en Plouguenast), la Villerio (Ville es Rio actuelle) et Tracoëts appartenant toutes à M. de Carné. La Glajolli, (Glageolet) moyenne et basse justice, appartenait à M.Bonnin, de la Ville -Bouquay
Benjamin Jollivet donne des précisions sur chacun de ces fiefs, sur Google Livres. :