, éducateur, éditeur et disciple de Tsunesaburo Makiguchi au Japon, avec qui il fonda la Soka Kyoiku Gakkai. À sa libération à la fin de la Seconde Guerre mondiale il reconstruit l'organisation sous l’appellation, Soka Gakkai et la développa jusqu'à sa mort le .

Débuts Né le dans le village de la préfecture d'Ishikawa, maintenant la ville de Kaga, il est le enfant d'une famille de pêcheurs. À l'âge de 17 ans il est instituteur suppléant, à 20 ans instituteur. En 1920 il part à Tokyo et postule dans l'école dont Tsunesaburo Makiguchi est le directeur. Il y enseigne jusqu'en 1922 et devient son disciple (dans la relation maître-disciple). Puis il ouvre une école privée qui prépare les élèves au collège.

En 1928 tous deux se convertissent au bouddhisme de Nichiren de l'école Fuji dont la Nichiren Shoshu était la principale organisation représentante au Japon.

Soka Kyoïku Gakkai Deux ans plus tard, Makiguchi crée avec son soutien la Soka Kyoïku Gakkai (Société pour la création des valeurs par l'éducation). Dans les années 1930, le militarisme prend le pouvoir. En 1937 Le Japon entre déjà en guerre avec la Chine et envahit la Mandchourie. Les militaires étendent leur mainmise sur le pays par la religion et obligent les organisations religieuses à accepter l'amulette shinto, le talisman d'Ise, symbole de l’allégeance au culte de l'empereur.

Makiguchi, Toda, et Yajima Shôhei, refusent de le porter et sont emprisonnés le . Pour la Kempei-tai, la police militaire, c'est un crime de lèse-majesté et un refus de l'allégeance à l'empereur et à la religion d'État, le shintoïsme (Loi de la préservation de la sécurité publique).

Soka Gakkaï Makiguchi plus âgé meurt en prison. Affaibli et en mauvaise santé, Joseï Toda en sort le , quelques jours avant la reddition du Japon. Ruiné, il remonte ses affaires en éditant et en diffusant par correspondance des manuels scolaires. Par ailleurs, il commence à donner des cours sur le bouddhisme de Nichiren à de nouveaux disciples, reprend contact avec le Vénérable Horigome, moine de la Nichiren Shoshu qui deviendra plus tard Grand Patriarche et qui, lui, ne s'était pas compromis avec les pouvoirs en place.

Avant guerre la rencontre avec le bouddhisme ainsi que la militarisation de la société qui avait contré les projets pédagogigues de Makiguchi et de Toda, les avaient déjà poussés dans le sens d'une prise en compte plus globale de la société et de ses implications sur le bonheur des individus. Tous deux en avaient déjà tiré la conclusion d'une nécessité d'élargir l'assise de leur mouvement à d'autres classes de population que les enseignants.

La situation après 1945 au Japon confortera Toda dans cette voie, il va élargir son le mouvement s'appellera désormais Soka Gakkaï (Société/association pour la création des valeurs), l'inscrivant dans la lignée politique de Nichiren Daïshonin qui s'était déjà élevé contre les pouvoirs de son époque (voir le Rissho Ankoku Ron : Traité "Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays"., un des textes de référence de la Soka Gakkaï pour son développement politique)

Joseï Toda, en difficultés financières, refuse la direction du mouvement. Yajima Shūhei (1907–1982), l'un des hauts responsables de la Soka Gakkaï, en devient le premier directeur après la guerre. Il fonde aussi la revue du mouvement, "Daibyakurenge" (大百蓮華). En 1953, il quittera la Soka Gakkai pour rejoindre la Nichiren Shōshū.

Shakubuku et kosen-rufu Sous le commandement du général Mac Arthur, la liberté de culte est rétablie au Japon, et une multitude de nouvelles religions font leur apparition. Toda estime que le temps de Kosen-rufu (expression du Sûtra du Lotus qui signifie "annoncer et diffuser largement la Loi bouddhique") est arrivé. Le 1951, dans un discours, Toda lance une vaste campagne de conversion par le moyen du shakubuku.

Pendant sept ans, lui et son disciple Daïsaku Ikeda vont sillonner le pays, et proposer un retour au bouddhime à un pays où les laissés-pour-compte sont nombreux, en promouvant la possibilité de changer de destinée.

Pour assurer son action Il va demander un Gohonzon pour la Soka Gakkaï que Nissho, soixante-quatrième Grand-Patriarche, lui conférera le sous conditions toutefois car, la Nichiren Shoshu se voyant comme seule détentrice de la vraie religion, d’éminents religieux s’opposaient à l'enregistrement de cette organisation laïque en tant qu'organisation religieuse. Ainsi tous les membres de cette Soka Gakkaï laïque : 1) seront enregistrés auprès d'un temple de la Nichiren Shoshu ; 2) observeront strictement toutes les enseignements de la Nichiren Shoshu ; 3) protégeront les Trois Trésors tels qu'ils sont définis par la Nichiren Shoshu.

En 1952 il publie l'anthologie des textes de Nichiren Daishonin en un volume sous le titre Nichiren Daishonin Gosho Zenshû (Œuvres complètes de Nichiren Daishonin), compilation établie par Nichikô Hori (1867-1957), grand patriarche de la Nichiren Shoshu entre 1925 et 1927.

En , lors d'un rassemblement de membres de la jeunesse de la Soka Gakkaï à Yokohama, il fait une déclaration appelant à l'abolition des armes nucléaires : La déclaration de 1957 appelant à l'abolition des armes nucléaires établissant la base des activités pacifistes du mouvement.

Controverse Cette période de propagation entre 1951 et 1958 soulèvera des oppositions, sera diversement appréciée, donnera du mouvement une image sulfureuse. En dénonçant les "religions erronées", la Soka Gakkaï s'est fait des ennemis. En 1969, Kiyoaki Murata, journaliste au Japan Times, relèvera dans un livre préfacé par Ikeda : (Murata, ) Japan's New Buddhism : An Objective Account of Soka Gakkai. New York : Walker/Weatherhill, 1969..

Toda organise la Soka Gakkaï avec une hiérarchie inspirée de l'armée japonaise. Kiyoaki Murata voit dans ces divisions des « unités militaires » Murata Japan's New Buddhism. et raconte : (Murata, ) Japan's New Buddhism : An Objective Account of Soka Gakkai. New York : alker/Weatherhill, 1969. .

Notes et références Notes

Références

Travaux de chercheurs Stone - Rebuking the Enemies of the Lotus - Nichirenist Exclusivism (1994)

Liens externes

Site de Josei Toda

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