vignette|droite|redresse|Un magazine japonais parlant d’Eug. J. de Bremaecker vers 1900. Eugène Jean de Bremaecker, né à Bruxelles le et mort à Ixelles le , est un sculpteur statuaire et médailleur belge.
Élève de Victor Rousseau et de Julien Dillens, il est l'auteur d'œuvres nombreuses tant en Belgique qu'à l'étranger.
Biographie Eugène Jean Joseph De Bremaecker est né le , , à Bruxelles, au domicile de ses parents, au n° 136 de la rue de LaekenBruxelles, acte de naissance n° 3122 du 16 juillet 1879. Les témoins étaient Joseph Dupont, marbrier, 43 ans, domicilié à Bruxelles, et Félix Parée, ornemaniste, 43 ans, domicilié à Ixelles.. Son père, Alexis Charles De Bremaecker, entrepreneur, né à Bruxelles, avait épousé à Bruxelles Bruxelles, acte de mariage n° 673 du 23 mai 1874. Célénie Joséphine Charlotte Hobé, née à Bruxelles le 18 février 1852, sans profession, était la fille de Joseph Charles Hobé, entrepreneur à Bruxelles, et de Josèphe Léonide Loiseaux, à Bruxelles. Alexis Charles De Bremaecker, marbrier, né à Bruxelles le 10 novembre 1851, était le fils de Pierre Joseph De Bremaecker et de Marie Catherine Thérèse Gertrude Correns, sans profession à Bruxelles. Cette dernière, dont le nom est plus correctement orthographié Cörrens, était née à Cologne en 1827, comme fille de François Joseph Cörrens et de Catherine Cöllen, tous deux à Cologne en 1849, et lorsqu'elle épousa à Bruxelles à cette dernière date Pierre Joseph De Bremaecker, né à Bruxelles en 1827, marbrier, l'un des témoins était l'artiste statuaire Charles Van Oemberg. le 23 mai 1874 Célinie Joséphine Charlotte Hobé, née à Bruxelles.
Eugène Jean a des débuts précoces si l’on en croit ses dires : Interview de la Dernière Heure, 2 août 1927..
Il est élève de Victor Rousseau puis de Julien Dillens, mais il étudie aussi par lui-même d’autres grands maîtres. Il explique : .
Il réalise de nombreuses photographies pendant la Première Guerre mondialeSauvegardée au cegesoma. .vignette|redresse=0.8|Buste d'Albert par Eugène de Bremaecker (1923), exposé au Musée Belle-Vue, à Bruxelles. Dès le début de sa carrière artistique, il devient le sculpteur attitré de la famille royale belge et des grandes personnalités belges. Son œuvre ne comporte ainsi pas moins de deux cent cinquante bustes. Dès 1903, il reçoit une commande de l’État belge, d’une statue de pour l’exposition de Saint-Louis aux États-Unis. Il sculpte aussi le buste officiel du roi Albert au musée BELvue à Bruxelles.
Entre-deux-guerres vignette|droite|redresse=0.8| Ses œuvres portent en bonne partie sur la thématique patriotique liée à la Première Guerre mondiale, notamment pour les monuments aux morts tout en continuant à travailler pour la famille royale belge. On lui doit à Bruxelles, le buste du monument du général Dossin, à l’abbaye de la Cambre et les monuments aux morts à Lobbes, à Ypres, Nieuport, Bruxelles, Charleroi Il sculpte les bustes du prince Léopold, futur roi Léopold III (en 1922), de la Reine Astrid et celui du prince Charles, comte de Flandre. Il produit également le bas-relief monumental, La Reine Élisabeth de Belgique soignant un blessé, pour le monument du roi Albert à Nieuport. Il a, en outre, la commande d’un bas-relief qui est aussi frappé en médaille émanant du le Fond Reine-Élisabeth pour l’Assistance Médicale aux Indigènes du Congo belge. Il réalise le buste du cardinal Mercier commandé par l’archevêché de Malines, de Camille Huysmans, homme d’État belge, avec qui il entretient une correspondance, ou encore du bourgmestre de Bruxelles, d'Adolphe Max, de Maurice Maeterlinck et du baron Victor Horta.
Sculpteur officiel, on trouve également ses sculptures au musée royal de l’Afrique centrale (Tervuren) : Esclave ainsi qu'au musée royal de l'Armée et de l'Histoire militaire avec les bas-reliefs des généraux, au monument aux gendarmes tués en service commandé, mémorial Puccini, ou encore dans les églises comme une Vierge en bois (grandeur nature) à l'église de l'abbaye de la Cambre et l'église de la Faisanderie (à Stockel). Il gardera toujours d'excellentes relations avec l'archevêché de Malines qui joua un rôle important dans ces commandes.
Au niveau européen, il réalise la médaille du roi Édouard VIII d'Angleterre. À Paris, ses œuvres sont présentes à l'Institut de France (buste du cardinal Mercier), à l'Opéra Félia Litvine, à l'hôtel-Dieu de Paris (buste de la Reine Astrid), ou encore à l'hôpital Saint-Louis (bas-relief du Levy).
