Écully est une commune française de la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Commune aisée, elle abrite le service national de police scientifique et son école, Centrale Lyon et l'Institut Lyfe, et elle accueillait jusqu'en 2024 l'EM Lyon Business School.

Géographie Situation géographique

Écully est située en banlieue ouest de Lyon, dont elle est une commune limitrophe.

Communes limitrophes

Topographie

L'altitude moyenne d'Écully est de , comprise entre dans les monts du Lyonnais.

Sismicité La commune est dans une zone d'aléa sismique faibleL'échelle comporte cinq niveaux : très faible, faible, modéré, moyen et fort., selon le programme national de prévention du risque sismique, le Plan Séisme, datant du ..

Hydrographie Le territoire est arrosé par deux principaux cours d'eauD'après Vaesen et Vingtrinier, ouvrage cité, . : le ruisseau des Gorges : celui-ci, après avoir parcouru la commune de Champagne-au-Mont-d'Or, longe pendant environ le territoire de la commune d'Écully, qu'il sépare du de Lyon ; le ruisseau des Planches, appelé autrefois la rivière des Arcs. Il prend sa source sur le territoire de Dardilly, sert de limite entre Écully et Dardilly sur une grande étendue. Ce dernier reçoit lui-même les ruisseaux de Serres, de Trouillat et de Chalin. Les deux ruisseaux se réunissent en ruisseau d'Écully qui se jette dans la Saône. Sa dernière partie, située sur le de Lyon, a été recouverte et correspond à la rue de La Corderie.

On relève en outre de nombreuses sources ou fontaines.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Brindas à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Écully est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de LyonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lyon comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (97 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (80,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (72,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (13,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (10,9 %), zones agricoles hétérogènes (3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports Infrastructure routière La ville est traversée par la A6, l'« autoroute du Soleil », accessible par la sortie . L'autoroute traverse la commune, venant de Dardilly au nord pour rejoindre l'échangeur du Valvert au sud (limites du 9e arrondissement de Lyon et de Tassin-la-Demi-Lune). Un échangeur autoroutier est présent sur la commune desservant le quartier du Pérollier, Champagne-au-Mont-d'Or et le quartier de la Duchère de Lyon. Sa construction a eu lieu au cours des années .

Transports ferroviaires vignette|alt=Carte postale ancienne montrant un tramway au terminus de l'église d'Écully. Cette ligne a été exploitée de 1894 à 1938|Un tramway de la ligne Pont-Mouton - Écully devant l'église du bourg.Cette ligne, créée par la Société du Tramway d'Écully en 1894, reprise par l'OTL sous l'indice 19 en 1899, a été exploitée jusqu'en 1938. Écully est traversée par une voie ferrée créée par la compagnie des Compagnie des Dombes et des chemins de Fer du Sud-Est et possède une gare, Écully - La-Demi-Lune, en référence aux deux communes de Tassin-la-Demi-Lune et d'Écully. Cette gare a été ouverte en 1876 et la ligne électrifiée en 1954. Elle a été rénovée en 2009 dans le cadre d'un projet de modernisation du réseau de l'Ouest lyonnais et de l'arrivée du Tram-train de l'Ouest lyonnais.

En 1894, la Société du Tramway d'Écully (STE) fondée par monsieur Claude Gindre, exploite un tramway reliant la commune au Pont Mouton à Vaise. La compagnie OTL (Omnibus, tramways de Lyon) reprend les actifs de la STE et exploite la ligne sous le numéro 19. Le tramway est remplacé en 1938 par un trolleybus.

Transports urbains La commune est desservie par les bus du réseau TCL. Ligne 3 : Gorge de Loup – Écully - Dardilly Le Jubin - Limonest le Puy d'or ; Ligne 5 : Pont Mouton - Tassin - Charbonnières les Verrières ; Ligne C6 : Gare Part-Dieu - Campus Lyon Ouest ; Ligne C14 : Les Sources - Gare de Vaise - Cordeliers - Jean Macé ; Lignes 10/10E : Gare de Vaise - Porte de Lyon ; Ligne 19 : Gare Saint-Paul - Gorge de Loup - Écully - Le Pérollier ; Ligne 55 : Perrache - Campus Lyon Ouest ; Ligne 66 : Saint-Just - Champagne Écoles ; Ligne 89 : Gare de Vaise - Le Pérollier - Porte de Lyon ; S15 : Écully Le Trouillat - Les Sources ; PLEINE LUNE 3 : Stade de Gerland - Cordeliers - Campus Lyon Ouest (tous les jeudis, vendredis et samedis soir.

