Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir de la de première formation.

Création et différentes dénominations : création de la . : dissolution : création du d'infanterie de ligne à Haro en Espagne. 12 mai 1814 : le régiment est licencié Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1820, le d'infanterie de ligne n'est pas recréé, son numéro reste vacant jusqu'en 1870. : création du d'infanterie de ligne : dissolution : création du d'infanterie de ligne. 1914 : lors de la mobilisation, il donne naissance au d'infanterie : le régiment est dissous à Saint-Yrieix dans la Creuse. Le : un bataillon renaît à Poitiers par le biais des FFI. Le : dissolution du bataillon Créé le à l'occasion du rappel de la classe 1953, il fait partie de la première tranche des unités en vue du rétablissement de l'ordre pendant sept ans en Algérie : du dont les et sont intégrés au au camp de la Lande d'Ouée et le constituent une partie du de Brive-la-Gaillarde. Créé le par simple changement de dénomination du du émanant lui-même du II/ le . Le devient le d'infanterie le et stationné au quartier Mac Mahon de Rennes (P.C. et C.C.S.), et au camp de la Lande d'Ouée ( et . Groupement d'instruction). : dissolution. La majeure partie de ses cadres et de ses unités serviront à la constitution du d'un type nouveau 1970 : devient régiment de réserve des forces du territoire. Fait partie depuis cette date des unités mobilisables : le drapeau rejoint la caserne Chanzy au Mans Mis sur pied jusqu'en 1978 par le (caserne chanzy) au Mans. Le le régiment entre dans la composition de la d'infanterie : division dérivée par la d'infanterie de marine Le , composé à 85 % de réservistes, est, depuis 1979, basé au sein du RIMa corps dérivant. À la caserne Chanzy depuis 1980, il sera implanté au camp d'Auvours dans le courant de l'année 1990 En 1986, la DI est restructurée en de zone En 1992 dans le cadre du plan « Armée 2000 » en régionale de défense : au quartier Foch de Rennes, le chef de corps du , le lieutenant-colonel Loridan, remet le drapeau au général commandant la régionale de défense : officielle du d'infanterie

Chefs de corps Il y eut 53 chefs de corps dans l'histoire du régiment :

Historique des garnisons, combats et batailles du (1794-1796) Guerres de la Révolution La d'infanterie de première formation est formée le à Nice, quartier général de l'armée d'Italie, de l'amalgame des : du d'infanterie (ci-devant Bourgogne) de volontaires de la Côte-d'Or de volontaires de la Haute-Loire

Elle est placée dans la division Mouret de l'aile droite, aux ordres de Masséna, et est commandée par le chef de demi-brigade Daurier.

L'armée d'Italie occupait alors dans le Var et le comté de Nice une ligne allant de Colmars et Entrevaux par Briglio à la Méditerranée. L'année piémontaise tenait vis-à-vis d'elle les sommets et les passages des Alpes, et couvrait la route de Nice à Turin, en s'avançant dans la vallée de la Roya jusqu'à Saorge qu'elle avait retranché.

Le général en chef du Merbion reçut l'ordre de reprendre les hostilités suspendues pendant l'hiver et de préparer une expédition qui serait chargée de tourner par la droite la position de Saorge, après s'être emparée d'abord d'Oneglia, cette ville était le seul port qui restait au Piémont pour communiquer avec l'île de Sardaigne et avec la flotte anglaise qui lui fournissait des subsides; elle servait en outre de refuge aux corsaires qui entravaient le cabotage entre Gênes et les ports du midi de la France.

Le lendemain de sa formation, la se rendait à Menton pour faire partie de l'expédition ordonnée, et dont le commandement avait été confié à Masséna. Le , les troupes expéditionnaires se mirent en mouvement sur plusieurs colonnes. Le général Mouret, qui dirigeait la colonne de droite dont faisait partie la , marcha sur Vintimille et vint coucher à Bordighera. Les représentants du peuple Robespierre jeune, Saliceti et Bonaparte accompagnaient la colonne.

