Les Forces françaises libres (FFL) sont les forces armées ralliées à la France libre sous l’égide du général français Charles de Gaulle pendant la Seconde Guerre mondiale. Leur emblème est la croix de Lorraine mais l'insigne des forces terrestres est un glaive ailé.
Créées le , les FFL cessent d'exister le 1er août 1943, à la suite de leur fusion avec l'Armée d'Afrique commandée par Henri Giraud pour former l'Armée française de la Libération, où ils continuent la guerre principalement au sein de la division française libre ( DFL) et, dans une moindre mesure, au sein de la division blindée ( DB).
En , il ne reste que 11 membres encore en vie, dont Achille Muller.
Histoire thumb|left|Revue des troupes par de Gaulle. thumb|Photo de 1942 d'un soldat tchadien servant dans l'Armée française. Les FFL comptent dans leurs rangs environ 60 % de soldats issus de l'Empire colonial français (selon François Broche, membre du conseil d'administration de la Fondation de la France libre). On distingue, à l'intérieur des FFL, les Forces aériennes françaises libres (FAFL) et les Forces navales françaises libres (FNFL), les Forces terrestres de la France libre n'ayant pas d'autre appellation que FFL.
Les Forces françaises libres voient le jour le avec la création « sur le papier », pour les forces terrestres en Grande-Bretagne, d'une « première brigade de Légion française » regroupant les du corps expéditionnaire de Norvège et les civils engagés dans la France libre — forte de dont le , de dont le — et la nomination du vice-amiral Muselier comme commandant des Forces navales françaises libres — fortes de dont d'active le — et commandant provisoire des Forces aériennes françaises libres — près de ont rejoint l'Angleterre entre le 15 et le , elles comptent environ en Grande-Bretagne et une centaine au Proche-Orient à la fin de 1940..
L'un de leurs principaux succès militaires est la bataille de Bir Hakeim, du jusqu'au , en Libye, où la Brigade française libre, sous le commandement du général Kœnig, stoppa durant la ruée de l'Afrikakorps vers Suez, donnant ainsi le temps à la britannique en déroute de se regrouper sur la ligne fortifiée d'El-Alamein, et d'y stopper définitivement l'avance de Rommel vers le canal de Suez. Cette victoire montre aux Alliés que l'armée française venait de renaître. En effet, durant ces , ce sont qui résistent aux de Rommel. Même avec leurs chars, leurs avions et une supériorité numérique, ils ne réussirent pas à passer. Sur ces , il y a ou disparus.
Un combat moins connu est la guerre menée en Syrie et au Liban contre les forces de Vichy, en juin et .
Ces forces sont constituées de volontaires appelés Français libres, venant de tous horizons et refusant l'armistice signé par le gouvernement de Vichy.
L'anecdote suivante, racontée par Pierre ClostermannPierre Clostermann, Une vie pas comme les autres, éd. Flammarion, 2005., donne une idée de l'état d'esprit de l'époque : à un commandant qui reprochait à un camarade de Clostermann d'avoir des chaussettes jaunes et un pull jaune sous son uniforme, ledit camarade répondit : .
Les Forces Françaises Combattantes cessent d'exister le . à la suite de leur fusion avec l'Armée d'Afrique commandée par Henri Giraud. Elles poursuivent leur combat dans les rangs de l'armée française de la Libération, principalement au sein de la 1re division française libre (1re DFL) et, dans une moindre mesure, au sein de la 2e division blindée (2e DB)..
Effectifs vignette|Soldats coloniaux des forces françaises libres en février 1942 avec un MAC 24/29 durant la guerre du désert. Un rapport établi par l'état-major général des FFL à Londres en date du , c'est-à-dire avant les ralliements d'Afrique du Nord et des évadés de France par l'Espagne au printemps 1943 (une dizaine de milliers selon les évaluations de Jean-Noël Vincent), parle de pour la seule armée de terre, dont coloniaux et des troupes spéciales du Levant (non FFL)..
Citant le Joint Planning Staff, Jean-Louis Crémieux-Brilhac évoque, en , , en comptant des troupes spéciales syro-libanaises, de couleur encadrés par des officiers FFL en Palestine du Nord et affectés au quartier-général de Londres..
De son côté, Henri Écochard, ancien des Forces françaises libres, en a dénombré au moins , disponible sur le et de la , ainsi que sur le site ..
Selon François Broche, membre du conseil d'administration de la Fondation de la France Libre, sur les (chiffre maximum à la dissolution des FFL à l'été 1943), on compte environ , qui ne sont pas citoyens français en 1940, et environ , provenant d'unités de la Légion étrangère ralliées aux FFL..
