La rue Caulaincourt est une rue du arrondissement de Paris. Elle a la singularité d'enjamber le cimetière de Montmartre via le pont Caulaincourt.
Situation et accès Ce site est desservi par les stations de métro Lamarck - Caulaincourt et Place de Clichy.
Origine du nom vignette|redresse|gauche|Armand de Caulaincourt. Elle porte le nom du général Armand de Caulaincourt (1773-1827), défenseur du quartier en 1814.
Historique Cette rue, ouverte par décret du , a reçu son nom actuel par décret du .
Allant de la rue Joseph-de-Maistre au boulevard de Clichy, elle franchit un angle du cimetière de Montmartre sur un viaduc, le pont Caulaincourt inauguré le .
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : emplacement de l’Hippodrome de Montmartre puis du Gaumont-Palace, aujourd'hui disparus. Avec ses , le Gaumont-Palace était le plus grand cinéma du monde jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale. Il restera le plus grand d’Europe jusqu’à sa destruction en 1973. : ici se trouvait une bijouterie qui servait également de galerie d'art, L’Acropole, qui fut référencée par le musée Galliera ainsi que par La Revue des beaux-arts (1906). Une exposition sur des œuvres de Léon Leyritz, connu pour son amitié avec Maurice Ravel, s'y est tenue en 1924. : gigantesque fresque murale initiée par ONU Femmes et ayant pour objectif de sensibiliser et d’unir une nouvelle génération de défenseurs de l’égalité des genres. La fresque murale donnera le coup d’envoi au Forum Génération Égalité français. Ce projet fait partie d’une série de trois fresques murales réalisées à l’occasion du Forum Génération Égalité dans trois grandes villes de la planète, à Mexico, Paris et New-York, par des artistes femmes de renommée internationale. Celle-ci a été réalisée par Lula Goce : l’artiste espagnole y mêle des représentations photoréalistes de personnes — souvent des sujets enfants ou adolescents — à des éléments de la nature ou à des paysages fantastiques. Commencée le , la fresque a été inaugurée sept jours plus tard en présence d'élus parisiens. : pittoresque baraque, vestige de ce qu'étaient les rues de la Butte avec ses maisonnettes de planches, dont il ne reste quasiment plus rien. Immeuble d’Albert Sélonier (1895, plus ancienne exécution subsistante). : le dessinateur humoristique Raoul Guérin (1890-1984), créateur du personnage de Toto Guérin qui lui valut d'être ainsi surnommé, y vécut. : groupe scolaire privé catholique sous contrat avec l'État Saint-Jean-de-Montmartre. L'établissement est construit à partir de 1876 par les Filles de la charité de saint Vincent de Paul. Comptant en 1913, il accueille, à la suite des lois de laïcisation, un foyer de jeunes filles, une école professionnelle et un syndicat. En 1941, l'école primaire catholique rouvre, à laquelle s'ajoute une école technique en 1950. En 1966, des travaux étendent l'établissement jusqu'à la rue Damrémont. La mixité s'installe à partir de 1975. Les sœurs finissent ensuite par quitter Saint-Jean-de-Montmartre« Histoire », stjeandemontmartre.com, consulté le 16 février 2026.. : emplacement de l'ancien moulin de la Fontaine-Saint-Denis, élevé en 1723 et détruit, probablement, à la suite d’un effondrement d’une carrière sous-jacente, pages 126-127.. vignette|Boulangerie au 48. : boulangerie classée aux monuments historiques et qui inspira la série d’animation Miraculous : Les Aventures de Ladybug et Chat NoirDamien Mercereau, « Thomas Astruc : «Avec Miraculous, nous savons où nous voulons aller» », tvmag.lefigaro.fr, 2 novembre 2017.. : immeuble construit par Pierre Humbert, où habita Théophile Alexandre Steinlen. : domicile du peintre Abel Bertram (1871-1954), déjà dans les lieux en 1904, qu'il quitta avant 1908André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, Paris, Éditions A. Roussard, 1999, .. : domicile de Suzanne Denglos-Fau (1922-2002) 2013 DU 316 Dénomination d’une emprise “ place Suzanne Denglos-Fau ” (18e). : emplacement du café-concert La Gaieté-Caulaincourt. : Jacques Villon (1875-1963), peintre et graveur, y vécut Jean-Paul Crespelle, Montmartre vivant, Hachette, 1964.. : immeuble où le peintre Auguste Renoir habita vers 1902-1903. Également domicile du peintre, dessinateur et lithographe suisse Théophile Alexandre Steinlen à la même époqueBottin, 1905. ; c'est également là qu'il mourut le . Le couple d'artistes peintres Jules Pascin et Hermine David habita aussi à la même adresse dans les années 1920.. Atelier du sculpteur Albin de Possesse. : emplacement de l'atelier, vers 1910, de Charles Léandre, dessinateur et peintre. : le peintre Georges Kars (1882-1945) y installa son atelier en 1933André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, Paris, Éditions A. Roussard, 1999, .. On y trouve par ailleurs le bistrot Au Rêve. : emplacement du Cabaret des Arts, vers 1909. , rue Pierre-Dac et rue Lamarck : dans l’îlot formé par ces rues actuelles, étaient situés des thermes romains. Des ruines sont signalées depuis le début du . Après plusieurs arasements, les ultimes vestiges sont repérés par Théodore Vacquer. Longtemps considérés comme les ruines d’une Villa , elles sont, aujourd’hui, identifiées comme des thermes participant du site cultuel païen de Montmartre. Ils sont désignés : « thermes de la fontaine du But », pages 109-110.. : le peintre Roland Oudot (1897-1981) y vécut.
: Felician Myrbach y avait un appartement qui fut mis sous séquestre. Maurice Asselin, artiste peintre, y résida également.
Notes et références
Annexes Articles connexes Cimetière de Montmartre
Bibliographie Napoléon Chaix, Paris guide, 1807, Librairie internationale. .
Liens externes « De l'hippodrome au Castorama et l'hôtel Ibis en passant par le Gaumont-Palace », lartnouveau.com.
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