La Buisse est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Également située dans le canton de Voiron, cette petite cité à l'aspect encore essentiellement rural, malgré une certaine urbanisation récente, est adhérente à la communauté d'agglomération du Pays voironnais.

Ses habitants sont appelés les Buissards..

Géographie vignette|290 px|Plan de la commune de La Buisse et des communes limitrophes Situation et description Située à au sud-est de Voiron, la plus grande ville situé à sa proximité, le territoire buissard se localise au sud de l'agglomération de cette ville, siège de la communauté d'agglomération du Pays voironnais. La Buisse est également positionnée de Grenoble et à de Lyon.

Géologie et relief La Buisse, village souvent connu et reconnu pour sa célèbre carrière de pierre, possède une géologie particulière. En effet, la montagne qui surplombe la commune : le Grand Ratz (voir Plateau du Grand-Ratz), est une composante d'un plateau qui termine le massif Jurassien dans sa partie sud. Si souvent la Buisse est considérée comme commune Alpine du Massif de la Chartreuse du fait de sa situation géographique, géologiquement la différence est plus fine.

Cependant, le Plateau du Grand-Ratz, à l'image du massif de la Chartreuse, est composé de roches sédimentaires calcaires. La carrière qui en perce le flanc exploite ces roches afin de produire en grande partie de la Chaux (matière). L'entreprise Balthazard et Cotte, qui occupe la carrière donnera d'ailleurs son nom au "Balthazard", un type de granulat (ou gravier) à l'aspect bien spécifique et à l'utilisation répandue.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Coublevie à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Hydrographie La commune compte sur son territoire un ruisseau de type torrentiel, le Gorgeat, dont les eaux rejoignent l'Isère en passant dans les sous-sols de la zone industrielle et artisanale de centr'alpSite ledauphine.com, article "Le Gorgeat, ce ruisseau capricieux", consulté le 20 septembre 2019.

Voies de communication

L'ancienne route nationale 75 reliant Tournus et Bourg-en-Bresse à Sisteron, par Grenoble, route déclassée en RD 1075 traverse le territoire buissard entre les communes de Coublevie (au nord) et La Voreppe (au sud) où elle se connecte avec la RD1085, route de Grenoble à Lyon.

La RD 121 permet de contourner le bourg central en se connectant avec l'autoroute A48 par une sortie (dite de Moirans mais située sur le territoire de La Buisse) permettant de rejoindre directement les agglomérations de Lyon et de Grenoble. à : Moirans, Voiron-centre

La RD 120 permet de relier le bourg de La Buisse à la gare de Moirans après avoir traversé le hameau du Gay.

Transport Le territoire buissard est desservie par la ligne W du réseau urbain des Transports du Pays voironnais. Il est aussi desservi par la ligne C11 du réseau M reso reliant Lumbin à Voiron. Une ligne dont les véhicules sont disponibles sur réservation téléphonique complète l'offre de transport des lignes régulières.

Urbanisme Typologie Au , La Buisse est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de VoironUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Voiron, il y a une ville-centre et quatorze communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (60 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (32 %), zones agricoles hétérogènes (27 %), terres arables (16,2 %), zones urbanisées (10,1 %), prairies (9,2 %), mines, décharges et chantiers (4,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Hameaux, lieux-dits et écarts La commune de La Buisse compte plusieurs quartiers ou hameaux :

le Bourg, ou centre du village qui comprend les principales infrastructures (Écoles, Mairie, commerces, bibliothèques, église...) et qui est à la fois sur les coteaux et dans la plaine. Le quartier du Gay à l'ouest du village en direction de St Jean de Moirans Le quartier du pansu a nord ouest en direction de St Jean de Moirans, qui se situe sous la RD 1075 le quartier du Gros Bois sur le plateau reliant La Buisse à Coublevie. le quartier des combes en haut du coteau mais sous la falaise sur Grand Ratz le hameau du Grand Ratz à l'est qui est au-dessus de la falaise sur le plateau. Il domine le village et la vallée.