Ses créations les plus originales concernent ses statues et ses statuettes de danseuses telles que Vers la Joie ou La Danseuse aux cymbales. Elles lui vaudront une commande de l'État français pour le musée du Jeu de Paume (aujourd'hui collections du Centre Georges Pompidou). La présentation des danseuses statues, statuettes ou bas-reliefs suscita immédiatement l'enthousiasme des critiques mais aussi de tous ces contemporains. Il rend ainsi hommage à « l'éternel féminin » qui sera d'ailleurs, le titre d'une de ses œuvres. Rompant avec le modèle de femmes aux formes graciles et tourmentées du , il préfère les lignes fluides, la grâce pure des corps à la limite entre le réel et l'imaginaire.
Après la Seconde Guerre mondiale
Il réalisa des médailles de formats différents pour la Chambre de commerce de Bruxelles.
En 1952, il réalise le groupe Peleas et Mélisande (inspiré de la scène du puits), aujourd’hui à l'Hôtel communal de Schaerbeek.
Après avoir eu des ateliers en région parisienne (Neuilly, rue Jacques Dulud) et à Bruxelles (avenue Longchamp, aujourd'hui avenue Winston Churchill), il passe les dernières années de sa vie à Schaerbeek où il avait son atelier.
Il meurt le à l’hôpital d’Ixelles.
Sélection d'œuvres Les lieux où les œuvres sont localisées, sont sauf avis contraire, ceux où elles ont été placées après leur exécution.
En France Paris : palais Mazarin, buste du cardinal Mercier à l'Institut de France ; danseuse, œuvre achetée en 1922 par le musée du Jeu de Paume, aujourd'hui au Centre Georges Pompidou ; musée de l'Opéra (Paris) : haut-relief de Félia Litvinne ; Paris, Hôtel Dieu : buste de la Reine Astrid de Belgique ; Paris, Hôpital Saint-Louis : bas-relief du Docteur Auseiberg.
En Belgique Bruxelles : monument aux gendarmes ou monument aux officiers, sous-officiers, brigadiers et gendarmes morts pour la loi et la patrie (Ixelles), trois statues de ; monument au général Dossin dans le parc de l'abbaye de la Cambre ; mémorial - buste en marbre de Puccini, au Théâtre royal de la Monnaie ; monument Cauderlier au cimetière d'Ixelles ; Vierge à l'Enfant en bois à l'abbaye de la Cambre, dans le chœur de l'église de La Cambre ; Vierge à l'Enfant en pierre dans le chœur de l'église de la Faisanderie à Stockel ; deux statues en bois : l'architecte et le maçon dans le hall d'entrée du douze rue de l'Étuve (visible de l'extérieur). Buste de Fernand Demets, bourgmestre d'Anderlecht et gouverneur de la Province de Barbant, hôtel communal d'Anderlecht. Buste d'Henri Jaspar au Palais de Justice de Bruxelles. En Flandre : au Musée royal de l’Afrique centrale (néerlandais : Koninklijk Museum voor Midden-Afrika): Esclave, œuvre en ivoire ; bustes en marbre du roi Albert et de la reine Élisabeth exécuté pour le Provincie paleis AntwerpenProvincie paleis Antwerpen.
Revue de presse En Belgique, le Journal d'Anvers du , sous le titre Nos sculpteurs Eugène de Bremaecker écrit :
vignette|337x337px|Eugène J. de Bremaecker travaillant à la statue de la tombe de la famille Cauderlier en 1911. Parlant des salons de Paris le le Neptune d'Anvers dit :
.
Le journal de Bruges et de la province n'était certes pas avare de compliments quand Pierre Huybrechts disait dans son édition du 25- : .
On peut signaler qu'Eugène de Bremaecker aura régulièrement l'honneur des colonnes dans des journaux comme La Dernière Heure, La Nation belge ou Le Soir pour la Belgique, et Le Temps ou Le Petit Parisien par exemple, pour la France.
La France sera attentive à ses créations, dans le Journal de la Seine le , on peut lire sous la plume d'Albert Parenty :
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On peut lire aussi, le , dans Homme libre un article de René Barotte, sous le titre Les grands artistes modernes Eugène-Jean de Bremaecker statuaire : thumb|left|250px| Danse folle.
Ce n’est pas seulement dans la presse de Belgique et de France que l’on parle de son œuvre ainsi, dans le New York Herald du , sous le titre Art Paris Notes dans un article signé par George Bal :
La même année, le , Eugène J. de Bremaecker faisait la couverture du Figaro Artistique avec le buste du Cardinal Mercier offert à l'Institut de France à l'occasion de la réception de S. M. le Roi Albert de Belgique, le .
Hommages et distinctions En 1938, il est nommé membre agréé de la Royal Society of Arts de Londres.
Les distinctions suivantes lui ont été décernées pour sa participation à la Première Guerre mondiale : Médaille commémorative de la guerre 1914 - 1918 (remise à tous les soldats mobilisés ou engagés volontaires). Médaille du Volontaire de guerre combattant, réservée aux volontaires ayant combattu.
Notes et références
Annexes
Articles connexes
Liste de sculpteurs belges
Liens externes
Eugène de Bremaecker sur le site du Centre Pompidou
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