He Zhizhang () (v 659 – v 744), également connu sous le prénom de courtoisie de Jizhen (), aussi nommé Weimo (维摩), surnommé Shichuang (石窗), il prend à la fin de sa vie les pseudonymes de « Fou de Siming » et « Directeur extérieur des archives ». C’est un fonctionnaire, un calligraphe et un poète chinois célèbre pendant la dynastie Tang. Originaire de du comté de Yongxing, dans la région de Yuezhou (aujourd’hui Xiaoshan, Zhejiang), He Zhizhang, selon les sources historiques, est le seul zhuangyuan (meilleur diplômé des examens impériaux) de l’histoire de Xiaoshan. Très estimé pour sa poésie et sa calligraphie, il est l’un des Huit immortels livrés au vin de la dynastie Tang. Il fait aussi partie des « Dix amis de l'École des Immortels » (仙宗十友) Catégorie élogieuse forgée par les lettrés des Cinq Dynasties et après, pour célébrer un groupe de dix hommes de lettres du début de l’ère florissante des Tang. Les membres de ce groupe étaient pour la plupart étroitement liés au taoïsme, et œuvraient principalement dans les domaines de la littérature et de la religion, Le groupe comprend : Chen Zi'ang, Lu Zangyong, Sima Chengzhen, Wang Shi, Bi Gou, Li Bai, Meng Haoran, Wang Wei et He Zhizhang, Song Zhiwen.. Biographie Issu de l’ethnie Han, He Zhizhang déménage dans sa jeunesse à Shanyin, dans la région de Yuezhou (aujourd’hui Shaoxing, Zhejiang). Dès sa jeunesse, il se fait connaître par ses poèmes et ses écrits et il est déjà renommé dans la capitale. En 695, il réussit les examens impériaux et obtient le premier rang devenant ainsi le premier lauréat au premier rang de l’examen impérial dans l’histoire du Zhejiang . Après être devenu jinshi, He Zhizhang est d’abord nommé docteur des Quatre Portes (四門博士)Érudit chargé d’enseigner la littérature, l’histoire et la philosophie aux étudiants de haut niveau, contribuant à la sélection des élites administratives. de l’Académie impériale puis promu docteur de la Cour des Rites. En 722, le politicien et poète Zhang Shuo est désigné pour réviser les archives du palais Lizheng et il demande que He Zhizhang entre à l’Académie pour coécrire le Recueil littéraire (文纂) et le Six Codes (六典), mais le projet n’est pas achevé . En 725, He Zhizhang est promu vice-ministre du ministère des Travaux publics tout en occupant la fonction d’académicien de l’Académie Jixian.
Puis, il occupe le poste de conseiller-précepteur du prince héritierCette personne faisait partie du cercle de lettrés et de fonctionnaires chargés de conseiller, instruire ou accompagner le prince héritier, sans toutefois exercer nécessairement un pouvoir administratif direct.. Ensuite, il est réaffecté comme inspecteur et vice-ministre du ministère des Travaux et peu après élevé au poste directeur du secrétariat des Archives impériales et ministre des Rites. En 738, il est affecté de nouveau en tant que conseiller-précepteur du prince héritier, de grand maître de la Maison impériale (rang argent-bleu)Nom d’un rang ou d’une distinction honorifique dans la hiérarchie des officiers impériaux. et nommé officiellement directeur des Archives impériales, raison pour laquelle on l’appelle « He le directeur ». En 744, malade et confus, il soumet une pétition pour retourner dans sa ville natale, en tant que taoïste. L’empereur décrète l’autorisation et He retourne à Shan Yin. Il réside au « Manoir du Taoïste », habite le « Temple des Mille Automnes » et construit un « Pavillon du Lopin » pour son plaisir, écrivant sur des feuilles peu de mots, seulement quelques dizaines de caractères. Pendant cette période, il compose les Deux poèmes sur le retour au pays, qui sont largement transmis et très populaires.
Peu après, il meurt à l’âge de quatre-vingt-six ans, et, en 758, l’empereur Suzong (r. 756-761) lui décerne à titre posthume le rang de ministre des Rites .
