L'économie israélienne est basée sur un système capitaliste moderne d'un pays jeune qui se caractérise par un secteur public relativement important et un secteur de la en croissance rapide. Les entreprises israéliennes, principalement dans ce domaine, sont très appréciées sur les marchés financiers mondiaux : Israël est le deuxième pays en nombre de sociétés cotées au NASDAQ, après les États-Unis.

En 2010, Israël a officiellement rejoint l'OCDE. En outre, c'est le pays au monde avec le plus fort pourcentage d'ingénieurs dans la population active..

Quelques chiffres

PNB ppa (à parité de pouvoir d'achat) : de dollars selon (2008). Le pays est au mondial.

par habitant ppa : (estimation 2007 du FMI). Le pays est au mondial , ..

Augmentation réelle du par année : + 5,3 % (2005), + 5,2 % (2006), + 5,3 % (2007), + 4,2 % (2008).

Les réserves de changes atteignent de dollars fin (en hausse de 100 % comparé à ). Cette hausse substantielle est due à la politique de la BOI (Banque d'Israël) qui consiste à acheter massivement du dollar ( de dollars par jour depuis mi 2008) afin de limiter la très forte appréciation du shekel qui pénalise les exportateurs israéliens . ..

La dette est en très net recul depuis 2004 où elle avait atteint 104,5 % du PIB. Elle est désormais redescendue à 78 % du soit très proche de la moyenne des pays de l'OCDE.

La balance des paiements est positive : de dollars en 2008 ( de dollars en 2007).

Son taux de chômage est de 6,5 % de la population active pour le 2008. Le taux d'activité des 15-, structurellement bas pour des raisons culturelles et démographiques, atteint 56,8 % en 2007, contre 53,2 % en 2003 (pour rappel la moyenne des pays de l'OCDE est d'environ 65 %, 60 % en France).

Après une violente récession durant les années 2001-2002, le pays connaît une forte croissance économique qui a atteint 4,8 % du en 2004, 5,3 % en 2005, et 5,2 % selon le Bureau central des statistiques d'Israël pour 2006, malgré la guerre au Liban. Sur la première moitié de 2007, la croissance atteint 6,6 % en rythme annuel - au-dessus des prévisions de la Banque d'Israël Bureau central des statistiques..

Histoire économique du pays

Premières décennies vignette|Station de transformation et réclames en français, Jaffa, 1924|alt=|centré Créé en 1948, les principales sources de croissance d'Israël relèvent du talent de ses ressources humaines qui ont permis en grande partie des taux de croissance à deux chiffres pendant les deux premières décennies d'existence du pays. Les années qui suivirent la guerre de Kippour en 1973 ont fait perdre dix années de croissance au pays et entraîné une inflation à trois chiffres, entrainant un effondrement de la livre israélienne.

L'inflation, qui était déjà de 13 % en 1971, a explosé après les quasi doublement puis quadruplement des prix du pétrole en 1973 puis 1979 : 111 % en 1979, 133 % en 1980, 191 % en 1983, et finalement 445 % en 1984, menaçant de passer le cap des 1000 % l'année suivante The rise and fall of Israeli inflation sur Jewish Virtual Library.. Cependant la consommation des ménages a fortement augmenté, 28 % entre 1980 et 1983.

À partir de 1985, un plan de stabilisation économique et des réformes dans le sens d'une économie de marché ont ranimé le dynamisme économique et permis une nouvelle croissance rapide dans les années 1990.

Années 1990 vignette|Yitzhak Rabin serre la main de nouveaux immigrants russes venus de Moscou, 27 avril 1994 Les vagues d'immigration massive des années 1990, avec l'Aliyah de plus d'un million de Juifs hautement qualifiés originaires de l'ancien Bloc de l'Est, a donné une nouvelle accélération à l'économie israélienne grâce à leur force de travail et leur impact sur une augmentation de la consommation.

Le processus de paix israélo-palestinien, lancé par la conférence de Madrid de 1991 et qui a conduit aux Accords d'Oslo en 1993 et au traité de paix israélo-jordanien en 1994, a grandement profité à l'économie israélienne en mettant un terme à l'isolement économique du pays et en favorisant une intégration régionale et une ouverture des relations économiques avec ses voisins. Cela a également marqué le début d'une augmentation des exportations israéliennes vers l'Asie de l'Est et des investissements étrangers en Israël.

En 1998, Tel Aviv est cité par le magazine comme l'une des dix villes du monde les plus influentes technologiquement parlant . . (MOF), novembre 1998..

Années 2000

Les années 2000 sont doublement marquées par la récession des années 2001-2002 et la forte reprise due aux réformes libérales drastiques conduites par le ministre des Finances Benyamin Netanyahou.

À la suite de l'effondrement de la bulle et au début de la nouvelle Intifada, l'économie israélienne connaît à partir de 2001, une violente récession se traduisant par un recul du PIB de 0,3 % en 2001 et de 1,2 % en 2002 (en PIB par habitant, le recul cumulé sur les deux ans atteint 6 %). Le chômage explose et s'approche fin 2003 des 11 %.

À partir de 2003, Benyamin Netanyahou, ministre des Finances du second gouvernement d'Ariel Sharon, entreprend une politique de réformes profondes, comprenant une baisse massive des impôts, une refonte du système des retraites et de l'assurance maladie, et surtout des coupes brutales dans le budget et en particulier dans les allocations - l'idée étant de forcer les gens à travailler (particulièrement les populations arabes et haredim).

