Les Centristes - Le Nouveau Centre (LC), dénommé Parti social libéral européen en 2007, puis Nouveau Centre (NC) entre 2007 et 2016, et enfin Les Centristes (LC) jusqu'en 2018, est un parti politique français de centre droit fondé en 2007.
Le parti est fondé par d'anciens membres de l'Union pour la démocratie française (UDF), en opposition avec l'orientation donnée au parti par François Bayrou à compter du second tour de l'élection présidentielle de 2007. Allié de l'UMP, le Nouveau Centre inscrit son action, de 2007 à 2012, au sein de la de Nicolas Sarkozy. Il regroupe au sein de son groupe à l'Assemblée nationale et participe à tous les gouvernements de .
En , son président Hervé Morin déclare sa candidature à l'élection présidentielle, à laquelle il renonce en pour soutenir celle de Nicolas Sarkozy. À la suite de sa défaite, le parti fait partie des forces politiques à l'origine de la fondation de l'UDI en .
En 2014, Hervé Morin échoue à succéder à Jean-Louis Borloo à la présidence de l'UDI. Après une prise de distance progressive, le parti, renommé Les Centristes en 2016, quitte la confédération centriste en , notamment par opposition à la volonté de Jean-Christophe Lagarde de rompre l'alliance nationale de l'UDI avec LR, présidés par Laurent Wauquiez.
Historique Nouveau Centre Les statuts ont été initialement déposés sous l'appellation de Parti social libéral européen par des anciens membres de l'UDF, qui étaient en désaccord avec la décision prise par François Bayrou et le conseil national du visant à créer le Mouvement démocrate pour succéder à l'UDF.
Nouveau Centre est un parti politique qui affirme vouloir accueillir le pôle centriste de la majorité présidentielle sous la législature. Dans l'assemblée sortante, le pôle centriste était représenté par le groupe Union pour la démocratie françaiseGroupe Union pour la démocratie française (, 3 apparentés). Président : M. Hervé Morin. M. Jean-Pierre Abelin, M. Gilles Artigues, M. François Bayrou, M. Bernard Bosson, Anne-Marie Comparini, M. Charles de Courson, M. Stéphane Demilly, M. Jean Dionis du Séjour, M. Francis Hillmeyer, M. Michel Hunault, M. Olivier Jardé, M. Yvan Lachaud, M. Jean-Christophe Lagarde, M. Jean Lassalle, M. Maurice Leroy, M. Claude Leteurtre, M. Hervé Morin, M. Nicolas Perruchot, M. Jean-Luc Préel, M. François Rochebloine, M. Rudy Salles, M. André Santini, M. François Sauvadet, M. Rodolphe Thomas, M. Francis Vercamer, M. Gérard Vignoble. Apparentés aux termes de l'article 19 du Règlement (trois membres) : Pierre Albertini, Christian Blanc, Philippe Folliot.« Au moins se présenteront aux élections législatives », lemonde.fr.. Déposée au niveau national et dans plusieurs préfectures au niveau départemental, la création de cette nouvelle formation politique a été rendue publique dans la presse à la suite du dépôt des candidatures aux élections législatives françaises de 2007, dont la date limite était fixée au .
Le , la création du parti ainsi que son nom d'usage « le Nouveau Centre » ont été officiellement rendus publics à l'occasion d'une conférence de presse et d'une tribune parue dans le Monde du . Il a également été annoncé la tenue de journées parlementaires à la rentrée (faisant suite à la création d'un groupe à l'Assemblée nationale en ) et d'un congrès fondateur du parti à l'automne (reporté, ce congrès s'est tenu les 16 et à Nîmes).
Les motivations ayant présidé à la création du Nouveau Centre sont un rejet des choix opérés par François Bayrou, notamment un rapprochement avec la gauche française et Ségolène Royal. De plus, pour les députés UDF sortants, , selon le journaliste Patrick Roger.. Cela contribue également à expliquer le soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy, parfois dès le de l'élection présidentielle, d'un certain nombre d'élus membres de l'UDF.
