André Louis Marie Rouveyre, né le à Paris. et mort le à Barbizon, est un écrivain, journaliste, dessinateur de presse et caricaturiste français.
Parcours vignette|redresse|Pierre-Eugène Vibert, André Rouveyre, gravure d'après Antonio de La Gandara (1904). thumb|Guillaume Apollinaire et André Rouveyre en 1914. gauche|vignette|Portrait de Rouveyre par Marquet, 1904. André Rouveyre est le fils d'Édouard Rouveyre (1849-1930), un éditeur parisien érudit installé rue des Saints-Pères, auteur entre autres d'un essai, Connaissances nécessaires à un bibliophile., et très lié à Octave Uzanne. André Rouveyre entre aux Beaux-Arts de Paris[article] « Rouveyre André », in: ., devenant l'un des derniers élèves de Gustave Moreau. Il quitte l'école au bout de trois années[article] « André Rouveyre », in: G. Fanelli et E. Godoli (dir.), Dizionario degli illustratori simbolisti e art nouveau, volume II, Florence, Cantini, 1990, ., mais il y devient l'ami d'Henri Matisse « Matisse's Letters. Correspondance with André Rouveyre », sur henri-matisse.net (en ligne)..
Pour vivre, il se fait dessinateur de presse et collabore à de très nombreux périodiques. Il commence en 1899 avec Le Polichinelle, Le Sourire, Le Rire, Le Pêle-Mêle, et Le Petit Illustré amusant, puis Le Frou-frou (1900-1904), Le Cri de Paris (1906, puis 1922), Je sais tout (1910), Comœdia (1913), ou encore le Lustige Blätter
Rouveyre circula dans un milieu cosmopolite et finit ses jours dans le fief des impressionnistes, à Barbizon, au de la Grande Rue, en lisière de la forêt de Fontainebleau. Il a publié en 1921 Souvenirs de mon commerceParu chez Georges Crès, 1921. d'après ses relations avec Remy de Gourmont, Guillaume Apollinaire., Jean Moréas et Jules Soury.
Les talents de journaliste de Rouveyre sont principalement célèbres pour la polémique quelque peu stérile qu'il eut avec Paul Claudel. Rouveyre a croqué Claudel dans quatre dessins publiés par le Mercure de France à la suite des premières de ses pièces dont en 1914, L'Otage.
Il a connu le peintre et graveur suisse Pierre-Eugène Vibert qui a réalisé plusieurs gravures d'après ses dessins de nus féminins..
Il a légué sa correspondance avec Henri Matisse et André Gide mais aussi confié, dès 1940, la momie d'une danseuse de l'époque de Ptolémée IV à la mairie de Fontainebleau, momie qu'il avait acquise auprès d'un antiquaire, mais venant des collections de Théophile Poilpot, dispersées après son décès en 1915D'après Marie Dormoy, éditrice du Journal de Paul Léautaud, in: « La momie de Théophile Poilpot », sur apohtegme.com ()..
C’est lui qui, en 1945, dans son livre Apollinaire, publia le nom d’Annie Playden, muse d’Apollinaire, nom qu’il avait découvert dans la thèse d’Ernst Wolf ; c’est à partir de son livre que Robert Goffin put retrouver Annie..
André Rouveyre meurt le et est inhumé au cimetière de Barbizon, ville connue pour ses peintres où il s'était retiré.
La Bibliothèque historique de la ville de Paris conserve un fonds André Rouveyre composé de divers dessins, correspondances, gravures sur bois ou encore des papiers personnels, notamment grâce au don de ses petits-enfants en 1992.
Amitié avec Henri Matisse Il est connu pour son amitié avec Henri Matisse. Les deux hommes se sont connus dans l'atelier du peintre Gustave Moreau en 1896. La Première Guerre mondiale les réunit dans le Midi, où ils s'étaient réfugiés. En tout, ils ont échangé .
Matisse et Rouveyre ont produit plusieurs travaux en commun comme Repli avec pochoir, douze lithographies et linogravures paru aux Éditions Bélier en 1947, ou Apollinaire avec ses sept lithographies paru en 1953 aux Éditions Raisons d'être.
Une exposition en 2005 à Paris au musée du Luxembourg, « Matisse, une seconde vie », met en avant leur complicité ; des lettres et un portrait de Rouveyre sont présentés au public. Amedeo Modigliani et Edmond Heuzé ont aussi portraituré Rouveyre.
Amitié avec Paul Léautaud vignette|redresse|Paul Léautaud, André Billy et André Rouveyre vers 1938. Son amitié avec Paul Léautaud est celle de toute une vie. Il apparaît dans plus de 400 pages du Journal littéraire de Léautaud (qui en compte )..