Le , le général Mouret continua sa marche en longeant la côte et arriva le devant Oneglia. Les Piémontais occupaient en avant de la ville les hauteurs retranchées de Sainte-Agathe. On parvint, malgré les difficultés du terrain, à établir quelques pièces qui foudroyèrent les retranchements ennemis et permirent à un bataillon précédé d'éclaireurs de gravir les hauteurs et d'en repousser les défenseurs après une courte fusillade. Cet avantage obtenu, le général Mouret envoya des détachements fouiller les bois et la vallée, et partageant sa division en deux colonnes, il se mit à la tête de la première pour attaquer Oneglia de front, tandis que la seconde manœuvrait pour couper la retraite à sa garnison. Le feu de la ville ne fit qu'accélérer la marche des colonnes, qui y pénétrèrent presque sans pertes et forcèrent les Piémontais à se replier sur Ormea en abandonnant 12 pièces d'artillerie et des magasins de subsistances.

Le , la , après avoir laissé un bataillon à Oneglia, se dirigeait sur Pieve di Teco, où elle rejoignait Masséna qui y avait donné rendez-vous à toutes ses troupes. Quelques jours plus tard Masséna franchissait les Alpes, descendait dans la vallée du Tanaro et s'emparait de , le . Cette position, clé de la vallée du Tanaro, qui était très importante, avait été retranchée et était défendue par Autrichiens. Attaqué, malgré les difficultés du terrain, avec la plus grande vigueur, l'ennemi eut à peine le temps de se défendre et de faire usage de son artillerie, il fut culbuté sur Ormea où l'on entrait le et où l'on ramassait 400 prisonniers et plusieurs pièces de canon. Le lendemain l'on poussait une pointe jusqu'à Garessio qui ouvrit ses portes à la première sommation. Des approvisionnements considérables et de toute nature y tombèrent au pouvoir de l'armée. L'attaque générale de la ligne de Saorge ayant été fixée pour la fin d'avril, Masséna fit évacuer Garessio et Ormea, et vint prendre ses positions de combat. Pendant qu'avec l'aile droite il allait faire effort sur la gauche ennemie en prenant Briga Alta pour objectif, le centre devait attaquer de front par Breglio, et l'aile gauche opérer dans la vallée de la Vésubie, vers les montages d'Inferno et de Rauss.Le , les colonnes d'attaque étaient toutes prêtes et à leur poste. Masséna occupait le mont Tanardo avec le de grenadiers, les et de la aux ordres du général Brûlé et le de la , les et de la aux ordres du général Hammel. Les Piémontais s'étaient avancés sur les hauteurs de la Marta et commençaient à se retrancher à portée de fusil de nos avant-postes. Le général Brûlé reçut l'ordre de les en chasser, l'ennemi déploya toutes ses forces pour soutenir ses travailleurs, et l'affaire devint des plus vives. Mais tous ses efforts furent inutiles; il ne put se maintenir dans cette position et dut se retirer, laissant plus de 20 morts sur le terrain. Le lendemain toutes les colonnes s'ébranlèrent à la même heure pour une attaque générale. Le général Brûlé traversa la montagne de la Marta, la côte de Sainte-Catherine, et réunissant ses efforts à ceux de la 118e, se porta contre une grande redoute ennemie située sur le mont Nave ou la Fel, à gauche du col Ardente, qui fut enlevée.

Le , la fut enlevée à la division de droite et appelée à Nice d'où elle partit pour Toulon, pour faire partie d'un corps de débarquement que l'on devait envoyer au secours de Bastia assiégé par les Anglais. La capitulation de cette ville, arrivée quelques jours après, suspendit l'expédition.

Le , le bataillon de Montélimar et les et de la Drôme étaient encadrés dans la « » et portaient sa force à hommes. La revint à Nice le , après avoir laissé en route le pour occuper les îles de Lérins (Sainte-Marguerite et Saint-Honorat). Le restait à Nice, et le était divisé entre Villefranche et Monaco.

Le , les trois bataillons de la quittent Monaco, Villefranche, Nice et l'île Sainte-Marguerite, et sont dirigés sur Toulon où ils sont cantonnés dans les villages voisins.

