La ou plus communément abrégé en PSP est la première console de jeux vidéo portable de Sony, commercialisée entre 2004 et 2015. Elle marque un tournant dans l'histoire des consoles portables, car elle propose une qualité d'image et des capacités générales approchant celles de la PlayStation 2, une console de salon.
La PlayStation Portable permet de jouer à des jeux vidéo, de regarder des vidéos et des images, d'écouter de la musique et offre la possibilité de naviguer sur Internet. Son système de connexion sans fil Wi-Fi permet de faire communiquer jusqu'à seize machines en même temps les unes avec les autres, grâce à la fonction de « mise en réseau ad hoc ».
En , Sony lance la PSP Slim & Lite, plus fine, plus légère, et possédant plus de fonctions que la première version. En , la PSP 3000 est commercialisée, et se distingue des modèles précédents par un écran amélioré, un microphone intégré et quelques modifications esthétiques. En , une quatrième version, appelée PlayStation Portable Go, voit le jour et subit quelques modifications d'ordre esthétique ainsi que la disparition du lecteur UMD, qui est remplacé par une mémoire interne de , permettant de stocker les jeux, vidéos, images et musiques.
À Tokyo le , à l'occasion du PlayStation Meeting, la console qui doit succéder à la PSP, nommée sobrement à ce moment NGP (pour Next Generation Portable) est dévoilée. Son nom final est annoncé lors de l'E3 2011 à Los Angeles : PlayStation Vita. Sony a annoncé que les 2 générations de consoles cohabiteraient. Une nouvelle version de la PSP est présentée lors du gamescom 2011, la PSP E-1000 disponible pour depuis le . Ce modèle est dépourvu de la fonction Wi-Fi et ne dispose que d'un haut-parleur monophonique.
Depuis le , il est impossible de se connecter au PlayStation Network via une PSP.
Histoire annonce pour la première fois le développement de la lors d’une conférence de presse précédant l’E3 2003. Bien qu’aucun prototype ne soit présenté, l’entreprise diffuse des informations techniques détaillées. Le PDG Ken Kutaragi qualifie la console de , en référence à ses fonctionnalités multimédias. Plusieurs sites spécialisés dans le jeu vidéo soulignent les capacités de calcul de la console portable et anticipent son potentiel en tant que plateforme de jeu.
Dans les années , Nintendo domine le marché des consoles portables depuis le lancement de la en , ne rencontrant une concurrence notable qu’avec la de Sega (1990–1997) et les (1999–2001) et (2000–2004) de Bandai au Japon. En , Sony lance au Japon la , son premier essai dans le domaine du jeu portable, qui connaît un succès éphémère. La de SNK ainsi que la de Nokia échouent également à réduire la part de marché de Nintendo. Selon un analyste d’IDC en , la PSP représente le .
Les premières images conceptuelles de la apparaissent lors d’une réunion de stratégie de Sony en , montrant un modèle doté de boutons plats et dépourvu de joystick analogique. Bien que certains critiques expriment des inquiétudes concernant l’absence de stick analogique, celles-ci sont dissipées lorsque la PSP est officiellement présentée lors de la conférence de presse de Sony à l’E3 2004. Sony publie alors une liste de 99 sociétés de développement s’engageant à soutenir la nouvelle console portable. Plusieurs démonstrations de jeux, dont de Konami et de Studio Liverpool, sont également présentées lors de l’événement.
Le développement de la présente plusieurs défis pour Sony et les développeurs tiers, la durée de vie de la batterie constituant la principale préoccupation. Pour y répondre, Sony met en place des stratégies de gestion de l’énergie, notamment en limitant le processeur aux deux tiers de sa vitesse maximale durant les premières années. Le lecteur de disque (UMD) représente un autre obstacle majeur, entraînant une forte consommation d’énergie et des vitesses de lecture réduites. Les développeurs doivent optimiser l’organisation des données de leurs jeux afin de limiter l’accès au disque et de réduire la consommation électrique. Ces contraintes aboutissent parfois à des limitations de performances et à des temps de chargement prolongés, certains titres comme nécessitant jusqu’à deux minutes de chargement pour certaines scènes.
