LÉcole centrale de Nantes (ECN), communément appelée Centrale Nantes, est l'une des françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur..

Ayant une certaine importance sur la côte atlantique, elle fait partie des écoles d'ingénieurs d'excellence à la française d'après Le Figaro (classement 2023). L'école est par ailleurs une référence dans les domaines de la mécanique, des matériaux et du génie industriel sur le plan national d'après le magazine L'Usine Nouvelle (classements 2022). Cela s'explique notamment de par son histoire et les besoins industriels de la région.

Créée en 1919 sous le nom de l'Institut polytechnique de l'Ouest, elle est située dans le quartier Nantes Nord à proximité du campus de Nantes Université.

Elle a pour mission principale de former des ingénieurs généralistes destinés en majeure partie aux entreprises. Néanmoins, l'école délivre également des diplômes d'ingénieur en apprentissage spécialisé en partenariat avec l'ITII Pays de la Loire, de mastère spécialisé, de master recherche et de doctorat, pour compter près de .

Membre du réseau international Top Industrial Managers for Europe (TIME) au même titre que les autres écoles du Groupe des Écoles centrales dont elle fait partie, elle est depuis 2011 membre fondateur du réseau France AEROTECH (avec notamment l'École centrale de Lyon).

Au , l'école centrale de Nantes devient un établissement-composante de Nantes Université, dont elle est membre fondateur.

Histoire 1919 : Fondation de l'Institut polytechnique de l'Ouest

left|thumb|Bâtiment abritant le bassin des carènes. En , sous l'impulsion d'industriels de la construction navale et du bâtiment, la ville de Nantes décide la création d'un Institut polytechnique de l'Ouest (IPO). Cet institut devait compléter les diverses formations locales (École de médecine, Institut de sciences, Institut de lettres) rattachées à l'université de Rennes. Sa vocation est multiple : électricité, mécanique, chimie, fonderie. Son statut est celui d'un établissement municipal. Son premier directeur de 1919 à 1934 est Aymé Poirson, ancien professeur de mécanique à LilleAymé Poirson : - - Il - puis à l’École nationale professionnelle Eugène-Livet de Nantes. En 1926, l’État reconnaît l'institut et accepte son rattachement à l’Université de Rennes. L’institut figure ainsi parmi les formations d’ingénieurs les plus anciennes reconnues par la Commission des titres d'ingénieur en France. Professeur à l’IPO depuis 1927, Paul Le Rolland en est directeur de 1934 à 1944, avant de devenir directeur de l’Enseignement technique à Paris.

1947 : transformation en École nationale supérieure de mécanique En 1947, l’institut est transformé en École nationale supérieure de mécanique (ENSM), du type écoles nationales supérieures d'ingénieurs (ENSI).. Son statut est celui d'un institut de faculté rattaché à l'Université de Rennes. Le rattachement est transféré à l'Université de Nantes lors de la création de celle-ci, en 1962. L'ENSM s'installe en 1977 dans de nouveaux locaux, à proximité des campus de droit et de lettres.

Années 1990 En 1991, dans le cadre de la création du Groupe Centrale, l’école prend le nom d’École centrale de Nantes (ECN). Elle quitte alors le groupe des ENSI pour rejoindre le Concours Centrale-Supélec comprenant les École centrale Paris, École centrale de Lyon et École centrale de Lille.

L'École centrale de Nantes conserve son statut d'établissement public administratif jusqu’au où elle est transformée en Établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel..

Années 2000 Le directeur Pierre Vaussy quitte ses fonctions en et laisse sa place à Patrick ChedmailPatrick Chedmail est ingénieur diplômé de Centrale Paris., ancien directeur des études qui continue le travail de son prédécesseur, notamment dans le projet de refonte des études qui vise à redéfinir le profil généraliste de la formation et à créer ou renforcer les liens avec le monde de l'industrie.

En 2006, Centrale Nantes rejoint la Fondation Centrale Lille qui est renommée Fondation Centrale InitiativeFondation Centrale Initiatives. pour créer des synergies par le mécénat d'entreprise. En 2009, l'École centrale de Nantes et l'École centrale de Lyon créent une filiale commune de valorisation de la recherche : Centrale innovationCentrale innovation..

Années 2010 En , Arnaud Poitou succède à Patrick Chedmail à la direction de Centrale Nantes. En , Centrale Nantes et Audencia annoncent leur alliance structurante. Les deux entités sont rejointes en 2014 par l’École nationale supérieure d'architecture de Nantes (ENSA Nantes) dans une structure appelée L'AllianceL'Alliance..

En , le directeur Arnaud Poitou, élu par le conseil d'administration (CA) de l'école, n'est pas reconduit à son poste par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Frédérique Vidal après qu'il a, ainsi que le CA, désapprouvé le projet « Next Isite » (Isite pour « Initiatives Science Innovation Territoires Économie »). Il s'agit d'un projet d'investissement d'avenir dans les secteurs de l’ingénierie et de la santé qui implique un rapprochement avec l'université de Nantes, lequel suscite des désaccords quant à la gestion du personnel. Un directeur par intérim, Armel de la Bourdonnaye, est alors nommé en l'attente d'un nouveau concours de recrutement afin qu'un nouveau directeur soit nommé pour le . Arnaud Poitou se représente et est élu par le conseil d'administration. Il indique cette fois être favorable au projet « Next Isite » ; selon Ouest-France, ce revirement a pour origine . Cette fois, la ministre de tutelle de l'École centrale de Nantes valide le choix du conseil d'administration.