Au sein de la majorité présidentielle, les députés Nouveau Centre se démarquent en partie des choix du président et de l'UMP ; ils défendent notamment une « gestion budgétaire saine et responsable »Déclaration politique , site du Nouveau Centre, consulté le 18 mai 2008. À la veille de son premier congrès (à Nîmes), en , selon le Monde, « les prétentions du Nouveau Centre commencent d'ailleurs à agacer dans les rangs de l'UMP »Le Monde du 15 mai 2008..
Quatre porte-feuilles sont attribués au Nouveau Centre au sein du gouvernement Fillon.
Une tribune dans le Monde, signée par dix-huit députés du groupe UDF, fait émerger les premiers membres : Jean-Pierre Abelin, Bernard Bosson, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Francis Hillmeyer, Olivier Jardé, Yvan Lachaud, Maurice Leroy, Claude Leteurtre, Hervé Morin, Nicolas Perruchot, Jean-Luc Préel, François Rochebloine, André Santini, Rudy Salles, François Sauvadet, et Francis Vercamer« Le pôle centriste du président marque son territoire », Le Monde..
D'autres députés et élus sont réputés appartenir au Nouveau Centre au moment de sa création, mais n'ont pas signé la tribune : Pierre-Christophe Baguet (qui a finalement rejoint l'UMP), Christian Blanc, Jean Dionis du Séjour, Philippe Folliot, Michel Hunault, Philippe Vigier (candidat aux élections législatives). Ils sont également pour certains signataires de l'appel « Pour un centre libre dans la majorité présidentielle », paru dans Le Figaro du .
Jean-Christophe Lagarde qui s'est présenté sans étiquette, mais avec le soutien officiel du MoDem, a finalement décidé de rejoindre le groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale.
Yves Pozzo di Borgo, sénateur de Paris, a rejoint le Nouveau Centre et constitué un groupe « Nouveau Centre et indépendants »N.B. : à la suite des élections municipales de mars 2008, le nouveau groupe constitué majoritairement de conseillers Nouveau Centre a pris la dénomination "Centre et indépendants". au Conseil de Paris.
Le , le Nouveau Centre tint son premier conseil national à la Maison de la Chimie (Paris). Plus de La capacité de l'amphithéâtre Lavoisier est de (sic)., dont des membres du gouvernement (Valérie Létard, André Santini), des députés et des élus locaux, étaient présents. Une très large majorité des présents déclare n'avoir pas voulu suivre « celui [François Bayrou] qui est parti avec les clés de la maison UDF »« Pierre après pierre le Nouveau Centre reconstruit la maison UDF », (Communiqué du Nouveau Centre)..
À la suite des élections législatives de 2007, où il a obtenu élus sous ce nom, il dispose à l'Assemblée nationale d'un groupe parlementaire rassemblant (et 2 apparentés).
vignette|Logotype de la pré-campagne présidentielle d'Hervé Morin.
En 2011, le Nouveau Centre participe à l'Alliance républicaine, écologiste et sociale fondée par Jean-Louis Borloo, puis après le renoncement de ce dernier à concourir, lance la candidature d'Hervé Morin à la présidentielle (cf. infra). En , le Nouveau Centre soutient finalement Nicolas Sarkozy.
En 2012, le Nouveau Centre se prononce contre le mariage homosexuelTristan Vey, « Mariage gay : la classe politique divisée », Le Figaro, samedi 14 / dimanche 15 janvier 2012..
2012 : Le Nouveau Centre parti cofondateur, composante de l'UDI Le , le Nouveau Centre est l'un des partis fondateurs de l'Union des démocrates et indépendants (UDI).
Le Nouveau Centre compte en Note : Adhérent en droit de voter, « Nouveau Centre : Hervé Morin obtient un sursis », Le Figaro, 25 février 2012. puis à jour de cotisation en ..
De 2012 à 2017, plusieurs membres du NC le quittent pour adhérer directement à l'UDI (Maurice Leroy, Valérie Létard) ou rejoindre une autre de ses composantes (Jean-Christophe Lagarde, André Santini) ou inversement.
En 2014, après son échec à l'élection interne à la présidence de l'UDI, Hervé Morin fonde, pour élargir le Nouveau Centre, le mouvement « Les Bâtisseurs de l'UDI », qui rassemble une partie des opposants au nouveau président Jean-Christophe Lagarde.
