Le boulevard des Capucines forme la limite entre les et de Paris.
Il fait partie de la chaîne des Grands Boulevards constituée, d'ouest en est, par les boulevards de la Madeleine, des Capucines, des Italiens, Montmartre, Poissonnière, Bonne-Nouvelle, Saint-Denis, Saint-Martin, du Temple, des Filles-du-Calvaire et Beaumarchais. Situation et accès Ce site est desservi par les lignes à la station de métro Opéra ainsi que par le (Gare d’Auber) et par les lignes à la station Madeleine.
Origine du nom
Le boulevard doit son nom actuel au couvent des Capucines dont les jardins longeaient le côté sud.
Historique Le boulevard a été créé après la suppression décidée en 1670 de l'enceinte de devenue obsolète, en avant du (« bastion Saint-Fiacre ») de ce rempart, à travers des jardins maraichers. Cette voie est ouverte par lettre patente de . vignette|redresse|gauche|Le boulevard des Capucines au début du . La rue Louis-le-Grand fut tracée en 1703 et les jardins du couvent des Capucines transféré de la rue Saint-Honoré au nord de la rue Neuve des Petits-Champs (actuelle rue des Capucines) se sont étendus dans l'espace entre le boulevard et le rempart et sur les terrains de l'ancienne fortification, soit approximativement l'emplacement de l'actuelle rue Daunou. Jusqu'à la Révolution française, elle s'appelle « rue Neuve-des-Capucines » avant d'être nommée boulevard. Pendant la Révolution française, c'est une partie du boulevard Cerutti.
La rue Basse-du-Rempart supprimée en 1858 pour l'aménagement du quartier de l'Opéra et intégrée au trottoir après comblement du fossé longeait le boulevard au nord (côté faubourgs).
Durant les Trois Glorieuses, la voie fut le théâtre d'affrontement entre les insurgés et la troupe.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire vignette|Le Pathé Palace. vignette|, emplacement des premières séances de cinématographe. vignette|Plaque commémorative au . vignette|. vignette|Journal des débats, Cette annonce publicitaire pour la photosculpture qui indique qu'Auguste Clésinger est directeur de ses ateliers de sculpture est paru dans le Journal des débats, , . Elle est aussi parue dans d'autres journaux, comme Le Tintamarre du 19 mai 1867.. Au , le Café Napolitain, célèbre par les écrivains, journalistes, et acteurs qui le fréquentèrent : Catulle Mendès, Jean Moréas, Armand Silvestre, Laurent Tailhade… : emplacement de l'ancien hôtel de Montmorency, qui fit place au théâtre du Vaudeville en 1869, puis au cinéma Paramount Opéra en 1927. Sa grande salle correspond aux fondations du grand salon de l'hôtel du , dont la façade en rotonde a été conservée. : emplacement du premier magasin Starbucks parisien, ancien magasin londonien puis agence de voyages et enfin café-restaurant américain depuis 2004. C'est le premier de la chaine à ouvrir ses portes à Paris intra-muros. : emplacement de l'atelier photographique de Pierre-Louis Pierson, associé plus tard aux frères Mayer, qui fut le photographe attitré de la comtesse de Castiglione. : emplacement en 1825 du Géorama où l'on voyait « le globe terrestre entier » de l'intérieur d'une sphère de de diamètre. : ancien siège parisien de la Gresham Life Assurance Limited. On peut d'ailleurs y voir deux macarons de part et d'autre de la porte en bois. Plus tard, Offenbach y habita en 1876 et y décéda en 1880. Plaque.Ancien cinéma Ciné-Radio-Cité, ouvert en 1937. Cinéma d'actualités, il compte une salle de . Il est rebaptisé Radio-Ciné-Opéra et s'oriente vers une programmation classique. En 1958, il devient le Festival ; la salle compte désormais . En 1972, il devient le Gaumont-Opéra ; il ferme en 1979Philippe Célérier, « Gaumont-Opéra (Paris ) », 2 octobre 2022.. : emplacement de l'atelier du photographe Adrien Tournachon