En 1946, André Rouveyre publie aux Éditions du Bélier un Choix de Pages de Paul Léautaud dont il rédige l'introduction. Sa correspondance avec Léautaud, non publiée , a été déposée par ses soins à la Bibliothèque nationale de France.
Œuvres André Rouveyre est l'auteur de nombreux ouvrages, dont certains illustrés par ses soins : 150 caricatures théâtrales, Albin Michel (Paris), 1904, en collaboration avec Fernand Nozières Dessins inédits de Rouveyre. Carcasses divines, Paris, Jean Bosc et , ; Mécislas Golberg, La morale des lignes, avec des reproductions de dessins de Rouveyre, Paris, Éditions Léon Vanier, succ. Albert Messein, 1908, ; Le gynécée, Mercure de France (Paris), 1909, dessins de 1907 à 1909, précédés d’une glose par Remy de Gourmont. Phèdre, Mercure de France, 1910 Regards sur le nid d’un rossignol de murailles, E. Champion, 1912 Visage des contemporains, portraits dessinés d’après le vif, 1908-1913, Mercure de France, , ouvrage comprenant 136 croquis de célébrités Quelques prisonniers allemands, Mercure de France, 1915, préface d’Emile Verhaeren, 17 dessins Vitam impendere amori, Mercure de France, 1917, poèmes d’Apollinaire et dessins d’André Rouveyre Souvenirs de mon commerce : Gourmont, Apollinaire, G. Grès, 1921 Le poète assassiné, Apollinaire, Paris, L’Edition Le libertin raisonneur, G. Crès et , 1923 Le reclus et le retors, Gourmont et Gide, G. Crès et , 1927 Quelques réflexions sur l’art du comédien, de Garrick à La Duse et à Guitry, extrait de la revue Mercure de France, Supplément à « L’Homme de cour » de Baltasar Gracian, Editions du Trianon, 1928 Singulier, Mercure de France, 1933 Fin du singulier, Mercure de France (Paris), 1934 Silence, Mercure de France (Paris), 1937 Apollinarianes, Gallimard, (1938), 38 p, extrait de la Nouvelle Revue française, Marquet, dessins, Le Point (Lanzac), 1943 Apollinaire, Gallimard, coll Collection Blanche (nrf), 1945 Repli, Gallimard, coll Collection Blanche (nrf), 1947 Amour et poésie d’Apollinaire, Le Seuil, 1955 Vita vixit, imprimerie Féquet et Baudier (Paris), 1960, 25 p, manuscrit inédit, reproduction fac-similé à la Bibliothèque historique de Paris
Il a aussi participé par des textes dans des revues littéraires :
Participations à la Revue du Mercure de France : A l’extrémité corporelle de Moréas, Souvenirs de mon commerce : dans la contagion de Mecislas Golberg, Baltasar Gracian (1601-1658), Un double essai d’acclimatisation freudienne, Souvenirs de mon commerce : Georges Brandès parmi nous, Le Mémorial inédit d’une amie d’Ibsen, Un amour du vieil Ibsen, Un homme d’hier de L. Artus, 23 p, Entre le vestiaire et les trois coups Le véritable Alceste,
Participation à la Revue des Nouvelles littéraires Les Lettres dans l’époque : Rémy de Gourmont,
Autres œuvres : Choix de pages de Paul Léautaud, Editions du Bélier, 1946, choix des textes et introduction de André Rouveyre Si le grain ne germe, Le Divan, 1951, 6 p, tiré à 100 ex.
Bibliographie
Hanne Finsen, (éditeur scientifique), Henri Matisse André Rouveyre, Flammarion, 680 p. correspondance entre Matisse et Rouveyre,
Iconographie Henri Matisse, André Rouveyre, plusieurs portraits lithographiés en noir, 1944, imprimé par Robaudy à Cannes. Attribué à Amedeo Modigliani, Portrait du peintre Rouveyre, 1915, huile sur toile, collection privée, non localiséTableau passé à la vente le chez Christie's New York, référence catalogue , Impressionist and Modern Art Evening Sale (notice lot 29 en ligne).. Edmond Heuzé, André Rouveyre, collection privée, non localiséNotice de l’artiste à la galerie d’art Christophe Lachaux, notice de l’artiste à la galerie d’art Leighton Fine Art.. Henri Matisse, Portrait d’André Rouveyre, dessin, 1912, centre Pompidou.. Albert Marquet, André Rouveyre, huile sur toile, centre Pompidou..
Notes et références
Annexes Bibliographie Catalogue de dessins originaux de Rouveyre, préface de Remy de Gourmont, galerie Eugène Druet, 1907. Jean-Baptiste Baronian, « Traits et portraits », Magazine littéraire, , , . André Billy, Les beaux jours de Barbizon, Paris, Éditions du Pavois, 1947.
Liens externes
Fonds d'archives important conservé à la Bibliothèque historique de la ville de Paris
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