Risques naturels et technologiques Risques sismiques

L'ensemble du territoire de la commune de La Buisse est situé en zone de sismicité , non loin de la zone (sur une échelle de 1 à 5) qui se situe vers l'ouest et le nord-ouest du département de l'IsèreSite de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité. +Terminologie des zones sismiquesArrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - LégifranceType de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 4Sismicité moyenne accélération =

Autres risques

Toponymie Le nom de La Buisse viendrait du latin , qui désigne le buis, dont la croissance était favorisée par les terres éboulées au pied du plateau du Grand-Ratz et qui se prêtait à une taille graphique. Il a dérivé en buyssia et décliné au fémininGeorges Fauchon, Le Pays voironnais, Éditions des Cahiers de l'Alpe, coll. « Histoire régionale », 1968, page 59.

André Planck, auteur du livre L'origine du nom des communes du département de l'Isère, confirme cette thèseAndré Planck, "L'origine du nom des communes du département de l'Isère", édition L'atelier, 2006, page 50. Par ailleurs, 289 noms de lieux différents ont été recensés sur cette commune.. Par ailleurs, 335 noms de lieux recensés sur cette commune..

À noter que le Buis donnera sûrement son nom à de nombreux mots utilisés actuellement. Par exemple le mot "Buisson" ou "boussole". De plus, le Buis étant un bois utilisé depuis l'antiquité pour fabriquer de petites boîtes, il est probable que les mots "box" en anglais ou "boîte" en français (d'abord "buxita" puis "boiste" ), prennent leurs racines dans le nom du buis : "buxus" en latin ou "puxos" en grec..

Histoire

Préhistoire

La Buisse est un des lieux les plus anciennement habités du Dauphiné. Dès la Préhistoire, des hommes s’installèrent dans la région, occupant les cavités dans la paroi surplombant la plaine de l’Isère. La grotte à « Bibi » ou de l'ermitage a livré des silex de la fin du Paléolithique supérieur (Magdalénien final : 13 000-11 000 av . J.-c.). À proximité, la grotte de Fontabert est un énorme ossuaire collectif du Chalcolithique-Bronze ancien (2 300-1 800 av. J.-C.). D'autres grottes dans la falaise (Grottes , à Genève) ou sur les flanc du Grand Ratz (Trou au loup, Grotte du Trou noir) ont livré du matériel du Néolithique à l'âge du FerAimé Bocquet, L'Isère pré et protohistorique, Gallia-Préhistoire 1969, fasc. 1. page 208-222 .

Antiquité En époque gallo-romaine, un établissement hydrothérapique fut construit au lieu-dit Les Thermes, des vestiges sont conservés sur la propriété privée de Galbert. Une villa romaine fut même détruite, sur le territoire de la commune, lors des invasions barbares du . On sait même, avec certitudes, qu’une voie romaine traversait, autrefois, La Buisse pour relier Grenoble (Cularo) à Moirans (Morginum)..

Moyen Âge

Le nom de Buxia apparaît dans les textes dès le et son origine provient probablement du buis, arbuste très abondant sur les pentes du Grand-Ratz.

Durant l'époque médiévale, La Buisse est zone frontalière entre Savoie et Dauphiné, et eut à faire face à de nombreux affrontements sanglants. Ils se trouvent un château fort et un prieuré, aujourd'hui disparus. En proximité, l'église de l'époque était dédiée à saint Hugues.

Époque contemporaine vignette|Matin du 7 août avant que le feu ne soit soufflé vers Voreppe Le vers 18h45, la foudre frappe la végétation desséchée par un été caniculaire. Peu après cet évènement, une colonne de fumée noire est aperçue par plusieurs habitants au sommet de la Rochebrune sur le secteur de la Tençon, pan méridional du Grand-Ratz se situant à la limite des communes de La Buisse et Voreppe . Le lendemain, alors que l'incendie semblait maîtrisé par les pompiers, le vent se lève en début de soirée, soit près de 24h après le début de l'incendie, provoquant ainsi un embrasement important de la végétation. Le feu se trouvant sur des falaises auxquelles l'accès est difficile, le feu reste hors de contrôle et les pompiers ne peuvent que limiter l'ampleur des dégâts..