Ce plan est un succès sur le plan macroéconomique mais, à court terme, il plonge de nombreuses familles (en particulier arabes et ultra-orthodoxes) dans la pauvreté. La croissance redémarre à partir d' et atteint 1,8 % sur l'ensemble de l'année, puis 4,8 % en 2004, 5,2 % en 2005, et 5,1 % en 2006. Le chômage tombe à 7,7 % fin 2006, et le taux d'activité, structurellement bas en Israël, augmente de 53 % a 55,8 % fin 2006. Le taux de dépenses publiques, qui représentait 77 % du en 1985, et 55 % en 2002, est tombé à 49 % en 2006 malgré les dépenses dues à la guerre au Liban. De même, la dette publique, qui culminait à 110 % du en 2002 est redescendue à 85 % en 2007, et à la suite des excédents budgétaires de cette même année, devrait tomber à 77 % début 2008.

Parallèlement, la Bourse israélienne retrouve dès fin 2004 ses records de l'an 2000 et les dépasse de plus de 40 % début 2006. De 2003 à 2006, les indices de la Bourse de Tel Aviv ont été multipliés par un . En février 2007, les indices de la bourse de Tel Aviv atteignent les , contre 100 en 1992. vignette|Forum économique mondial, Conseil israélo-palestinien, Jordanie, 2007 2006 est aussi l'année des records d'investissements étrangers avec un total de plus de de dollars (dont pour le rachat de par Warren Buffett, le deuxième homme le plus riche du monde). Pour la première fois de son histoire, Israël connaît un excédent commercial qui atteint de dollars. Des milliardaires et magnats américains dont Bill Gates, le même Warren Buffett ou Donald Trump ont chacun loué l'environnement économique israélien ..

Lors de la crise économique de 2008, Israël a réussi à garder une croissance aux alentours de 1,1 % alors que les États-Unis, l'Union Européenne et l'OCDE en général affichaient des croissances négatives. Bien que la consommation des israéliens eût légèrement augmenté, les investissements et les exportations s'étaient quant à eux effondrés avant de repartir l'année suivante, avec des taux supérieurs à l'année précédant la crise, 2007 ; les exportations de biens et services avaient alors augmenté de 13,5 %. Comme tous les autres pays occidentaux, Israël avait certes été touchée, mais bien moins violemment que des nations comme la France ou les États-Unis, gardant une création d'emplois assez importante ainsi qu'une consommation. vignette|Production de gaz naturel en Israël, 1980-2012

Années 2010

En 2010, Israël a officiellement rejoint l'OCDE au vu des progrès économiques et réformes réalisésRéformer l'enseignement et accroître l'emploi, deux enjeux clés pour la croissance économique d'Israël à long terme, document publié le 20 janvier 2010 sur le site de l'OCDE..

Israël dispose d'immenses ressources en gaz naturel, dont la découverte est récente et l'exploitation prévue à partir de 2013. Ces ressources sont de nature à transformer Israël en exportateur de gaz, ce qui aura probablement des conséquences très importantes sur son économieIsraël : un gisement géant de gaz naturel sur Le Figaro du 29 décembre 2010, d'après une dépêche de Reuters..

L'écart de rémunération entre hommes et femmes pour un temps plein est de 22 %, faisant d’Israël le quatrième pays le plus inégalitaire de l'OCDE en la matière.

Structure de l'économie Primaire Agriculture

2,8 % du du pays provient de l'activité agricole. Israël importe d'importantes quantités de céréales mais est totalement suffisant pour les autres produits agricoles. De nombreuses variétés d'agrumes (notamment oranges, pamplemousses et citrons) sont développés par les producteurs israéliens.

Matières premières vignette|Terminal pétrolier à Eilat vignette|Orangers au kibbutz Ein Hahoresh L'État d'Israël est relativement pauvre en ressources naturelles. Ainsi, l'État hébreu importe une bonne part de sa consommation énergétique (100 % de sa consommation pétrolière par exemple) et alimentaire. Le pays importe également de grandes quantités de diamants bruts (d'Afrique du Sud notamment) et d'autres produits industriels. Le pays commerce principalement avec l'Union européenne et les États-Unis. Mais l'Asie prend de plus en plus de poids dans la balance commerciale israélienne.

D'importantes quantités de gaz naturel ont été découvertes récemment au large des côtes israéliennes. L'exploitation du réservoir d'hydrocarbure appelé a commencé le .

Ressources naturelles

bois de construction potasse minerai de cuivre gaz naturel phosphate bromure de magnésium argile sable

Hormis ces quelques ressources, l'État d'Israël est relativement pauvre en ressources naturelles.

Secondaire thumb|350px|Complexe d'affaires de Ramat Gan, plateforme de l'industrie diamantaire.Les principaux secteurs de l'industrie israélienne sont : la métallurgie ; les équipements électroniques et bio-médicaux ; les produits alimentaires ; les produits chimiques ; les équipements de transport ; l'industrie israélienne du diamant est l'un des plus importants centres du monde dans la taille de diamants ; les équipements militaires électroniques .

Contrairement aux autres industries des pays occidentaux, la production industrielle israélienne a augmenté de 1,4 % en 2012, alors que la quasi-totalité des autres pays-membres de l'OCDE avaient une production en déclin, la perte moyenne de production étant alors à 2,9 %. Tertiaire

Le secteur des services est également bien représenté. Ce pays est une importante destination touristique, qu'il tente de développer par des actions ciblées de promotion touristique envers les professionnels internationaux du secteur.

Israël, « start-up nation » vignette|Hall d'une société high tech, Herzliya