Lancement Le , Sony annonce que le modèle de base de la sera lancé au Japon le de la même année au prix de 19 800 yens (environ 181 USD en ), tandis que le sera proposé à 24 800 yens (environ 226 USD). Le lancement connaît un succès immédiat, avec plus de 200 000 unités vendues dès le premier jour. Des variantes de couleur sont commercialisées sous forme de packs, proposés autour de 200 USD. Le , Sony annonce la sortie de la PSP en Amérique du Nord pour le , dans une configuration unique au prix conseillé de 249 USD / 299 CAD. Certains commentateurs expriment des inquiétudes concernant ce tarif, supérieur de près de 20 USD à celui du modèle japonais et de plus de 100 USD à celui de la Nintendo DS. Malgré ces critiques, le lancement nord-américain de la PSP est un succès : Sony déclare que 500 000 unités sont vendues au cours des deux premiers jours, bien que certains rapports indiquent que ce chiffre reste en deçà des attentes.
La est initialement prévue pour un lancement simultané en Amérique du Nord et dans la région PAL, mais le , Sony annonce le report de la sortie PAL en raison de la forte demande de la console au Japon et en Amérique du Nord. Le mois suivant, Sony précise que la PSP sera lancée dans la région PAL le au prix de 249 € / 179 £. L’entreprise justifie ce tarif en affirmant que les consommateurs nord-américains doivent s’acquitter de taxes locales sur les ventes et que la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est plus élevée au Royaume-Uni qu’aux États-Unis. Malgré ce prix élevé, le lancement PAL de la PSP est un succès : plus de 185 000 unités sont vendues au Royaume-Uni, l’intégralité du stock étant écoulée en moins de trois heures, soit plus du double du précédent record de ventes au premier jour établi par la Nintendo DS avec 87 000 unités. La console connaît également un grand succès dans d’autres régions PAL, avec plus de 25 000 précommandes en Australie, et près d’un million d’unités vendues à travers l’Europe lors de sa première semaine de commercialisation.
Caractéristiques Aspect L'aspect de la console est globalement identique pour toutes les versions, si l'on excepte quelques améliorations d'ordre esthétique. La machine comporte dix-sept boutons: deux gâchettes droite et gauche (L et R), les quatre boutons classiques des consoles Sony (Triangle, Carré, Rond, Croix), une croix directionnelle (Gauche, Droite, Haut, Bas), un bouton Home permettant de revenir à l'interface utilisateur (nommée XrossMediaBar, et abrégé en XMB), trois boutons pour le réglage du son (+, - et on/off), un pour le réglage de la luminosité, et enfin un bouton Select et un pour Start. Les boutons sont répartis autour d'un écran sur la face avant de la console, à l'exception des gâchettes situées sur la tranche haute de la machine. Sur ce même côté, on trouve également deux petits haut-parleurs, un joystick et quatre LED servant à indiquer l'activité de la console, la présence d'un Memory Stick, une connexion réseau sans fil (par un interrupteur sur la gauche) et le verrouillage des boutons, via l'interrupteur Hold/Power sur la droite. L'arrière de la console présente une batterie, protégée par un cache de la couleur de la machine, et le lecteur d'UMD. Les Memory Stick s'insèrent sur la tranche gauche de la PSP, dans une petite fente protégée par un rabat, ou sur le dessus pour la PSP Street.
La console dispose de trois sorties : une pour l'USB, une sortie audio, et une pour le chargeur. Depuis la version 2000, une sortie téléviseur a été incluse.