En , la Cour des comptes publie son rapport annuel dans lequel elle pointe l'École centrale de Nantes comme sujette à des et à un . Cette nouvelle, selon une enquête du journal d'investigation Mediacités, provoque la stupéfaction parmi les administrateurs de l'école et participe à la défiance d'une partie du personnel à l'égard de l'équipe dirigeante d'Arnaud Poitou, dont la gestion est couramment qualifiée de et en interne selon l'auteur de l'enquête. La hausse des charges de fonctionnement de l'établissement serait l'une des principales causes de ses difficultés financières ; est également évoqué un vote par le conseil d'administration de . Mediacités pointe par ailleurs un turn-over important qui en particulier dans le service Relations internationales (pour lequel la médecine du travail a alerté la direction), la direction générale des services et le département CLE (communication, langues et entreprise).

Le principal critère d'alerte concernait le niveau de fonds de roulement et se basait sur les prévisions budgétaires 2017 et non sur le compte effectivement réalisé en 2017. D'après la direction, « l'école, portant de gros contrats de recherche a une gestion très dynamique du budget et nécessite une vigilance financière accrue ».

En 2018, Centrale Nantes fait sa première entrée dans le classement international du Times Higher Education (THE).

Arnaud Poitou démissionne le . Un directeur par intérim, Marc Renner, est alors nommé en l'attente du recrutement d'un nouveau directeur.

Années 2020 Le , le conseil d’administration choisit Jean-Baptiste Avrillier comme nouveau directeur, il est nommé officiellement par la ministre le . Polytechnicien de formation, ingénieur du corps des Mines, ancien directeur opérationnel de l’ISITE NExt, Jean-Baptiste Avrillier a notamment occupé des postes à responsabilité à la DIRECCTE des Pays de la Loire et au Ministère de l’économie.

Formation

La formation d'ingénieur généraliste Dans la lignée des grandes écoles d'ingénieurs généralistes, Centrale Nantes forme des ingénieurs polyvalents de très haut niveau scientifique et technique, dotés d'une solide culture managériale, capables de replacer les matières scientifiques dans un contexte global intégrant les questions environnementales et sociétales..

La première année de formation correspond au tronc commun. Les élèves suivent ensuite deux options disciplinaires respectivement en et , parmi une vingtaine d'options disciplinaires qui répondent aux six enjeux sociétaux suivants :

Industrie : aéronautique ingénierie de produits intégration de techniques numériques en Sciences et calcul intensif matériaux et procédés robotique systèmes embarqués et réseaux électriques Architecture, Ville, Génie civil : génie civil sciences de l'ingénieur pour l'habitat et l'environnement urbain Responsabilité, Management, Société : génie industriel management de l’économie numérique et des technologies de l’information (en partenariat avec Audencia) Océan, Énergie : océan production et gestion d’énergie propulsion et transports Santé : Sciences du numérique pour les sciences de la vie et de la santé signaux, images et applications biomédicales et audio Numérique : informatique pour les systèmes d'information informatique pour l'intelligence artificielle modélisation et simulation mécanique mathématiques et applications réalité virtuelle

Parallèlement à ces cours dits scientifiques, les élèves suivent des cours de sciences humaines et de langues. Il est aussi demandé aux élèves ingénieurs en troisième année de suivre une des filières métiers (options professionnelles) suivantes : entreprendre finance d’entreprise industrie durable ingénieur d'affaires à l'international manager, leader et communicateur perception et design sonore ville durable recherche et développement science et musique développement d'un projet personnel Deux langues sont obligatoires tout au long de la scolarité et les élèves sont tenus d'obtenir au moins une qualification internationalement reconnue ; l'objectif de l'école est de dépasser le simple apprentissage scolaire et d'apporter des connaissances culturelles et une aptitude à la communication dans la vie professionnelle.

De plus, tous les élèves doivent, au cours de leur scolarité, effectuer un séjour de six mois consécutifs minimum à l'étranger. Dans le cadre des accords Top Industrial Managers for Europe (TIME, réseau qui regroupe une quarantaine de grandes universités européennes), les élèves ingénieurs peuvent effectuer une scolarité de 18 à 24 mois dans un établissement partenaire et obtenir au terme de 4 ans à la fois le diplôme d'ingénieur ECN et le diplôme de niveau équivalent de cet établissement (double diplôme).

Pour obtenir le diplôme, les élèves doivent avoir un score minimum de 850 au TOEIC.

Formation Masters Centrale Nantes propose 6 masters et 4 masters conjoints Erasmus Mundus - gage d’excellence de la formation donnée - et trois programmes joints de master dans les domaines de la technologie marine, ingénierie mécanique, automatique et robotique, génie civil, ville et environnement urbain. Un certain nombre de spécialités sont proposées dans chaque master, dont les enseignements se font en anglais.

Technologie marine (M-TECH)

Hydrodynamique et génie océanique (M-TECH HOE) Master Atlantique en Opération et Ingénierie Navale (M-TECH-AMASONE) L’École Navale et Centrale Nantes se sont associées afin de proposer l’Atlantique MAster in Ship Operations and Naval Engineering, master international dispensé en langue anglaise. Cette formation technique à l’hydrodynamique et à l’énergie/propulsion navale s’appuie sur une expérience pratique du pilotage des navires (une partie de la formation est dispensée à bord de navires de la marine française) et donne une place importante aux techniques de conduites d’opérations. Le projet AMASONE a l’originalité d’allier la complémentarité des deux établissements et ainsi couvrir la théorie, l’expérimentation et la conduite du navire. La formation fait une large part aux sciences expérimentales et à l’apprentissage des opérations navales, ce qui constitue une offre unique à ce niveau en France et en Europe.

Mécanique (M-ENG) Advanced Manufacturing (M-ENG AM)

Mécanique numérique (M-ENG CM)