ouvert en 1853. : le Grand-Hôtel, construit sur un ancien marais potager. : hôtel Scribe et emplacement du Grand Café où eurent lieu dans le Salon indien, en sous-sol, les premières projections publiques payantes du cinématographe d'Auguste et Louis Lumière, le « Connaissez-vous le cinéma ? », Le Monde hors-série jeux, 2011, .. On y expérimenta aussi les rayons X lumineux découverts par le docteur Wilhelm Röntgen. Le , à du matin, après avoir assisté au gala de l'Opéra avec le docteur Zadoc-Kahn, Henri de Rothschild est victime d'un attentat boulevard des Capucines, au niveau de la rue Édouard-VII. Le crémier Pierre Prudon, ruiné par l'Œuvre philanthropique du bon lait, tira plusieurs coups de revolver dont une atteint la hanche, mais le baron en réchappa.. Du au : emplacement du siège de L'Événement, journal fondé par Victor Hugo, ses deux fils et Auguste Vacquerie. Il parut de 1848 à 1851. : ancienne boutique de chaussures Charles JourdanNicolas Ungemuth, « Dani et les chics types », Le Figaro Magazine, semaine du 28 octobre 2016, .. : de 1905 à 1956, lieu d'habitation de Mistinguett. : ancien emplacement du musée Cognacq-Jay, installé en 1931. : ancienne Samaritaine de luxe (annexe de La Samaritaine), dont les façades et les toitures, l'escalier intérieur avec sa rampe et l'ascenseur (ensemble dû au maître de l'Art nouveau, Frantz Jourdain), sont inscrits. aux monuments historiques. Depuis 2021, un hôtel de luxe de l’enseigne américaine Kimpton, curieusement appelé le Kimpton Saint-Honoré, est installé à cette adressePhilippe Viguié-Desplaces, « Kimpton Saint-Honoré Paris, l’avis d’expert du Figaro », Le Figaro, 16 septembre 2021.. : emplacement en 1889 des « montagnes russes », remplacées en 1893 par la salle de spectacle de l'Olympia, célèbre music-hall fondé en 1888 par Joseph Oller et racheté en 1952 par Bruno Coquatrix. (anciennement) : domicile de Pélagie Sepiaha, née comtesse Potocka (1775-1846), qui fut peinte à plusieurs reprises par Élisabeth Vigée Le Brun, dans lequel la princesse polonaise, exilée à Paris, est décédée le . : ancien siège de la Ligue maritime et coloniale française. vignette|, où Nadar avait une succursale. thumb|Charette promenant les corps des victimes de la fusillade du boulevard des Capucines à travers Paris, dans la nuit du 23 au . : les frères Bisson y ont leur magasin sous l'enseigne sous l'enseigne « Dépôt général de photographie ». En 1867, siège de la succursale de la Société générale de photosculpture de France. Auguste Clésinger dirige les ateliers de sculpture de la société. À cette adresse aussi, atelier du photographe Gustave Le Gray et maison habitée par Nadar qui y crée la Société Générale de Photographie avec Hérald de Pages, auteur dramatique, l'un de ses huit actionnaires. En , un groupe de jeunes peintres, dont Renoir, Pissarro, Claude Monet et Sisley y firent la première exposition de leurs toiles. Celle de Claude Monet, Impression, soleil levant, devait donner à ces exposants le nom d'impressionnistes.. Durant l'été 1874, exposition Pompéi à Paris avec les maquettes en photosculptures des principaux monuments pompéiensArgus, chronique, La Semaine des familles, 1874, , .. 37 à 43 (impairs) et 22 et 24 rue des Capucines (précédemment rue Neuve-des-Capucines) : l'actuel immeuble d'angle (milieu du ) couvre en partie l'emplacement d'un ancien hôtel particulier connu sous divers noms. « hôtel Legendre Armini » construit en 1726 pour Legendre Armini directeur de la compagnie de Saint-Domingue et beau-frère d'Antoine Crozat. Saisi pour dettes, cet hôtel particulier est vendu en 1748 au gouverneur de Pondichéry et commandant général des établissements français de l'Inde, Joseph François Dupleix. Rebaptisé « hôtel Bertin ». « hôtel Bertin », acquis par le fermier général Reuilly qui le fait restaurer, l'embellit et lui attribue le nom qui suit. « hôtel de la Colonnade », habité par le général Napoléon Bonaparte du 13 vendémiaire an IV à son mariage avec Joséphine de Beauharnais en 1796. « hôtel Berthier » aussi dénommé « hôtel de Wagram » sous le Premier Empire, noms dues au maréchal Berthier, prince de Wagram qui l'acquiert en 1807. L'empereur d'Autriche François y loge en 1814-1815. En 1820, l'hôtel est vendu à l'ÉtatDate et fait inscrits sur le panneau pelle historique placé à proximité. « hôtel des Affaires étrangères » de 1816 à 1853Félix Lazare : Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments . Le ministère des Affaires étrangères auquel avait été affecté en 1795 l'hôtel de Gallifet, bien d'émigré, quitte ainsi sous la Seconde Restauration ce dernier lieu en vue de sa restitution aux héritiers du marquis de GallifetEmmanuel Pénicault, « Les lieux de la négociation : l'hôtel Gallifet », dans Yves Bruley et Thierry Lentz, Diplomaties au temps de Napoléon, CNRS Éditions, Paris, 2014..C'est en sortant du ministère que l'homme de lettres Stendhal (1783-1842), consul de France pour l'ensemble des États pontificaux de 1831 à 1842, est frappé de l'attaque d'apoplexie qui devait l'emporter quelques heures plus tard, le .À cette hauteur du boulevard, le , un bataillon du d'infanterie de ligne barre la voie pour protéger le chef du gouvernement François Guizot qui réside alors au ministère. Vers 22 h 30, des manifestants essaient de rompre le barrage. La troupe tire, faisant 35 morts et 50 blessés. La foule charge les cadavres dans un tombereau et appelle Paris aux armes. C'est l'évènement déclencheur de la Révolution de 1848, qui met fin au règne de Louis-Philippe le lendemainParis pittoresque, , Le Crapouillot (dans la numérotation de la première série d'après-guerre), juillet 1962, . et amène la Deuxième République. Théodore Muret (1808-1866), auteur, historien et journaliste légitimiste est témoin direct de cet évènement tragique et en laissera un récitThéodore Muret, Souvenirs et causeries d'un journaliste, , Garnier frères, Paris, 1862 (en ligne), .. : un restaurant Bouillon Duval s'y trouvait dans la deuxième moitié du Karl Baedeker, Paris et ses environs : manuel du voyageur, Baedeker, 1900 ..Entre 1866 et 1867, Jules Talrich exploite un musée de cire à cette adresseHistoire des musées de cire à Paris..
Le boulevard des Capucines dans les arts Peinture Paris, boulevard des Capucines en 1809, tableau de Léon Mathieu Cochereau, musée des Beaux-Arts de Chartres. Boulevard des Capucines, tableau de Constantin Korovine (1911), galerie Tretiakov, MoscouFrançois Ravelle, Paris impressionniste. 100 tableaux de légende, Paris, Éditions Parigramme, 2016, , .. Carnaval Boulevard des Capucines, tableau de Claude Monet (1873).
Littérature Boulevard des Capucines, roman de Jean-Michel Maulpoix paru en 2006Présentation du livre, www.maulpoix.net..
Chanson Boulevard des Capucines, chanson d'Étienne Daho parue en 2007 sur l'album L'Invitation. Le texte de cette chanson est une lettre que le chanteur reçut de son père ; ce dernier lui demandait de lui pardonner d'avoir abandonné sa famille. Dalida fait référence au boulevard des Capucines dans sa chanson intitulée Bravo, sortie en 1983 dans l'album Les P'tits Mots.
Notes et références
Pour approfondir
Bibliographie . Napoléon Chaix, Paris guide, 1807, Librairie internationale. Alexandra Delrue : Balade parisienne: 2e arrondissement page 13 à 29 Félix Lazare : Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments
Articles connexes Liste des voies du de Paris Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
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