Toponymie La localité d'Écully était primitivement couverte d'une forêt de chênes, soit en latin Aesculus. Déformé en Esculiacus, le nom de la commune connaîtra plusieurs transformations : Excolliacus, Escullieu, Escully, EcuillyJ. Vaesen et J. Vingtrinier, Ecully, imprimerie Paquet, Lyon, 1900, ..

Héraldique Les armes d'Écully datent probablement de 1892. La partie de gauche fait référence à l'origine étymologique d'Écully, ce sont donc des armes parlantes, tandis que la partie de droite reprend le blason des chanoines, comtes de Lyon, qui administraient Écully sous l'Ancien Régime..

Histoire Traces de présence humaine préhistorique Le territoire où s'implantera Écully, à l'origine couvert d'une immense forêt, est à l'époque préhistorique un lieu, sinon d'habitation prolongée, du moins de passage d’êtres humains. En effet, lors du creusement d'une tranchée en 1860 pour l'ouverture du chemin des Tilleuls, un silo, rempli de cendres et d'ossements calcinés de corps humains a été découvert ainsi que, non loin, plusieurs haches en pierre polie, des débris de poterie et une pierre creusée en forme de bassin ou de mortierVaesen, Vingtrinier, ouvrage cité, .. Des silex taillés ont été trouvés dans le bois de Serres.

Les grands travaux de la période romaine Le développement de la colonie romaine de Lugdunum, devenue la capitale des Gaules, exige la construction de grandes voies rayonnant dans les différentes parties de la Gaule. Construites par Marcus Vipsanius Agrippa, deux d'entre elles traversent Écully, celle qui rejoint Roanne et celle qui, passant par Vaise, se dirige vers Mâcon et au-delàD'après M.C Guigue, Les Voies Antiques du Lyonnais, du Forez, du Beaujolais, de La Bresse, de La Dombes du Bugey et de partie du Dauphiné - Déterminées Par Les Hôpitaux Du Moyen Âge, Ed. R. George, 1877. : Via Agrippa (Saintes-Lyon).

vignette|Pont-siphon des Planches. La colonie romaine a également besoin d'approvisionnement massif en eau. Les aqueducs qui l'amènent du Mont d'Or et de la Brevenne, traversaient Écully. Le premier qui partait de la source des Gambins aboutissait au hameau de la Sauvegarde, au lieu-dit Tartre et de là un tuyau menait l'eau plus loin. L'aqueduc de Brévenne arrivait sur le territoire d'Écully au niveau du chemin des grandes terres. Au lieu-dit le Rafour, commençait probablement le siphon qui par un pont, aux deux rangs d'arches superposés et de dimensions considérables ( environ de longueur, de largeur, avec une hauteur du tablier au-dessus du ruisseau de ) traversait le vallon de Grange-Blanche et aboutissait au rampant et réservoir de fuite des Massues à Tassin-la-Demi-LuneSur l'aqueduc de Brévenne, voir la documentation ..

Les vestiges de ces aqueducs ont pratiquement disparu, détruits ou écroulés (lors du tremblement de terre de 803 ou de glissements de terrain) mais sur le territoire d'Écully, les restes de quatre piliers existent toujours dans le fond du vallon traversé par le ruisseau des Planches sur l'ancienne propriété Récamier-Laporte. La présence de tels aqueducs attirait à proximité, des villas ou des villages gallo-romains.

Il semble qu’au quartier de la Sauvegarde se soit élevé un village ou tout au moins une villa spacieuse avec d’importantes dépendances. Un atelier de fabrication de briques est aussi citéLe site de la ville d'Écully cite dans la liste de ses vestiges antiques, les "vestiges gallo-romains au quartier des Sources"..•

La découverte, le long de la montée de BalmontBalmont dépendait au Moyen Âge de la juridiction d'Écully., de fosses remplies d'ossements, d'armes et de monnaies de la fin du , a fait émettre l'hypothèse que le champ de bataille où, en l'année 197 après Jésus-Christ, les armées de Clodius Albinus et de Septime Sévère s'affrontèrent, comprenait une portion du territoire d'ÉcullyC'est l'hypothèse émise par André Steyert dans sa Nouvelle histoire de Lyon et des provinces de Lyonnais, Forez, Beaujolais, Franc-Lyonnais et Dombes, édit. Bernoux et Cumin, Lyon, 1895, tome I, ..