Ce glossaire de la boxe est un recueil de termes techniques des boxes modernes dites « sportives »Lexique de la boxe (Fédération de sports de combat et arts martiaux). La définition du mot est la plupart du temps donnée dans le contexte dans lequel il est utilisé, ou le domaine auquel il se rapporte.

Depuis les manuels de boxe du , les termes techniques du Noble Art ont sans cesse évolué. Ainsi, nous rencontrons dans leurs écrits des interprétations divergentes des mots de la boxe ; c’est à croire que les auteurs n’ont pas pu s’entendre pour une uniformité de leurs définitions.

Certains concepts s’inspirent à ce jour de l’ancienne terminologie des exercices militaires, notamment de l’escrime française, et d’autres se rapprochent des pratiques sportives du .

N.B. : Ce répertoire est consacré aux pratiques sportives d'aujourd'huiBoxes sportives : c’est-à-dire règlementées de façon moderne, mettant les pratiquants en sécurité maximale, à contrario des « boxes dites martiales » issues des arts de combat ancestraux dans lesquelles les contours du règlement de rencontre n’est pas toujours très précis, et n'aborde que très succinctement les boxes ancestrales dites « martiales ».

A Absorption (… de l’action adverse) : Vocabulaire des sports de combat. Action défensive qui consiste à accompagner le coup adverse pour annihiler son effet. Certains athlètes se servent de ce mode défensif pour riposter efficacement après avoir appâté une attaque adverse. Ci-dessous, une illustration d’« absorption » d’attaque suivie d’une riposte (contre-attaque) : 1. ⇒ 2. 1. [B] absorbe le coup de pied bas de type circulaire (en anglais, « low kick »)… 2. ...et riposte en coup de genou direct du membre arrière (« straight knee strike ») Aéro-kick : Pratique de compétition qui consiste à exécuter dans le vide des techniques de sports de combat dans un ordre chorégraphié et en musique, soit en solo soit à plusieurs. Cette prestation peut être assimilée à celle proposée par certains arts martiaux, notamment une séquence de techniques dans le vide dont le déroulement reproduit un schéma de combat contre un ou plusieurs adversaires attaquant sous des angles différents, proposés par des arts chinois (taolu), coréens (hyong, poumsé), indonésiens (juru), japonais (kata), vietnamiens (quyên), etc. Cette forme a pour racines la pratique des sports de combat du milieu du et pour modèle les principes d’entraînement inspirés du « new age californien » et des activités de mise en forme de type « fitness ». Voir également : « cardio-kickboxing ». Ci-dessous, une illustration de gestuelle :

Coup de pied arrière exécuté dans le vide (en anglais, « side kick ») Allonge (… morphologique) : (Fr) Vocabulaire des sports de combat. Dans les sports de combat de percussion, relatif à la longueur des membres corporels d’un combattant et l’utilisation de ceux-ci. Cette expression appartient au domaine des « techniques dites de manœuvres » notamment des formes d’exploitation de ses propres caractéristiques (stratégie de profit en sports de combat). Un combattant de par son type de morphologie dite « longiligne » peut disposer d’une envergure supérieure aux normes corporelles habituelles. Cette disposition lui permettant de conserver l’opposant à une grande distance d’atteinte va engendrer un problème d’organisation à son adversaire – notamment pour se rendre au corps à corps. On dit quelquefois dans le jargon pugilistique que ce type de combattants a des « tentacules » en guise de bras. Ci-dessous, une illustration d’utilisation de l’« allonge morphologique » :