En , Hervé Morin appelle les élus du Nouveau Centre à adopter « un soutien groupé à un moment stratégique ». lors de la campagne de la primaire de la droite. Cependant de nombreux élus du parti ne suivent pas cette consigne et se rangent derrière l'un des candidats (par exemple, Philippe Vigier soutient Alain Juppé et Maurice Leroy, Nicolas Sarkozy). En , Hervé Morin finit lui-même par officialiser son soutien à Bruno Le Maire. sans que le Nouveau Centre n'ait adopté de position commune.
À l'issue du premier tour de la primaire, le Nouveau Centre apporte son soutien à François Fillon, contestant « les changements de pied incessants » de l'UDI., qui continue quant à elle à soutenir majoritairement Alain Juppé pour le second tour.
Changement de nom en Les Centristes, éloignement puis départ de l'UDI Après la victoire de François Fillon, Hervé Morin annonce son intention de quitter l'UDI pour créer « une nouvelle force politique centrale pour rebâtir enfin un centre fort » à l'occasion d'un congrès fondateur convoqué le .. Il souhaite en effet fusionner au sein d'une nouvelle formation le Nouveau Centre et le mouvement « Les Bâtisseurs » et inscrire cette nouvelle formation dans la future majorité présidentielle de François Fillon. Ce dernier n'encourage pas cette initiative, à laquelle s'opposent plusieurs membres du Nouveau Centre, dont Philippe Vigier.
Le , le Nouveau Centre fusionne avec « Les Bâtisseurs » mais renonce à quitter la confédération centriste et change de nom pour devenir Les Centristes (LC... ou CENT.), et pose des conditions quant à son maintien dans l'UDI..
Lors de la campagne de l'élection présidentielle, en , alors que l'UDI suspend son soutien à François Fillon, Les Centristes et Hervé Morin restent au sein de son équipe de campagne..
En , Hervé Morin veut créer une « nouvelle formation de droite ouverte ». et appelle à côté de LR..
En , Hervé Morin considère que , c'est-à-dire La République en marche, et rejette l'idée qu'il soit possible pour l'UDI de s'éloigner de LR tout en déclarant vouloir avec Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand..
En , Hervé Morin apporte son soutien personnel à Laurent Wauquiez dans le cadre de la campagne pour l'élection du nouveau président du parti Les Républicains..
Le , le parti quitte l'UDI. .. À la suite de cette décision, plusieurs parlementaires ou cadres du parti font le choix de le quitter pour rester membres de l'UDI.
Le , Charles de Courson présente une motion de censure transpartisane contre le gouvernement Borne, à la suite de l'utilisation de l'article 49.3 sur le projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale (réforme des retraites). Le texte porté par le centriste Charles de Courson a recueilli 278 voix. Il devait en obtenir 287, soit la majorité absolue des sièges, pour faire tomber le gouvernement. « A neuf voix près », la motion de censure a été rejetée à l’Assemblée nationale.
Le mouvement Les Centristes / Le Nouveau Centre, a fêté ses 15 ans, le mardi , à l’Hôtel de l’Industrie, à Paris. Cet évènement qui a réuni de nombreuses personnalités politiques de la droite et du centre, a été l'occasion pour le mouvement de réorganiser ses instances autour de Thomas Elexhauser, nouveau Secrétaire général.
Programme politique
En 2007, le programme politiqueProgramme politique, site officiel du Nouveau Centre. du Nouveau Centre demeure très largement inspiré de celui adopté par l'UDF lors de la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle.
Économie, social instauration d'une économie sociale de marché conciliant libéralisme et solidarité ; création de richesses et d'emploi grâce à une économie de marché performante ; redistribution des richesses aux plus faibles de la société ; économie fondée sur le travail et l'innovation.
Institutions, vie politique restauration du rôle du Parlement ; garantie d'un État impartial ; promotion de la société civile ; pratique de la vie politique fondée sur : le service de l'intérêt général ; le développement de la participation des citoyens ; la garantie de la transparence ;