Maurice Vandamme, dit Mauricius, né à Paris le et mort dans la même ville le , est un anarchiste individualiste, antimilitariste et néomalthusien français.
Durant un demi-siècle, il contribue à nombre de journaux de la presse libertaire dont L'Anarchie d'Albert Libertad et Ce qu'il faut dire de Sébastien Faure.
Biographie Fils de Frédéric Joseph Vandamme et de Pauline Louvet, papetiers, Maurice Frédéric Justin Vandamme est né le dans le arrondissement de Paris.
Quand en , Libertad crée le journal L'Anarchie, Mauricius en devient un des principaux collaborateurs, et en assumera avec André Lorulot la direction à la mort de Libertad..
Partisan des théories de Thomas Malthus revues par Paul Robin qui substitue à la chasteté volontaire la théorie de la sélection scientifique, Mauricius écrit dans L'Anarchie du : ..
Le , il se marie avec Benoîte Lagrange dans le arrondissement de Paris.
Il meurt, le , dans le arrondissement de Paris. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise ( division).
Apologie de l'illégalisme En , il publie dans L'Anarchie, sous le pseudonyme de Lionel, un véritable panégyrique de Jules Bonnot et de l'illégalisme qui lui vaut, le , une condamnation par défaut à cinq ans de prison et d’amende. Arrêté, il fait appel et est acquitté en . Revenant sur cet épisode, au soir de sa vie, il a confié à Pierre-Valentin Berthier qui recueille ses mémoires : ..
Antimilitariste De 1911 à 1916, Mauricius vit avec Camille Durand à Brive-la-Gaillarde. En , il fonde avec Sébastien Faure le journal libertaire pacifiste Ce qu'il faut dire dont il est le gérant sous son nom de Vandamme, du jusqu’au inclus daté du .. C'est lui qui fournit les fonds nécessaires à la publicationJean Maitron, Le mouvement anarchiste en France, de 1914 à nos jours, tome 2, Paris, Gallimard, 1992, ..
Il contribue, à la fin de la guerre, au journal La Mêlée fondé par E. Armand.
Au pays des Soviets, neuf mois d'aventures Mauricius fait partie du Groupe Péricat, une petite formation communiste essentiellement parisienne qui n'est pas reconnue par Moscou. Il décide quand même de se rendre en au premier congrès de l'Internationale communiste, sans mandat régulier. Il est ainsi un des premiers français à se rendre dans la Russie soviétique (il y rencontre Victor Serge), expérience dont il témoignera dans son livre : Au pays des Soviets, neuf mois d'aventures.
Amour libre En 1922, il édite le journal Cupidon, ayant pour thème la sexualité révolutionnaire, ce qui lui vaut d'être condamné pour « outrages aux bonnes mœurs ».
Après avoir été assistant d'architecte, il obtient un doctorat ès sciences, et se consacre à la recherche médicale et aux propriétés thérapeutiques de l'ozone. Il crée un centre médical spécialisé sur ce sujet.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il noue des relations avec des membres du Parti socialiste clandestin et entre en liaison avec le réseau Libération-Nord, faisant de sa clinique un des points de rencontre fréquentés par la Résistance.
En , il déclare être allé à la rencontre des étudiants insurgés, qui ravivent selon lui les idéaux portés par le mouvement individualiste libertaire qu’il ne renie pas au soir de sa vie.
Citation , L’Anarchie, , .
Œuvres Outre de très nombreuses collaborations à la presse libertaire ; À bas l’autorité. Suffrage universel ou Anarchie, Paris, s. d., . L’Anarchisme, Paris, 1907. Le Rôle social des anarchistes, Paris, 1911. L’Apologie du crime, Paris, Édition des causeries populaires, 1912, . Mon anarchisme : rapport présenté au Congrès de Paris, , Paris, L'Anarchie, . Au Pays des Soviets, neuf mois d’aventures, Paris, Éditions Figuière, 1922, . Les Profiteurs de la guerre, Paris, publication mensuelle de Ce qu'il faut dire, , novembre-, , . Parus sous la signature de Lionnel d’Autrec et sous celle de Mauricius Bobechon, rajeunisseur de vaches, Éditions de l’Épi, 1922. Où est la vérité ?, Éditions du Loup,
Sous le nom de C.V. d'Autrec Les Charlatans de la médecine, Éditions du Scorpion, 1954
Ouvrage collectif E. Armand tel que je l’ai connu, in E. Armand, sa vie, son œuvre, La Ruche ouvrière, 1964.
Articles L’eau de jouvence, La Revue anarchiste, , , . Variations sur la discipline, La Revue anarchiste, , , .
Bibliographie Pierre-Valentin Berthier, Mauricius et la calomnie, Le Havre, Éditions du Libertaire, 2004, . . Anne Steiner, Rirette l'insoumise, Tulle, Mille Sources, 2013 . .
Audiovisuel Anne Steiner, Les anarchistes, corpus individualistes, Dictionnaire biographique Maitron, Centre d'Histoire Sociale, , .
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Fédération communiste anarchiste
Liens externes
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Notices
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