[A] pour éviter l’approche adverse, grâce à son envergure, maintient son adversaire hors distance de frappe cela à l’aide d’un coup de poing direct du bras avant (jab) Argot du ring : (Fr) Vocabulaire des sports. Langage familier de la boxe et de certains sports de combat. Dans Le Petit Larousse de 2005 et l’ouvrage Le parler des métiers de Pierre Perret de 2003, nous trouvons une définition de ce type de jargon : « manière de parler propre à un groupe social, à une profession, à une discipline, etc. ». On connaît le langage du sport, avec son jargon technique, ses touches d’humour, ses aspects critiques voire grinçants, on y rencontre des mots et expressions comme : « avoir un coup de bambou » ou « avoir une grosse caisse » ou bien « avoir la tête dans le guidon ». Mais en plusieurs siècles d’existence, la boxe s’est forgée également un langage à elle, un parler spécifique qui illustre ses faits et anecdotes. Certaines manières de dire sont issues du « parlé populaire » voire déclinées de nombreuses professions. On y retrouve également des expressions toutes faites et de l’argot bien sûr ; tout cela agrémenté de noms de fleurs, d’oiseaux, de légumes, de choses... N’en déplaise aux spécialistes de linguistique et de rhétorique, de nombreuses expressions et locutions n’apparaissent nullement dans les dictionnaires de la langue française. Mais à contrario, elles sont tellement parlantes que personne n’oserait les changer, même pas ma grand’mère, car au moins, elle ne manque pas de verbe, ah ça non ! Ci-dessous, on trouve quelques figures de ce « parlé des rings », mais pas n’importe lequel, celui des « marrons chauds » bien sûr : - « Il frappe comme une fillette, ce gars ! » (Pour pas dire qu’il a un punch de nourrisson). Même ma grand-mère cogne plus fort que lui ! - « On lui a mis un toquard en face, même ma petite sœur le battrait ! » - « Il est brut de décoffrage » (pour dire que sa technique est primaire ou que la finesse n’est pas dans sa nature). - « Va-y dans le "buffet" ! Il a constamment les coudes écartés. » - « Il s’est fait "poivrer" le museau » ou « il en a pris plein la "courge" » (Combattant ayant encaissé de nombreux coups à la face). - « Il s’est fait "secouer" au premier round » ou « il a sérieusement ramassé durant la première reprise. » - « Il a "embrassé le tapis" à la deuxième » ou « il a effectué un "voyage au tapis" à la deuxième reprise. » - « Il s’est fait "satelliser" par son adversaire, et ça tombe bien, il n’était jamais allé dans l’"espace", rire. » - « Il s’est grillé au premier round, maintenant tu vas pouvoir travailler facilement car il est "à la ramasse" (Combattant ayant trop forcé sur la machine en début de match ou trop reçu de coups et qui aura du mal à poursuivre la rencontre). - Le coach à son « poulain » : « T’as vu la tête de ton adversaire, c’est un méchant et il n’est pas venu faire du tourisme. Alors ne vas pas te frotter à lui ! D’habitude lorsqu’il se bat et il est très ouvert, alors profite de l’occasion pour le cueillir. » - « C’est le dernier round, tu mènes à la marque, et pour ton adversaire la seule façon de gagner c’est de te "descendre". Alors maintenant, il faut "jouer contre le temps", "mets-le dans le vent" et oblige-le "à faire la course" ! » - Le coach à son « poulain » : « Il a le parallélisme faussé (c’est-à-dire à demi-K.-O.) profites-en pour le finir ! » Arrêt (Coup d’…) : (Fr) Vocabulaire des sports de combat. Également dénommé, « stoppage ». Cette action appartient à la catégorie des défenses dites « actives », c’est-à-dire de manière anticipatrice sur l’action future ou en cours de développement. L’action de stoppage est portée soit : - sur l’avancé adverse, - ou lors d’un déclenchement de l’attaque adverse ; généralement dans l’axe direct. Elle a pour but soit de : Limiter la progression adverse (notion de « mise en butée »). Ex.1 : en boxe, porter un coup de poing long (lead) afin de stopper net la progression adverse. Ex. 2: en sport de type judo ou lutte olympique, lors d’une attaque en technique de hanche, coller son propre bassin contre la hanche adverse afin d’en verrouiller la mobilité et ainsi d’annihiler le développement de la tentative de projection. Annihiler l’attaque adverse à son déclenchement (notion de neutralisation de l’action adverse). Ex. sport de type en boxe : porter un coup de poing direct à trajectoire longue lors du déclenchement d’une attaque adverse. Dans ce mode d’action, nous sommes proches de la notion d’attaque dans l’attaque (coup de contre), mais à la différence, le « coup d’arrêt » est destiné à neutraliser l’action adverse et non à percuter violemment l’opposant. Le plus souvent, l’arrêt est un coup à trajectoire profonde qui a suffisamment de puissance pour mettre fin au déplacement adverse (phénomène dit de « mise en butoir ». Il est porté le plus souvent le membre à son développement maximum (Ex. : pour un coup de poing, en engageant l’avancée de l’épaule et du tronc et le bras tendu ; pour un coup de pied, avancée de la hanche et de la jambe tendue, ce qui lui donne de la puissance de frappe. Par conséquent, un coup dit « sec » (rebondissant sur la cible), c’est-à-dire à trajectoire courte et sans forte puissance de frappe, peut être insuffisant pour stopper l’inertie du corps adverse. En boxe éducative ou boxe assaut, où la puissance de frappe étant prohibée, la réalisation du coup d’arrêt nécessite un savant dosage de l’inertie de l’arme pour éviter une sanction de l’arbitre (une pénalité). Ainsi, en rencontre en assaut à la touche contrôlée (en anglais, light-contact »), il est réalisé le plus souvent sans puissance en tendant le bras, coude verrouillé en fin de course. Voir également à « défense active ». Ci-dessous, deux illustrations de stoppage de l’action adverse : . Ex. : sur une avancée adverse

