Christian Estrosi, né le à Nice (Alpes-Maritimes), est un homme politique français, maire de Nice de 2008 à 2016 puis à nouveau de 2017 à 2026.

Ancien président du conseil général des Alpes-Maritimes, membre de plusieurs gouvernements et ancien député des Alpes-Maritimes, il est président délégué du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) depuis 2017, président de la métropole Nice Côte d'Azur de 2012 à 2026, et maire de Nice de 2008 à 2016 puis à nouveau de 2017 à 2026.

Il est successivement membre du Rassemblement pour la République (RPR), de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) puis des Républicains (LR), qu'il quitte en 2021, après avoir lancé le parti La France audacieuse (LFA) et s'être prononcé pour un rapprochement avec La République en marche (LREM) du président Emmanuel Macron. Le , il devient vice-président du parti Horizons (HOR).

Lors du second tour des élections municipales de 2026, la liste menée par Christian Estrosi est battue par celle menée par Éric Ciotti, et il annonce se niçoise.

Famille et vie privée

Christian Estrosi est le fils d'un couple d'Italiens originaires d'Umbertide en Ombrie ayant immigré à Nice vers 1939. L'un de ses deux grands-pères tient un manège sur une place de Nice, Christian Estrosi y passe régulièrement durant son enfance..

En 2014, il divorce de Dominique Estrosi Sassone, fille de Jean Sassone (adjoint au maire de Nice de 1977 à 1995) et sénatrice. En 2016 à Nice, il épouse Laura Tenoudji, de vingt ans sa cadette, chroniqueuse dans l'émission Télématin sur France 2...

De son premier mariage, il a deux filles, nées .. Avec sa deuxième épouse, il a une fille, née en 2017..

Carrière de sportif motocycliste

vignette|gauche|redresse|Christian Estrosi , à environ .

Il est d'abord pilote de grand prix motocycliste. (quatre fois champion de France entre 1974 et 1979, et vainqueur de deux épreuves mondiales sur le circuit de Nogaro en 1976 et sur le circuit de Dijon-Prenois en 1977), carrière pour laquelle il abandonne le lycée : il n'a donc pas le baccalauréat, ce qui lui vaut plus tard le surnom de « motodidacte », donné par ses adversaires..

Après cette carrière sportive, il devient concessionnaire de la marque de motos Kawasaki dans son magasin de la rue Caïs-de-Pierlas à Nice.

Parcours politique Débuts Ses titres de champion de France motocycliste retiennent l'attention du maire de Nice, Jacques Médecin qui souhaite intégrer des jeunes gens dynamiques dans son équipe, et, avec son appui, le pilote de course se lance dans la politique. Il est élu conseiller municipal de Nice et devient alors l'adjoint aux sports de Jacques Médecin. En 1989, il est élu à la tête du comité départemental de la fédération RPR des Alpes-Maritimes.

Il appartient à la Grande Loge nationale française (GLNF) de 1983 à 1988..

Député des Alpes-Maritimes En 1988, il est élu député dans la cinquième circonscription des Alpes-Maritimes (Nice–Montagne) après avoir battu au second tour Jean-Hugues Colonna (PS).

Il est élu en 1993 dans une autre circonscription, la deuxième circonscription des Alpes-Maritimes (Nice centre). Le , le Conseil constitutionnel annule le scrutin et déclare inéligible Christian Estrosi pour une déclaration des comptes de campagne considérée comme frauduleuse, ce dernier n'ayant pas déclaré des dépenses supportées par l'association durant la campagne.. Il retrouve son siège de député de la en 1997, puis est réélu en 2002. En 2005, il est remplacé par son suppléant Charles Ange Ginésy à la suite de sa nomination comme ministre dans le gouvernement Villepin.

En 2002 et en 2003, Christian Estrosi est rapporteur à l'Assemblée nationale des lois sur la sécurité intérieure. À ce titre, il est auteur d'un amendement. pérennisant les dispositions des de la loi sur la sécurité quotidienne du , adoptée à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Ces dispositions destinées à la lutte anti-terroriste devaient prendre fin initialement le . Il est rapporteur, en 2009, de la loi sur les violences en bande.

Le , il est réélu député dans la des Alpes-Maritimes avec 60,08 % des voix dès le premier tour de l'élection législative.. Une semaine plus tard, il est remplacé par son suppléant Charles Ange Ginésy à la suite de sa nomination comme secrétaire d'État dans le gouvernement Fillon II.. Il démissionne le à la suite de son élection comme maire de Nice., et retrouve son siège de député le suivant (ce qui passe par la démission de son suppléant et par une élection législative partielle, où il est élu avec 69,37 % des voix au second tour en raison d'une participation insuffisante au premier pour assurer son élection directe.). Il cède de nouveau son siège à son suppléant entre le et le , à la suite de sa nomination comme ministre chargé de l'Industrie.

Il est réélu en 2012. Le , il démissionne de l'Assemblée nationale après sa victoire aux élections régionales en PACA..

Président du conseil général des Alpes-Maritimes En 1985, élu dans le canton de Nice-8, il entre au conseil général des Alpes-Maritimes.

Christian Estrosi est élu conseiller général dans le canton de Saint-Étienne-de-Tinée en 2001, avec plus de 80 % des voix dès le premier tour. Dans la foulée, il est élu premier vice-président du conseil général des Alpes-Maritimes. Le , à la suite de la démission de Charles Ginésy, Christian Estrosi est élu président du conseil général des Alpes-Maritimes. Il est réélu à la tête de l'assemblée départementale en , à l'issue des élections cantonales.