Descriptif technique Couleurs : noire, blanche, grise, bleue, rose, rouge, argentée, mauve. Dimensions : (longueur) × (largeur) × (épaisseur de la FAT) Dimensions de l'écran : (longueur) × (hauteur) Poids : environ, batterie incluse pour une PSP FAT et environ pour une PSP Slim & Lite ou une PSP Brite Son : haut-parleurs stéréo internes Batterie : batterie de , 1800 mAh (PSP FAT) ou 1200 mAh (PSP Slim & Lite et PSP 3000) thumb|200px|Le CPU, la mémoire flash NAND et le PSP Media Engine. Processeur central (CPU Core) : MIPS RS4000 sur 32 bits (architecture MIPS), cadencé à (pour les micrologiciels officiels inférieurs à 3.5, la vitesse disponible n'est que de ) sur un bus mémoire 128 bits. Deux unités de calcul intégrées : FPU et VFPU (unité de traitement en parallèle). Puissance de traitement de 2,6 GFLOPS. Mémoire principale : 32 (PSP100x) ou 64 (autres modèles) MiB RAM et 4 MiB eDRAM (embedded DRAM) à 2,6 Gio/s. Processeur multimédia (Media Engine) : second processeur RS4000 avec de mémoire eDRAM dédiée. Deux processeurs graphiques : 3D Curved Surface + 3D Polygon (Core 1) et moteur de rendu 3D et de traitement des surfaces (Core 2), cadencé à sur un bus 256 bits, mémoire vidéo eDRAM à pour une puissance de traitement maximale de 664 M pixels/s, 34 M polygones/s (T&L). Processeur audio (Sound Core Virtual Mobile Engine) : DSP 128 bits reconfigurable, 5 GFLOPS. Décodeur matériel MPEG-4 AVC (H.264) Main Profile Level3.
UMD
Logo de l'UMD.|vignette|180px
La PSP exploite un lecteur de disques au format Universal Media Disc (UMD), un support de stockage optique propriétaire mis au point en 2004 par Sony et destiné exclusivement à la PSP. Ce média renferme 900 Mo de données en simple couche, et en double couche. Il permet entre autres de stocker des jeux, des films ainsi que de la musique. L’utilisation du lecteur rend la console plus bruyante et augmente la consommation de la batterie d'environ 10 %. La PSP fut ainsi critiquée pour posséder un temps de transfert de données très lent pour leurs UMD, se traduisant par des temps de chargement de plus de 2 minutes en tout pour certains jeux. Ceci fut amélioré avec la sortie de la nouvelle PSP Slim & Lite, ayant plus de mémoire vive (elle passe de à ).
Le diamètre des disques UMD est de 60 mm. Le disque en lui-même est similaire aux mini DVD les plus utilisés, mais il est protégé par une coque en plastique qui permet son insertion à la manière d'une cartouche dans la console. Cette coque de plastique est très sensible à la pression qu'on lui applique lors de la manipulation. La coque est fragile mais réparable, il existe des coques de rechange vendues sur internet à l'unité ou par lot.
En plus des éditeurs de jeux, les studios de cinéma utiliseront ce support pour commercialiser des vidéos dès le lancement de la PSP. Toutefois en 2006, les ventes très basses d'UMD vidéo conduisent les studios qui en éditent à complètement arrêter, ou fortement réduire leur production. En 2008, soit quatre années après la sortie de la console et du support, il ne reste plus que la branche cinéma de Sony pour continuer d'éditer quelques titres...avant de complètement s'éteindre. Ces ventes faibles sont à imputer au prix du media (un UMD vidéo coûte presque le même prix qu'un DVD vidéo) et à l'impossibilité de les visualiser autrement que sur la PSP, celle-ci ne possédait pas de sortie vidéo compatible avec les téléviseurs avant l'arrivée de sa mise à jour : la PSP Slim & Lite, ou PSP-2000.
La PSP Go sortie le est dépourvue de lecteur UMD. Pour cette console, les jeux utilisés doivent être téléchargés.
Sony abandonne l'UMD avec la sortie de la PSVita, qui utilise un autre support physique, la NVG Card. L'entreprise annonce qu'elle veut privilégier les achats virtuels sur le PlayStation Store aux achats de supports physiques.
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