Le de chasseurs à pied est une unité d'infanterie de l'armée de terre française.
Premier des bataillons de chasseurs à pied créés en 1840, il combat pendant les expéditions du Second Empire puis la guerre de 1870. Plusieurs fois cité à l'ordre de l'armée pendant la Première Guerre mondiale, il est plusieurs fois dissous et recréé pendant la Seconde. Il est mécanisé après-guerre, avant d'être dissous en 1992. En 2016, le centre d’entraînement au combat (CENTAC) du camp de Mailly reprend le nom du bataillon de chasseurs. Le , il redevient le de chasseurs à pied.
Histoire
Le duc d'Orléans crée en 1837 au camp de Vincennes la « compagnie de chasseurs d'essai ». Le est créé le « bataillon provisoire de chasseurs à pied » à huit compagnies, par le duc d'Orléans, fils du roi Louis-Philippe qui est engagé expérimentalement en Algérie. Il devient le le « bataillon de tirailleurs ».
Le nait officiellement le « bataillon de chasseurs à pied », unité dont la création coïncide avec la mise sur pied de neuf autres bataillons identiques. Il est dénommé « bataillon de chasseurs d'Orléans » à la mort du duc d'Orléans le , puis, en 1848, est renommé « », appellation qu'il conservera jusqu'en 1951.
Le est reconstitué avec le le . Le 1914, il met sur pied le de chasseurs à pied.
Dissous en 1942, il est recréé deux ans plus tard à partir du Groupe mobile d'Alsace (GMA) Suisse. Le bataillon, équipé de véhicules semi-chenillés, devient de chasseurs portés le . Le , le de chasseurs portés, désormais en garnison à Reims, devient centre d'instruction du . Il est dissous le puis la même année recréé en tant que de chasseurs portés à Reims à partir du de chasseurs alpins et du de chasseurs à pied qui fusionnent.
Le de chasseurs porté devient le de chasseurs mécanisé le . Le , il devient le de chasseurs puis est dissous en 1992.
En 2016 est créé le CENTAC - BC à Mailly-le-Camp qui est renommé le CENTAC - .
Chefs de corps vignette|Présentation du vignette|Driant, commandant du - Ferdinand-Philippe d'Orléans 1840 : Chef de Bataillon de Ladmirault 1841 : Chef de Bataillon Joseph-Décius-Nicolas Mayran 1845 : Chef de Bataillon Henri Antoine de Lostanges de Saint-Alvère 1847 : Chef de Bataillon de Marolles 1849 : Chef de Bataillon François Guillaume Ulric de Sainte-Marie 1851 : Decaen 1853 : Tristan-Legros 1854 : Aymard 1855 : Gambier 1859: Commandant Mangin 1862 : Commandant de Courcy 1864 : Commandant Fournes 1869 : Commandant Bureau 1870-1871 : Commandant Pichon 1879 : Commandant Dugenne 1882 : Commandant Tournier 1887 : Commandant de Lacroix 1890 : Commandant Couturier 1894 : Commandant de Villaret 1899 à 1906 : Commandant Émile Driant Nommé chef de bataillon depuis 1896, le commandant Émile Driant est nommé en juillet 1899 chef de corps du bataillon de chasseurs à pied alors en garnison à Troyes. Il exerce son commandement avec mérite – ce dont témoignent unanimement ses subordonnées et la presse locale – et fait du bataillon un bataillon d’élite connu dans toute l’armée sous le nom de « Bataillon Driant » très populaire en Champagne. 1906-1907 : Commandant Lorillard 1909 : Commandant Ernest Jean Aimé 1910-1913 : Commandant Delavau 1913 : Commandant TabouisAlors lieutenant-colonel, est blessé lors d'un bombardement le à Ablain-Saint-Nazaire. : Commandant D'Origny : Commandant Somon : Commandant Camors : Commandant Devincet : Commandant Le Bleu 1923 : Commandant Jouart 1925 : Commandant de Bizemont 1930 : Commandant Joliet 1933 : Commandant Albord 1935 : Commandant Cohendet 1937 - 1940: Commandant Toulorge 1940 : Commandant Maino 1941 : Commandant Moreau 1941-1942 : Commandant Lecomte 1944 (septembre à décembre) : Capitaine Baumeister 1945 : Commandant Paoli 1945 : Commandant Perot 1945 : Commandant Petit - : Commandant Strauss 1946 : Commandant Martinelli 1947 : Commandant de Susbielle 1949 : Commandant Querol 1951 : Commandant Penichon 1952 : Commandant Germain 1954 : Commandant Huon de Kermadec 1956 : Commandant Sabatier 1956 : Commandant de Tarle 1957 : Commandant Delcros 1959 : Commandant Remy 1959 : Commandant Sohet 