Lors de l’avancée adverse, [A] porte un « coup de poing direct long d’arrêt du bras avant (en anglais, « jab ») . Ex. : au démarrage de l’attaque

Lors d’une attaque adverse en coup de pied circulaire (en anglais, « roundhouse kick »), [B] porte un coup de pied latéral d'arrêt (en anglais, « side kick ») . Ex. : durant le développement de l’attaque

Lors d’une attaque adverse en coup de pied circulaire, [B] porte un coup de pied direct (en anglais, « front kick ») d'arrêt Assaut technique : (Fr) Vocabulaire des sports de combat. Vocable utilisé dans certains sports de combat pour qualifier une forme d’opposition où les techniques de frappe sont parfaitement retenues. On parle aussi de « touche contrôlée » sur les cibles corporelles, d’autres spécialistes de « frappe rebondissante freinée » ou « frappe sans transfert d’énergie à l’impact ». C’est ce mode de contrôle de la puissance de frappe qui la différencie du combat de plein contact où la recherche du know-down est autorisée (K.-O.-System). En boxe anglaise, ce vocable est utilisé pour désigner une opposition sportive dite de « boxe éducative » ou de « boxe assaut ». Attaque : (Fr) Vocabulaire de la science militaire. En anglais, « attack ». Une « attaque » dans les sports de combat est un mouvement offensif destiné à prendre le dessus sur l’adversaire afin de remporter la victoire (notamment à imposer un état corporel afin d’atteindre par exemple des cibles adverses en sport de combat de percussion, ou le projeter au sol ou mieux l’obliger à un abandon). Elle consiste, en toute logique, à utiliser les faiblesses adverses voire de les révéler cela par la mise en place d’un ensemble d’opérations de manœuvre. ». (Delmas, 1975). Suivant le règlement, la victoire s’obtient de différentes manières : soit par victoire avant la fin du temps règlementaire (abandon, hors-combat, écart de points important, « mort subite », etc.) soit par victoire à fin du temps règlementaire (totalisation de points et de pénalités). Ainsi, l’offensive va s’organiser en fonction du mode de victoire imposé par le règlement sportif et des potentialités de chacun des protagonistes. Que trouve-t-on comme dispositifs offensifs ? On distingue plusieurs formes d’attaque : . catégorie : l’offensive est faite de mouvements uniques et directs. . catégorie : l’offensive est composée et/ou adaptative (techniques de manœuvres et d’exploitation) ».