En 2009, dans son ouvrage consacré aux Français libres, Jean-François Muracciole, historien spécialiste de la France libre, reprend à son compte la liste de Henri Écochard, tout en considérant qu'elle sous-évalue très largement le nombre de combattants coloniaux. Selon ses estimations, ( citoyens français, , essentiellement d'Afrique noire, et et légionnaires) — estimation calculée en retenant le chiffre le plus fiable des évaluations précédentes — se sont engagés dans les FFL, entre leur création à l'été 1940 et leur fusion avec l'Armée d'Afrique à l'été 1943. Il se répartissent comme suit.. : armée de terre : ; marine : ; aviation : ; réseaux en France : ; comités de la France libre : .
Officiers généraux des Forces françaises libres Les FFL comptent plusieurs officiers généraux.
Officiers généraux ayant rejoint la France libre Georges Catroux, général d'armée en . Paul Legentilhomme, général de brigade en 1938, de division en 1941 et de corps d'armée en . Émile Muselier, vice-amiral en . Adolphe Sicé, médecin général en 1939, inspecteur général des services sanitaires et sociaux en . Paul Beynet, général de division en 1938, général de corps d'armée en 1941 (sous Vichy), rejoint le France combattante en 1943, général d'armée en 1944.. George Chadebec de la Lavalade, général de division en 1939., commandant la région militaire de Marseille en 1944Charles de Gaulle, Mémoires de guerre..
Officiers ayant rejoint la France libre devenus officiers généraux pendant la guerre thumb|Charles de Gaulle, le capitaine de corvette Philippe de Scitivaux, le lieutenant René Mouchotte, le général de brigade aérienne Martial Valin en 1941. Georges Thierry d'Argenlieu, capitaine de corvette en , de frégate en et de vaisseau en , contre-amiral en et vice-amiral en . Philippe Auboyneau, capitaine de frégate en , contre-amiral en et vice-amiral en . Charles Bapst, capitaine en 1918, général de brigade en 1941.. Pierre Billotte, capitaine en , lieutenant-colonel en , colonel en , général de brigade en . Diego Brosset, lieutenant-colonel en , général de brigade en , général de division en . Alfred Cazaud, lieutenant-colonel (France) en , général de brigade en , général de division en . Jacques Chaban-Delmas, sous-lieutenant en , général de brigade en . Philibert Collet, commandant en 1938, général de brigade en , général de division en . Pierre Garbay, capitaine en 1938, commandant en , lieutenant-colonel en , colonel en , général de brigade en . Marie-Pierre Kœnig, capitaine en , général de brigade en , de division en et de corps d'armée en , promu maréchal de France à titre posthume en 1984. Edgard de Larminat, colonel en , général de brigade en , de division en , de corps d'armée en . Philippe de Hauteclocque, capitaine en , commandant en , sous le nom de Leclerc, colonel en , général de brigade en /, de division en , de corps d'armée en , d'armée en , élevé à la dignité de maréchal de France à titre posthume en 1952. Pierre Lelong, colonel en , général de brigade en 1942. Joseph Magnan, lieutenant-colonel en , colonel en , général de brigade en , général de division en https://www.troupesdemarine.org/traditions/histoire/biographies/magnan.pdf.. Raoul Magrin-Vernerey, lieutenant-colonel en , colonel en , sous le nom de Monclar, général de brigade en . Pierre Marchand, lieutenant-colonel en , colonel en , général de brigade en , général de division en .. René Marchand, lieutenant-colonel en septembre 1936, colonel en décembre 1942, général de brigade en décembre 1944http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/sites/default/files/editeur/ralliements%20Empire.pdf... Zinovi Pechkoff, commandant en , colonel fin 1941, général de brigade en . Ernest Petit, colonel en 1938, général de brigade en 1942. Martial Valin, commandant en 1938, général de brigade aérienne en , général de corps aérien en 1945.
Les femmes dans les Forces françaises libres Dès est créé à Londres le Corps des Volontaires françaises.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
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Articles connexes Liste des unités des forces françaises libres Forces belges libres Armée d'Armistice Armée de l'air de Vichy
Liens externes
http://www.france-libre.net (le site officiel de la Fondation de la France libre) http://www.ordredelaliberation.fr (la plupart des Compagnons de la Libération sont Français libres) http://www.francaislibres.net (réalisé par le fils d'un Français libre, spahi de l'escadron Jourdier) https://www.youtube.com/channel/UCkRxN2AshTcGxkNWVahEqnQ (vidéo pédagogiques)
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