He Zhizhang a un caractère franc, ouvert, libre, débridé et bavard. Il aime boire du vin. Il devient particulièrement excentrique dans ses dernières années et il se surnomme lui-même le « Fou de Siming » et « Directeur extérieur des archives ». Il écrit souvent en état d’ivresse et a l’habitude de boire et de composer des poèmes avec Zhang Xu et Li Bai . He Zhizhang fait partie du groupe appelé les « Huit immortels livrés au vin »Le groupe célèbre pour son amour des boissons alcoolisées comprend les poètes He Zhizhang (賀知章), le prince de Ruyang Li Jin (李璡), Li Shizhi (李適之), Cui Zongzhi (崔宗之), Su Jin (蘇晉), Li Bai (李白), Zhang Xu (張旭), Jiao Sui (焦遂). . Art Calligraphie He Zhizhang excelle en calligraphie, maîtrisant la cursive et l’écriture cléricale très réputée à son époque. Les amateurs d’art lui fournissent papier et encre pour ses œuvres. Ses œuvres sont largement transmises et précieuses et elles sont considérées comme des trésors par les amateurs de calligraphie. Elles combinent la rigueur des Tang et l’élégance fluide des calligraphes Jin, exerçant une influence considérable sur le style calligraphique de la fin des Tang et des Song. Œuvres Peu d’écrits autographes de He Zhizhang ont été conservés. Parmi ses œuvres calligraphiques survivantes, on compte la gravure sur pierre de L’Inscription du Palais Longrui sur le rocher Feilai, située près de Shaoxing, dans le Zhejiang, au sud-est de la ville de Shaoxing, et la version en écriture cursive rouleau complet du Classique de la Piété filiale transmise jusqu’au Japon, présente des traits fluides et rapides, exécutés d’un seul élan, donnant l’impression de dragons et de serpents en mouvement, vibrant d’énergie et de vivacité. Pour les amateurs de calligraphie, l’œuvre représentative de He Zhizhang que l’on peut voir est son célèbre cursif Xiaojing (Classique de la piété filiale). Poésie La poésie et la prose de He Zhizhang sont excellentes. Ses poèmes sont frais et originaux et ils brillent surtout dans les quatrains. En dehors des compositions rituelles et des poèmes officiels, ses œuvres décrivent des paysages, expriment ses sentiments et se distinguent par un style unique, frais et élégant. Parmi elles, Ode au saule et Poème en revenant au village sont devenus célèbres et ont été chantés à travers les âges. Les poèmes de He Zhizhang ont joué un rôle d’orientation dans le développement sain de la poésie Tang et ont servi d’exemple pour la pratique de la création poétique durant l’apogée de la poésie Tang. Œuvres La plupart de ses œuvres ont été perdues17-17. 全唐詩 (Intégrale de la poésie des Tang) : cette anthologie comprend vingt poèmes de He Zhizhang . Poèmes Parmi ses écrits les plus célèbres figurent Ode au saule (咏柳) et Au retour au pays natal (回鄉偶書), écrits à l’âge de , sont parmi les plus célebres. Au retour au pays natal (回鄉偶書) Chinois 少小離家老大回, 鄉音無改鬢毛衰 。 兒童相見不相識 , 笑問客從何處來? Traduction libre Parti enfant de la maison, je reviens en vieil homme, Mon accent n’a pas changé, mais mes tempes ont blanchi. Les enfants me voient et ne me reconnaissent pas, Souriant, ils me demandent : « D’où viens-tu, voyageur ? » Ode au saule (咏柳) Chinois 碧玉妆成一树高, 万条垂下绿丝绦。 不知细叶谁裁出, 二月春风似剪刀。Traduction libre Paré de jade vert, un arbre s’élance haut, Dix mille rameaux comme des rubans d’émeraude. On ne sait qui a découpé ces fines feuilles ; Le vent du printemps de février semble comme ciseaux.
Notes et références Notes
Références
Liens externes
https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷112 : Intégrale de la poésie des Tang (全唐詩), volume 112 : poèmes de He Zhizhang.
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