1960 : Commandant Lavoine 1962 : Colonel Maurice Henry (****) 1964 : Colonel Arnoux 1966 : Colonel Barbat 1968 : Lieutenant-Colonel Merlin 1970 : Commandant Babillon 1972 : Commandant Teston 1974 : Colonel Grenouilleau 1976 : Colonel Bertrand Vouillemin 1978 : Colonel Bouffandeau 1982 : Colonel Fischer 1982-1984 : Colonel Philippe Verlot (**) 1984-1987 :Colonel Ancel 1987 : Colonel Judeaux (**) 1988 : Colonel Le Bourg (***) 1990-1992 : Lieutenant-Colonel Branche 2016-2017 : Colonel Benquet 2017-2019 : Colonel Ordas 2019-2021 : Colonel Loïc de Kermabon 2021-2023 : Colonel Pierre-Antoine Simon 2023-2024 : Colonel Axel Denis 2024-2026 : le colonel Raphaël Assier de Pompignan prend le commandement du Centac- Bataillon de Chasseurs à Pied le . 2026 : le colonel : Sébastien Baron. (**)Par la suite Général de Brigade (***)Par la suite Général de Division (****) Par la suite Général de Corps d'Armée
Historique des garnisons, combats et bataille du bataillon de chasseurs à pied Monarchie de Juillet (1830 -1848) 1841 : Metz 1845 : Strasbourg
Second Empire Au , le BCP, sous le commandement du chef de bataillon De Marolles, est en garnison en Algérie et fait partie du Corps expéditionnaire de la Méditerranée et participe l'expédition et au siège de Rome en juin.
En 1850, le régiment est à la division d'occupation en Italie et son dépôt est à Toulouse. 1853 à 1856 : Guerre de Crimée, forme la (général Esprit Charles Marie Espinasse) de la d'infanterie (général François Certain de Canrobert) du Corps d'armée avec le Régiment d'infanterie de ligne et le Régiment de zouaves. De cette période date le célèbre refrain du bataillon : « Si l'septième de ligne a des couilles au cul, c'est le premier chasseurs qui lui en a foutu ! » Le de chasseurs à pied a été décorée de la croix de la Légion d’honneur le Collectivité décorées de la Légion d’honneur, de chasseurs à pied - Ordre de la Légion d'honneur, France-Phaleristique.com. à 1864 : Campagne du Mexique sous les ordres du commandant de Courcy. Assaut du couvent fortifié de Guadalupe (), Siège de Puebla (1863), capture de Jose Maria Chavez Alonso (), mise en déroute des troupes de Sandoval () retour en France en 1864. guerre franco-prussienne de 1870 au sein de la de la du d'armée (maréchal de Mac-Mahon), sous les ordres de son chef, le commandant Bureau, tué lors de la bataille de Frœschwiller-Wœrth, (moulin de Gunstett) – bataille au cours de laquelle le bataillon perd la moitié de ses hommes.
Le , le « », est reconstitué avec le , formé à Saint-Étienne.
De 1871 à 1914 1899 : en garnison à Troyes, au quartier militaire de Beurnonville, commandé par le commandant Émile Driant. arrivée à Senones dans les Vosges. forme le cycliste à partir de sa compagnie; ce dernier sera affecté à la Division de Cavalerie.
Première Guerre mondiale
Durant toute la Première Guerre mondiale, il fait partie avec le 31, de la de la Division d'infanterie. Il forme aussi deux bataillons de réserve, les 41 et 81 bataillon de chasseurs à pied. En 1914, le bataillon participe à l'occupation des cols des Vosges. Après avoir traversé la frontière le , il remporte le le combat de Plaine près de Saint-Blaise-la-Roche, qui vaudra au drapeau des chasseurs, la médaille militaire (celui-ci étant déjà décoré de la croix de la Légion d'honneur) et au bataillon la première de ses quatre citations à l'ordre de l'armée. En effet, il y fait quatre cents prisonniers parmi les soldats du R.I.R, y capture plusieurs canons pris à l'ennemi, et surtout, s'empare du drapeauAncien emblème du du Régiment de Basse Alsace N 132 abandonné dans une ferme par le de ce régiment. Ce sera le premier drapeau ennemi capturé par l'armée française lors de la Grande Guerre. Le bataillon participe ensuite à la course à la mer et aux combats dans les Flandres. En , le bataillon combat lors de l'offensive en Artois. Début 1916, le bataillon est engagé dans la fournaise de Verdun. Du au , il combat autour de Vermandovillers en Picardie lors de la bataille de la Somme. En 1918, il combat en Champagne dans l'armée du général Gouraud.