Le , il est réélu président du conseil général des Alpes-Maritimes. Il peut cumuler durant un certain temps les fonctions de président du conseil général et de maire de Nice en raison d'un recours en annulation déposé devant le tribunal administratif de Nice contre son élection par le Parti radical de gauche, à l'occasion du premier tour des élections municipales..

Christian Estrosi démissionne finalement de la présidence du conseil général des Alpes-Maritimes le , après cinq années passées à la tête de l'exécutif départemental.. Éric Ciotti lui succède le .. Frappé par les règles sur la limitation du cumul des mandats, après la validation définitive des résultats des élections municipales de Nice par le Conseil d'État, Christian Estrosi démissionne de son mandat de conseiller général des Alpes-Maritimes le ...

Membre des gouvernements Villepin et Fillon Le , il est nommé ministre délégué à l'Aménagement du territoire auprès du ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire, Nicolas Sarkozy, dans le gouvernement Villepin. Dès sa nomination, il se saisit des dossiers des pôles de compétitivité, puis des pôles d'excellence rurale. Dans un souci d'équité envers l'ensemble du territoire, Christian Estrosi s'est engagé à ce que 100 % des communes françaises aient accès au haut débit pour les liaisons Internet, à la téléphonie mobile, mais aussi à la télévision numérique. Pendant les derniers mois de sa fonction, il prend position en faveur du ferroutage et du transport fluvial.

Du au , il est secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer auprès du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, Michèle Alliot-Marie, dans le deuxième gouvernement Fillon. En tant que membre du gouvernement chargé de l'Outre-mer, il doit s'excuser pour avoir loué un jet privé pour un montant de afin de se rendre aux États-Unis au lieu d'utiliser une ligne régulière.. De plus, après avoir fait adopter une loi censée mettre un terme à l'instabilité politique chronique en Polynésie française, . .

Suivant la promesse faite lors de la campagne de l'élection municipale de Nice, il démissionne de ce portefeuille ministériel le pour se consacrer à plein temps à son poste de maire de Nice..

Le , Christian Estrosi revient néanmoins au gouvernement Fillon en qualité de ministre chargé de l’Industrie, auprès de la ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi.. Le , il est remplacé à ce poste par Éric Besson, à l'occasion de la constitution du troisième gouvernement Fillon.

Maire de Nice et président de structures intercommunales Le , il annonce être candidat à la mairie de Nice, dont la gestion par le sénateur UMP Jacques Peyrat est contestée.. Durant la campagne, il affirme souhaiter que la gestion de la ville devienne ., reprenant en cela un discours partagé par la plupart des candidats.. Au second tour du scrutin municipal, le , il arrive en tête avec 41,33 % des suffrages, dans une triangulaire face au candidat de gauche Patrick Allemand (PS, 33,17 %), et au maire sortant, Jacques Peyrat (DVD, 25,50 %).. Il est officiellement élu maire de Nice par le nouveau conseil municipal le .

Le , il est élu président de la communauté d'agglomération Nice-Côte d'Azur, devenue, fin 2008, communauté urbaine Nice Côte d'Azur (NCA). Le 9 janvier 2012, Christian Estrosi est élu président de la métropole Nice Côte d'Azur, structure résultant de la fusion de la NCA avec trois communautés de communes des Alpes-Maritimes..

Candidat à un nouveau mandat de maire de Nice, sa liste arrive en tête au second tour des élections municipales, le , à l'issue d'une quadrangulaire, devançant celle de la candidate du FN et celle du candidat de la gauche et candidat DVD. Christian Estrosi est réélu maire de Nice par le nouveau conseil municipal le .

En février 2016, la chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d'Azur rend public un rapport critique de la gestion de la ville par le maire depuis 2008. Celui-ci pointe la situation financière « préoccupante » de Nice, dont la dette est passée en huit ans de 367 millions d'euros à plus de 500 millions d'euros et qui présente « plusieurs irrégularités » s'agissant de la gestion des ressources humaines, notamment concernant le temps de travail réellement effectué par les agents communaux.. Elle pointe également des primes versées en toute irrégularité et la mauvaise gestion financière de l'Opéra municipal..

Afin de respecter la nouvelle loi contre le cumul des mandats, il démissionne en juin 2016 de celui de maire de Nice, et échange son poste avec son premier adjoint Philippe Pradal...

Christian Estrosi est de nouveau candidat aux élections municipales de 2026. La liste menée par Eric Ciotti gagne face à la sienne, il perd ainsi son siège de maire de Nice et de président de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Responsabilités à l'UMP et aux Républicains gauche|vignette|redresse|Christian Estrosi en 2009. Christian Estrosi occupe de multiples fonctions au sein de l'UMP dès la fondation de celle-ci : conseiller politique de l'UMP de 2002 à 2005, secrétaire national de l'UMP chargé des Fédérations de 2004 à 2005, secrétaire général adjoint de l'UMP du au , président départemental de la fédération UMP des Alpes-Maritimes depuis 2002, conseiller politique de l'UMP depuis 2009.

À l'occasion du congrès de novembre 2012, il soutient la candidature de François Fillon. En janvier 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient vice-président de l’UMP avec cinq autres personnalités du parti, en plus du vice-président délégué Luc Chatel, en poste depuis novembre 2012.

Le , Christian Estrosi est nommé, par le nouveau président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, président de la Commission nationale d'investitures.. Il est remplacé en par Jean-François Lamour.