Le , la et la , sont mises à la disposition du général Bizanet nommé commandant de place de Toulon, pour maintenir l'ordre et la tranquillité de la ville contre des projets factieux. Le 3 et le , la demi-brigade se trouve aux combats de Termini et de . Le elle se trouve au Le elle participe au combat de Limone Les 24 et , la demi-brigade participe à la bataille de Loano Le , elle se trouve au combat de Borghetto Le elle combat à Castellaro Les 22 et , la demi-brigade participe à la bataille de Loano Le , elle est aux combats de Garessio et de

Les premiers mois de 1796 furent employés à mettre à exécution les ordres du Directoire qui, par arrêté en date du 6 janvier 1796, avait réduit le nombre de demi-brigades à 110 et celui des demi-brigades légères à 30. La force de l'armée d'Italie ayant en même temps été fixée à 14 demi-brigades de ligne et à 2 légères, les demi-brigades primitives durent être fusionnées ensemble pour former les nouveaux corps, dits demi-brigades de deuxième formation. Les , et demi-brigades de première formation, appelées par le sort à former un de ces corps, étaient amalgamées le et constituaient la 75e demi-brigade de deuxième formation.

Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français de 1796 la n'est pas reformée. Le numéro disparait jusqu'en 1808.

(1808-1814) Guerres de l'Empire : Création du régiment d'infanterie de ligne à Haro en Espagne avec les et régiments provisoires de l'armée d'Espagne. 1808 : Bataille de Tudela 1809 : : le rentre en tête dans Saragosse et c'est le début de hauts faits d'armes. 1810 : Lérida 1811 : Tarragone

1813 : Espagne : Combat du col d'Ordal 1814 : Guerre d'indépendance espagnole 27 février : bataille d'Orthez

Le , le d'infanterie de ligne est licencié, et conformément à l'article 5 de l'ordonnance du 12 mai 1814 : Les , , et sont amalgamés, à La Rochelle, dans le nouveau d'infanterie de ligne ancien d'infanterie de ligne Le est amalgamé, à Montlouis, dans le nouveau d'infanterie de ligne ancien d'infanterie de ligne Les et sont amalgamés, à Toulouse, dans le nouveau d'infanterie de ligne ancien d'infanterie de ligne

Son numéro reste vacant jusqu'en 1870

(1870-1871) Siège de Paris Par décret du gouvernement de la Défense nationale en date du 28 octobre, prescrivant que les trente neuf régiments de marche d'infanterie prendront la dénomination de régiments d'infanterie de ligne et les porteront numéros 101 à 139, le régiment de marche devient le le régiment d'infanterie de ligne. Il fait partie de la , , , .

Le , le lieutenant-colonel Galland est nommé au commandement du régiment. Le , le quitte Clichy, traverse Paris, en sort par la porte de Saint-Mandé et vient camper entre cette ville et Charenton, en arrière du bois de Vincennes. Le , il part de Saint-Mandé à trois heures du matin, pour aller passer la Marne en avant de la redoute de la Faisanderie, mais une crue de la rivière ayant empêché d'établir les ponts de bateaux, la division regagne son camp, qu'elle lève à midi, pour aller bivouaquer dans les bois, tout près de Nogent-sur-Marne. Le , c'est de là que part le par la grande route de Strasbourg, pour passer la Marne à Créteil, au Moulin-Neuf. Ce jour même, la division est appelée à faire une diversion sur Montmesly, près de Bonneuil, pendant que l'armée attaque Champigny et Brie-sur-Marne. Au combat de Montmesly, livré par la division Susbielle, le , qui a quitté Créteil vers neuf heures du matin, se présente avec une ligne de bataille formée en colonnes de division. Le est à gauche de la route de Bâle et forme l'extrême gauche de la division. Le à droite, sa gauche appuyée à la route et le sur les pentes de la hauteur, formant la droite de la ligne. Lorsque l'artillerie a fortement battu les hauteurs de Montmesly, le se porte en avant avec toute la division. Le enlève les retranchements de l'ennemi et le petit bois