1914 vignette|Le fanion avec st-Blaise en 2025.
Le , lors du combat de Saint-Blaise-la-RocheCombat de Saint-Blaise-la-Roche également appelé bataille de Saint-Blaise-la-Roche le de chasseurs à pied s’empare du drapeau du du 132e régiment d'infanterie allemandLe combat de Saint Blaise.Le Miroir, entièrement illustré par la photographie du 30 août 1914, page 7.. Août, Vosges col du Hantz, col du Las col de Saales haute vallée de la Bruche Vallerysthal - : Bataille du col de la Chipotte Septembre-octobre Bataille de la Marne Mailly-le-Camp, Sompuis, Suippes Octobre-novembre Artois Ablain-Saint-Nazaire, Carency Flandres Mêlées des Flandres, bois de Kappellerie, Poperinge Novembre-décembre Artois, secteur Notre-Dame de Lorette, Nœux-les-Mines.
1915 Janvier - février : Artois, Notre-Dame de Lorette Mars - août : Artois, secteur Notre-Dame de Lorette, les Ouvrages Blancs, Bois des Boches - Deuxième bataille d'Artois Septembre - décembre : Troisième bataille d'Artois, Givenchy.
1916 Janvier-mars : déplacement de l'Artois à Verdun - Verdun, fort de Tavannes, secteur nord du Fort de Vaux Avril - mai : repos Lavincourt, Somme-Yèvre - Château-Thierry Mai - juillet : en Champagne, secteur Tahure, Gratreuil Juillet - août : Bataille de la Somme Septembre - décembre : la Somme, secteur Vermandovillers, Deniécourt, Ablaincourt - repos
1917 Janvier-avril : déplacement à Villersexel, repos, instruction Mai-octobre : Bataille du Chemin des Dames, secteur du Panthéon Octobre-novembre : Bataille du Chemin des Dames, ferme de la Malmaison, carrières Montparnasse Novembre-décembre : région de Beaulieu, Hérimoncourt, Voujeaucourt, repos, instruction
1918 Janvier-avril : instruction Brouvelieures, La Croix-aux-Mines Avril-juin : Bataille de l'Aisne - déplacement en Champagne, secteur de Perthes-les-Hurlus Juillet-août : Bataille défensive de Champagne, moulin de Perthes Septembre - octobre : Offensive de Champagne, secteur du Mont-Muret, côte de Grateuil, Sommepy Novembre : en réserve région de Banogne, Chaumont-Porcien
Entre-deux-guerres À la fin de la guerre, au mois de , il quitte le Luxembourg pour Senones où il cantonne chez l'habitant. Renforcé par des travailleurs Russes, il est chargé de récupérations sur les champs de bataille de Senones et Moyenmoutier. Après avoir perdu un sergent et deux chasseurs au mois d'avril, en chargeant des obus, le bataillon est remis à l'instruction. Le aout 1919 il quitte Senones pour rallier Wissembourg le . Il y cantonnera au quartier Hoche jusqu'au , date à laquelle il rejoint Strasbourg jusqu’en 1939Journal de Marches et Opération du BCP, Service Historique de l'Armée de Terre.
Il forme la demi-brigade de chasseurs à pied (DBCP) avec le de Savernes et le de Gerardmer.
Seconde Guerre mondiale 1940 - Résumé
En 1939, la (dont fait partie le BCP sous les ordres du Commandant Toulorge) est rattachée à la d'infanterie. Pendant la bataille de France, le bataillon résiste tant bien que mal à la poussée allemande. Il résiste notamment à La Longueville et La Bassée, puis rejoint Dunkerque, ville d'où il embarque pour l'Angleterre. Il participe à la tentative de rétablir un front en Normandie, avant d'être fait prisonnier le jour de l'Armistice. Du 10 mai au 23 juin 1940 En 1940, au sein de la d'infanterie, le BCP, le BCP et le BCP forment, avec les Eléments Régimentaires (ER), la Demi-Brigade, sous les ordres du commandant TroullierJournal du Capitaine Strauss, EM de la DB.